En Inde, des bornes numériques pour enregistrer les plaintes pour agression sexuelle

Gadgets ou d’une réelle efficacité ces bornes proposées par la police dont les agissements ne sont pas tout le temps exemplaires ? Un outil de plus peut être, seulement cela retire le caractère humain de nommer la victime et je doute que cela permette de retrouver plus facilement le violeur. Bornes dans les banques, applications smartphones, bombes au poivre, cours de self-defense… Ce sont encore les femmes qui doivent se protéger des violeurs. Et non les hommes invités à changer leurs comportements.

Pourquoi ne pas investir plutôt dans un réel programme éducatif, des campagnes… qui diraient, « on ne viole pas » ? 

e Home Minister (équivalent du ministre de l'Intérieur) indien teste la borne iClik avec son créateur, le 29 novembre 2014, photo issue du compte Twitter @HMO

e Home Minister (équivalent du ministre de l’Intérieur) indien teste la borne iClik avec son créateur, le 29 novembre 2014, photo issue du compte Twitter @HMO

slate.fr, 14.01.2015

Un des problèmes avec la lutte contre les violences sexuelles en Inde, c’est qu’il arrive souvent que la police accuse les victimes au lieu de les aider. En 2011, par exemple, le chef de la police de l’Etat d’Andhra Pradesh avait dit que l’augmentation des viols était liée aux robes portées par les femmes et que la police ne pouvait donc pas faire grand-chose. Quant aux femmes qui dénoncent leurs violeurs, elles risquent souvent d’être menacées ou tuées par leurs agresseurs.

Pour faciliter les plaintes, le site City Lab rapporte qu’un policier a eu l’idée de créer une borne numérique qui permet aux femmes de porter plainte anonymement en quelques clics.

Depuis plusieurs mois, dans la ville de Bhubaneswar, la borne iClick est placée dans une banque à côté des distributeurs de billets. Si le test est concluant, elle pourrait ensuite être installée dans de nombreuses autres villes du pays. La machine iClick permet de déposer plainte aussi bien en parlant qu’en utilisant le clavier interactif. Les informations sont ensuite automatiquement envoyées à la police locale.

Pour son inventeur, Joydeep Navak, l’outil permettra de «révolutionner la façon dont nous interagissons avec la police». Mais même si la machine facilite le dépôt de plainte, il faudra ensuite que la police enquête efficacement, ce qui n’est actuellement pas toujours le cas en matière de viol. La semaine dernière, le gouvernement indien a d’ailleurs proposé la création d’unités de police spécialisées dans les crimes contre les femmes.

En attendant ces nouvelles unités, la police indienne tente de se reposer sur les nouvelles technologies : ce mois-ci, les forces de l’ordre de New Delhi ont lancé une application qui permettra aux femmes d’alerter facilement la police.

Pour télécharger l’appli Himmat, les utilisateurs devront s’enregistrer auprès de la police. Une fois cette démarche effectuée, il suffira à l’utilisatrice de secouer son téléphone (ou d’appuyer sur un bouton) pour que la police soit directement contactée. Une fois que le mode urgence est déclenché, le téléphone enregistre, filme et envoie ces données directement au commissariat. La police compte aussi sur des mesures plus traditionnelles, comme la distribution gratuite de spray anti-agression (au poivre) et les cours de self-défense.

LIRE : Le nombre de viols – enregistrés – a augmenté d’un tiers en 2014 à New Delhi

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s