Une seconde pilule du lendemain vendue sans ordonnance

Information importante pour toutes.

Une nouvelle avancée en faveur de la contraception féminine. Mais toujours rien en faveur de la contraception masculine (ni info, ni prescriptions). La maîtrise de la sexualité reste une affaire de femmes.

Donc, pour les femmes qui se retrouvent exposées à une grossesse non désirée après un oubli de pilule, un problème de préservatif, un rapport non protégé ou un viol (dans la mesure où nous pouvons être réactives dans un moment pareil..), la pilule du lendemain (ou sur-lendemain) ellaOne est désormais disponible sans ordonnance dans toutes les pharmacies des 27 pays de l’Union. Ceci dit, elle n’est gratuite que pour les mineures, sinon elle coûte une vingtaine d’euros. Faut pas rêver, les firmes pharmaceutiques ne font toujours pas de cadeaux.

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d’après aufeminin.com et viva.presse.fr, 20-04-2015

Après Norlevo, c’est une deuxième contraception d’urgence qui vient d’être mise en vente par le laboratoire HRA Pharma dans plus de 60 pays. Depuis vendredi dernier, EllaOne est disponible dans les pharmacies et en libre-service, ce qui signifie qu’elle est vendue sans ordonnance. Celle-ci peut être prise cinq jours après le rapport sexuel, contre trois pour la précédente. Elle divise le risque de grossesse par six alors que Norvelo, également en vente libre et gratuite pour les mineures depuis 1999, le réduit par 2.

Un rapport mal protégé, sans protection, l’oubli de la pilule et l’angoisse d’une grossesse non programmée surgit. De nombreuses femmes se tournent alors vers un contraceptif d’urgence. Elles avaient le choix entre le Norlevo (sans ordonnance) et l’ellaOne. L’accès à ce dernier contraceptif requérait précédemment la prescription d’un médecin or l’ingestion doit être la plus rapide possible.

Créée en 2009, ce second contraceptif d’urgence est apparu en renfort de son grand frère le Norlévo (produite par le même laboratoire). Le Norlevo doit être ingéré dans les 24 heures suivant un rapport non/mal protégé pour être efficace.

L’ellaOne en revanche peut être prise jusque 120 heures après le rapport pour une efficience maximale.

Pour parfaire cette libre commercialisation, le laboratoire a également annoncé une baisse du prix d’ellaOne, de 23,59 € à 19,70 €. Elle reste cependant plus chère que son ainé qui coûte 6,63 €.

Les contraceptifs d’urgences oraux sont donc librement disponibles à l’achat sans ordonnance pour les femmes et gratuites pour les mineures.

Des efforts doivent cependant être faits en matière d’information du public concerné.

Selon l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé qui se base sur l’année 2010, chez les femmes âgées de 18 à 24 ans la dernière grossesse n’était pas désirée dans 48% des cas. Signe que la contraception d’urgence n’est pas encore assez connue et que les personnes concernées ne savent pas toujours quels sont les recours qui sont mis à leur disposition ainsi que leurs modes d’utilisation.

En effet selon une étude menée par Harris Interactive (1), 65% des françaises se disent mal informés concernant les contraceptifs d’urgence.

Pour parfaire à ce problème, le groupe pharmaceutique prévoit une campagne de sensibilisation pour inciter à l’usage de contraceptifs. Au travers de différents outils tels qu’un jeu « Nuit chaude et douche froide », une appli pour Smartphone intitulée «Capote riposte» et enfin un site web  www.etsicamarrivait.fr.

A ce jour une grossesse sur trois n’est pas désirée en France.

24% des femmes de 15 à 49 ans ont déclaré avoir utilisé une pilule du lendemain au moins une fois dans leur vie.

L’ellaOne disponible sans ordonnance pourrait bien faire baisser ce chiffre. 

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(1) Sondage Harris Interactive

pourquoidocteur.fr, 18.04.2015

Un sondage réalisé par Harris Interactive, montre qu’une grande majorité des Françaises connaît la contraception d’urgence. Pourtant, elles estiment être mal informées. 

Un préservatif qui craque, une pilule oubliée ou pas de contraception, après un rapport sexuel non ou mal protégé, le risque de grossesse est là. Jusqu’ à 5 jours après ce rapport, il est possible d’avoir recours à la contraception d’urgence. Pourtant, les Françaises s’estiment mal informées à ce sujet, comme le révèle un sondage Harris Interactive, publié ce vendredi et réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 femmes, âgée de 15 à 50 ans.

Un mode d’action mal compris

Malgré les campagnes d’information et de sensibilisation, le sondage révèle que même si une très grande majorité de femmes a déjà entendu parler de la contraception d’urgence (94 %), plus de la moitié d’entre elles s’estiment mal informées. Ainsi 7 femmes sur 10 ont des doutes sur le délai dans lequel doit être pris la pilule, et autant estiment avoir besoin de plus d’information sur l’efficacité de cette pilule.

Le mode d’action de la pilule du lendemain reste obscure pour 78 % des Françaises qui pensent qu’elle empêche l’implantation de l’œuf fécondé dans l’utérus. Près de la moitié pense que la contraception d’urgence équivaut à une interruption de grossesse, alors que

« la contraception d’urgence ne provoque pas l’interruption d’une grossesse. Elle est inefficace une fois que l’œuf fécondé s’est fixé dans l’utérus et que la nidation a commencé »,

comme le rappelle le site ameli-sante.fr. En réalité la contraception d’urgence agit en bloquant ou en retardant l’ovulation. 

L’enquête, publiée ce vendredi, démontre que 63 % des femmes interrogées se tournent d’avantage vers leur gynécologue et leur pharmacien pour obtenir des informations. Le médecin généraliste n’est consulté que par la moitié des femmes. Le sondage montre également que 40 % des 15-24 ans se tournent vers Internet (sites, forums, réseaux sociaux) pour chercher des informations.

Il existe actuellement sur le marché deux contraceptifs d’urgence. Le premier  le levonogestrel (Norvelo et génériques), est en vente libre dans les pharmacies. Il doit être utilisé dans les 3 jours après le rapport sexuel.
Le second, l’acétate d’ulipristal (EllaOne), qui était jusqu’à aujourd’hui vendu sur prescription, est efficace jusque 5 jours après le rapport non protégé. La Commission européenne avait décidé en janvier dernier de rendre cette molécule accessible sans ordonnance. Son prix a été fixé à 19,70 euros contre 7 euros pour le levonogestrel.

Une contraception d’exception

Depuis la loi du 13 décembre 2000 relative à la contraception d’urgence, les mineures peuvent se faire délivrer la pilule du lendemain en pharmacie, sans le consentement des parents. Les infirmières scolaires peuvent elles aussi la délivrer, tout en accompagnant psychologiquement et médicalement les élèves.

Il faut toutefois rappeler que la pilule du lendemain est une contraception d’exception. Elle ne doit pas être un moyen régulier de se protéger.

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