L’activiste libyenne Intissar Hassairi retrouvée assassinée

Le corps de la militante et activiste libyenne Intissar Hassaïri, a été découvert criblé de balles dans le coffre de saIntissar-Hassairi voiture, exécutée à Tripoli par balles, ce mardi 24 février. Intissar Hassairi était membre fondateur du mouvement « Tanouir » (programme d’ateliers culturels mis en place pour les enfants défavorisés).

Un crime sexiste sans doute, puisque Intissar Hassaïri n’est pas la première militante activiste assassinée (dans des circonstances similaires) pour ses activités.

Mais il s’agit aussi d’un crime politique. Là encore, refuser de se soumettre à la volonté des islamistes et user de son bon droit, à la liberté d’expression et d’agir, est signer son arrêt de mort. 

Jamais nous ne nous tairons. Que la terreur change de camp !

 Intissar-Hassairi-2kapitalis.com, 24/02/2015

Quand sa famille a perdu tout contact avec elle, hier, la victime était accompagnée de sa tante, assassinée aussi. Intissar Hassaïri, militante activiste et anti-islamiste, a cofondé le mouvement Tanwir (Lumières), avec Mahmoud Jibril, l’ancien Premier ministre libyen.

Sur sa page Facebook, elle a vivement condamné les 3 attentats aux voitures piégées à Al-Qobba dans l’est libyen, le 20 février 2015, qui a fait 45 morts et près d’une centaine de blessés.

Cet attentat a été perpétré par l’Etat islamique (Daêsh) en Libye en réaction au bombardement égyptien de la ville de Derna, bastion des jihadistes, suite à l’exécution de 21 ressortissants égyptiens de confession copte.

La victime n’est pas la première femme assassinée en Libye pour ses positions politiques.

Le 17 février 2015, un sniper a abattu Zeyneb Abdelkarim, épouse de l’ancien directeur de la sécurité à Benghazi (lui aussi assassiné), qui était à bord de sa voiture avec ses enfants. Elle est décédée 3 jours après à l’hôpital.

Le 21 novembre 2014, Sara Dib (23 ans) a été assassinée par balles alors qu’elle prenait le volant de sa voiture garée devant son domicile à la Cité Al-Andalous à Tripoli.

Le 25 juillet 2014, la militante des droits de l’homme Salwa Boukaakiî a été tuée à son domicile à Benghazi.

Le 17 juillet 2014, Fariha Barkaoui, membre démissionnaire du parti Congrès national (proche de la coalition des milices Fajr Libya contrôlant la région de Tripoli) a été exécutée par balles alors qu’elle conduisait sa voiture à Derna.

Le 29 mai 2014, la journaliste Nassib Miloud Korfana a été égorgée chez elle dans la ville de Sebha, à a lisière du Sahara libyen.

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