Indonésie : fouettées en public pour des relations sexuelles hors-mariage

Dans la province d’Aceh, en Indonésie, la foule est venue assister au lynchage de plusieurs femmes accusées d’avoir eu des relations sexuelles hors-mariage. Visiblement, l’application de la charia dans cette province indonésienne attire les foules. Sans spectateurs, les violences punitives en public, auraient beaucoup moins d’impact. Là encore, des scènes qui montrent que l’éducation est primordiale dans la lutte contre les lois barbares imposées par ces fanatiques religieux.

Plusieurs femmes ont été fouettées face à la foule à l'aide d'un bâton. Une pratique répandue dans la province.  [CHAIDEER MAHYUDDIN / AFP]

Plusieurs femmes ont été fouettées face à la foule à l’aide d’un bâton. Une pratique répandue dans la province.
[CHAIDEER MAHYUDDIN / AFP]

directmatin.fr,  19 Septembre 2015

Devant la mosquée de Banda Aceh, les victimes, vêtues de blanc, attendent leur tour. Quelques minutes plus tard, elles montent sur une estrade, se mettent à genoux puis sont frappées à coups de bâton derrière le dos. La raison ? Ne pas avoir respecté la charia. En Indonésie, Aceh est ainsi la seule province où de telles lois sont autorisées et pratiquées.

Car si la majorité de la population indonésienne pratique un islam modéré, cette province a commencé à instaurer des lois inspirées de la charia dès 2001. L’alcool, le jeu, les relations homosexuelles et même les démonstrations d’affection en dehors du mariage y sont interdits. Quiconque transgresserait ces règles serait molesté en public.

Des punitions répandues

Habituellement, les hommes sont davantage concernés par ces châtiments que les femmes rappelle le Daily Mail, qui dévoile cette affaire. Le site anglais explique en outre que ces punitions sont relativement communes dans la province.

Ainsi, en juin dernier, trois couples avaient été fouettés en public après avoir passé du temps ensemble alors qu’ils n’étaient pas mariés. A cette occasion, une foule d’un millier de personnes était venue assister au lynchage, hurlant sur les six jeunes gens âgés entre 18 et 23 ans, et frappés à de multiples reprises à l’aide de cannes.

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