Côte d’Ivoire – 7 exciseuses arrêtées

7 exciseuses ont été arrêtées à Mankono en Côte d’Ivoire, suite à des tentatives d’excision sur une vingtaine de jeunes filles. L’une d’entre elle est hospitalisée. Ces femmes risquent de 1 à 5 an de prison. Les autres se sont enfuies, preuve qu’elles ont bien compris que cette « tradition » patriarcale est un délit puisqu’interdite en Côte d’Ivoire (notamment).

Chaque année, des millions de filles subissent encore cette pratique barbare : des hémorragies, des problèmes d’incontinence, des douleurs pendant les rapports sexuels, des démangeaisons… en découlent et bien sûr, il y a aussi celles qui en meurent

Lutter contre l’excision, c’est aussi permettre aux jeunes filles de poursuivre leurs études en évitant les mariages précoces et grossesses qui en découlent et d’avoir une sexualité féminine normale.

Mais il y a de l’espoir. Des consciences entendent raison en Afrique et s’ouvrent en faveur du droit des femmes de disposer de leur corps, comme dans ces villages de Guinée.

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iciabidjan.com, 23/08/2015

Mankono- Sept femmes dont l’âge varie entre 30 et 80 ans ont été mises aux arrêts à Konifla, village du département de Kounahiri (Nord-ouest), “en flagrant délit” de mutilation génitale sur des jeunes filles, a constaté l’AIP.

Ces présumées exciseuses, toutes de nationalité ivoirienne, ont été appréhendées lors d’une cérémonie de réjouissance consacrée à l’excision de plusieurs filles de 13 à 22 ans, regroupant une soixantaine de femmes, vendredi en pleine forêt à Konifla aux environs de 10 H.
Les brigades de gendarmerie de Kounahiri et de Mankono qui ont été informées à temps par la direction du centre social de Kounanhiri, ont dépêché certains de leurs éléments sur les lieux, où ces derniers ont pu mettre le grappin sur sept suspectes.

Plusieurs autres présumées exciseuses ont réussi à prendre la fuite, selon l’adjudant Assi Eloi qui a dirigé cette opération.

L’une des victimes de cette cérémonie d’excision, une jeune fille de 20 ans, a été évacuée au centre de santé de Kounahiri, où elle subit des soins. « Elle saignait abondamment au moment où nous arrivions. Elle est actuellement au centre de santé de Kounahiri où une sage-femme l’a accueillie. Sa vie n’est donc pas en danger », a fait savoir l’ adjudant Assi.

Mais les suspectes, qui étaient encore en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Mankono, dimanche à la mi-journée, ont défendu ne pas être des exciseuses, affirmant que “l’exciseuse titulaire a réussi à prendre la fuite”.

Néanmoins, elles ont reconnu qu’une cinquantaine de jeunes filles attendaient de subir une mutilation génitale.

La mutilation génitale est interdite en Côte d’Ivoire, et ses auteurs peuvent être punis par des peines d’emprisonnement.

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