« Impardonnable », le court-métrage qui bouscule les clichés sur les violences conjugales

Inspiré de « lettres d’amour » d’hommes violents, « Impardonnable » est un court-métrage qui fait voler en éclats les clichés que l’on peut avoir sur les violences conjugales : non ça n’arrive pas qu’aux personnes à problèmes, à cause de l’alcool ou dans les milieux défavorisés.

Peut être que certains comprendront pourquoi les femmes victimes de violences ont du mal à quitter cet enfer, comment on peut se faire manipuler entre la réalité et les mots « d’amour » de l’autre, entre l’illusion à laquelle on se rattache pour ne pas avoir à affronter l’horreur : celle d’avoir vécu avec un dingue..

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aufeminin.com, 14 octobre 2015

Aussi beau que glaçant : voilà comment décrire ce court-métrage sur les violences conjugales baptisé Impardonnable. Réalisé par Nicolas Doretti, il met en scène Sarah de Girval et Emmanuel Karsen dans le rôle de ce couple qui semble bien sous tous rapports. Mais l’histoire est tout autre comme on le découvre au fil des flashbacks des temps forts de leur amour. « Mon amour, je sais que tu vas me pardonner. Tu l’as toujours fait. C’est comme ça qu’on fonctionne toi et moi, qu’on a toujours fonctionné« , entend-on une voix d’homme dire au début tandis qu’une jeune femme se réveille tranquillement et voit une lettre laissée sur la table de nuit.

On se dit d’abord que ce pardon demandé a peut-être à voir avec une histoire d’infidélité. Mais la réalité est tout autre. Aux sourires, aux caresses, aux rires finissent par succéder les larmes et les traces de coups sur le visage et le corps de cette jolie brune dont le regard pétillant au départ devient angoissé, craintif, tandis que l’homme évoque « quelques erreurs » qui ne doivent pas pour autant les séparer.

Sans titre

Inspiré d’un recueil de lettres d’excuses de maris violents récidivistes publié par l’ONG Viva Mujer il y a quelques mois au Pérou, cette vidéo nous montre que même derrière les belles histoires d’amour il peut y avoir de la violence. N’importe qui peut être victime de violences conjugales. « Très touchés, nous avons voulu mettre en image une scène similaire afin de sensibiliser sur ce sujet grave. Dans ce film, sous une forme épistolaire donc, un homme tente de se faire ‘pardonner’ ce qui pour lui ne sont que des erreurs », a expliqué Nicolas Doretti à propos de ce projet.

Rappelons que, selon les chiffres du ministère des Droits des femmes, on estime que 216 000 femmes sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint chaque année en France. Seules 16 % des victimes vont porter plainte. En 2014, 134 femmes sont décédées sous les coups de leur partenaire.

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