De nouveaux témoignages accablants sur les maltraitances gynécologiques

Il y a pratiquement un an, le hashtag #PayeTonUtérus faisait le tour des réseaux sociaux pour dénoncer les pratiques de certains médecins gynécologues. Aujourd’hui, les mentalités n’ont pas évoluées puisque des témoignages sur la maltraitance gynécologique affluent toujours :

« Votre col de l’utérus doit être parfait pour la levrette. »

« Un bisou sur un sein » pendant l’examen :  «Vous avez une des plus belles poitrines de ma clientèle».

« Ne plus aller chez le gynéco du tout », traumatisée par « des consultations violentes. »

« Touchers sans consentement sur patientes endormies. »

Capture d'écran de la video BBC.

Capture d’écran de la video BBC.

slate.fr, 3/10/2015

La polémique sur les touchers intimes sans consentement refait surface, cette fois à la suite d’une émission de France culture qui a collecté de nombreux témoignages et d’une vidéo de la BBC qui revient sur l’origine de cette affaire.

Gestes rudes, absence de consentement, paternalisme

L’émission de France culture «Collection Témoignages : Maltraitance gynécologique» revient sur des problèmes dénoncés par de nombreux internautes, avec les hashtags sur Twitter «#TVsousAG», «#PayeTonUterus» ou «#JeNaipasConsenti». «Au CHU de Nantes, mon gynéco m’a dit une fois : « Votre col de l’utérus doit être parfait pour la levrette »», raconte Léa à la radio.

Une autre personne se souvient comment son gynecologue lui a fait «un bisou sur un sein» pendant l’examen, en lui déclarant :  «Vous avez une des plus belles poitrines de ma clientèle». Une autre encore explique avoir choisi de «ne plus aller chez le gyneco du tout», traumatisée par «des consultations violentes au début de la vingtaine».

La BBC est partie quant à elle à la recherche du couple à l’origine de la polémique sur les touchers sans consentement en février 2015. Une patiente nommée Elise raconte dans ce document le choc psychologique lorsqu’une gynécologue lui a pratiqué un frottis sans douceur et sans la prévenir, lui faisant mal et la laissant en pleurs à la sortie de son rendez-vous. Elle et son mari ont ensuite commencé des recherches sur Internet et sont tombés sur des documents de l’université de Lyon, mentionnant des exercices sur des patients endormis, sans jamais préciser qu’il fallait recevoir leur consentement au préalable. Un tweet qui a déclenché «un débat national» qui est encore loin d’être terminé.

«Il y a décidément une incompréhension, car nous ne disons pas que les gynéco sont des pervers qui s’excitent en tripatouillant des vagins toute la journée. Non, vraiment pas. Nous disons juste qu’en tant que patientes nous aimerions pouvoir être respectées et informées, et ne pas juste être envisagées comme des utérus sur pattes», commente la blogueuse Ovidie sur Métronews.

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