20 livres pour contrer le sexisme

Publié le 7 novembre 2015, Laura Boudou pour Elle.fr

Une BD, une autobiographie, ou un essai philosophique. Avec humour ou en dessin, les auteurs ont ici comme point commun de s’engager contre le sexisme. Une sélection non exhaustive de 20 lectures féministes pour réfléchir autrement.

1

Yatuu – « Pas mon genre ! » (Marabulles) De quoi ça parle ? Dans sa BD, Yatuu met en scène « une fille qui n’a pas l’impression d’en être une ». Elle n’aime pas le maquillage et préfère les jeux vidéo à une séance de shopping. Par ailleurs, le mariage et les enfants ne la font pas du tout rêver. Et alors ? C’est pour qui ? Les fans de BD qui ont envie de rire des clichés sur le genre.

2

Collectif Osez le féminisme – « Vie de Meufs : le sexisme ordinaire illustré » (JBZ et cie) De quoi ça parle ? Avec humour, « Vie de meufs » donne la parole aux femmes confrontées au sexisme au quotidien. Remarques dégradantes, gestes déplacés, blagues salaces : toutes ces situations intolérables sont compilées dans le livre. C’est pour qui ? Celles et ceux qui veulent comprendre ce qu’est le sexisme ordinaire de manière ludique, à travers des témoignages, des conseils ou des quiz.

3

Thomas Mathieu – Les Crocodiles (Le Lombard) De quoi ça parle ? Dans ce livre, les hommes harceleurs de rue et machistes sont des crocodiles verts évoluant dans un monde en noir et blanc. Chaque planche met en scène des témoignages de femmes liés au sexisme ordinaire. C’est pour qui ? Celles et ceux qui cherchent à clouer le bec aux harceleurs.

4

Lena Dunham ­ Pas ce genre de fille (Pocket) De quoi ça parle ? Dans cette autobiographie, Lena Dunham, la créatrice de la série culte « Girls », raconte comment elle s’est construite. De la découverte de son corps à ses aventures amoureuses, elle est devenue une féministe pleinement assumée et un modèle pour des milliers de femmes de sa génération. C’est pour qui ? Pour celles et ceux veulent lire une histoire sans pudeur, à la fois drôle et touchante.

5

Elizabeth Coquart – La Frondeuse (Payot) De quoi ça parle ? Cette biographie de Marguerite Durand, figure du féminisme, raconte comment elle s’est battue pour son indépendance à l’ère de la Troisième République. En France, elle a été la première patronne de presse dès 1897 en créant « La Fronde », un journal rédigé par et pour les femmes. C’est pour qui ? Celles et ceux qui souhaitent s’inspirer d’une personnalité forte, qui a fait bouger les lignes de son époque.

6

Sylvie Deshors – Coup de talon (Talents Hauts) De quoi ça parle ? Un soir, dans le métro, la jeune Laure est agressée par une bande d’adolescents. Elle garde ce terrible événement secret et n’est plus que l’ombre d’elle­même… avant de rebondir et de se réapproprier sa vie. C’est pour qui ? A offrir aux ados, pour ouvrir le dialogue et briser le silence autour des agressions sexuelles.

7

Nathalie Leray et Christine Circosta – La Liste de Noël (Talents Hauts) De quoi ça parle ? A chaque Noël, c’est pareil : Paul et Agathe sont frustrés. Elle qui rêvait d’un mini­laboratoire scientifique a reçu un coffret de maquillage alors que Paul a hérité d’un transforeur galactique au lieu d’un karaoké… Ils finissent par prendre une décision : échanger leurs listes de Noël ! C’est pour qui ? Les parents qui veulent apprendre à leurs enfants que les jouets n’ont pas de sexe… Ou l’inverse !

8

Charlotte Zolotow – La Poupée d’Auguste (Talents Hauts) De quoi ça parle ? Le petit Auguste voudrait une poupée, ce qui lui vaut d’être moqué par ses camarades et son frère. Forcé de jouer avec des jeux qui ne lui plaisent pas, il va trouver du réconfort auprès de sa grand­mère. C’est pour qui ? Une bonne idée cadeau pour les enfants qui aiment autant les Barbie que les Action Men.

9

Fleur Camerman – Fille ou garçon ? (Alice Jeunesse) De quoi ça parle ? « Comment distinguer une fille d’un garçon ? », s’interroge un éléphanteau. Porteraient­elles toutes des robes et joueraient­elles toutes à la poupée ? Il semblerait que ce ne soit pas si simple ! C’est pour qui ? Celles et ceux qui veulent aborder la question du genre avec les enfants dès 3 ans, grâce à un album plein d’humour.

10

Rémi Courgeon – Brindille (Milan) De quoi ça parle ? A la maison, Brindille n’a pas beaucoup de considération. Face à ses frères qui usent de la force, c’est elle qui hérite toujours des corvées ménagères. Pour se débarrasser de la vaisselle et enfin se faire entendre, elle s’inscrit à un cours de boxe. C’est pour qui ? A offrir aux enfants qui ne veulent plus se laisser faire, dès l’âge 8 ans.

11

Elisabeth Brami – Le Zizi des mots (Talents Hauts) De quoi ça parle ? « Le Zizi des mots » s’attarde sur le langage quotidien, insistant notamment sur certains noms masculins qui n’ont pas toujours d’équivalent féminin. C’est pour qui ? Celles et ceux qui veulent plus d’égalité dans les mots.

12

Hamid Aït­Taleb – De grâce (JC Lattès) De quoi ça parle ? Dihya a 20 ans et vient de quitter l’Algérie en guerre pour un bidonville de Nanterre. La jeune femme, qui rêve de liberté et d’indépendance, brave le couvrefeu et les interdits pour participer à la manifestation du 17 octobre 1961. Dans ce roman, Dihya combat pour l’indépendance de l’Algérie autant que pour la sienne. C’est pour qui ? Celles et ceux qui veulent libérer la parole des femmes.

13

Doris Lessing – Le Carnet d’or (Le Livre de poche) De quoi ça parle ? Anna Wulf est une jeune romancière obsédée par le syndrome de la page blanche. En quête de sa propre identité, elle consigne toutes ses expériences dans des carnets. Une manière de ne rien oublier, mais surtout de ne pas sombrer dans la folie. C’est pour qui ? Celles et ceux qui veulent assister à la naissance d’une conscience féminine et féministe.

14

Onze romancières –11 femmes (J’ai lu) De quoi ça parle ? Ces onze nouvelles répondent chacune à leur manière à la question de la féminité. Comment se construitelle ? Comment se situent les hommes par rapport à elle ? C’est pour qui ? Celles et ceux qui aiment les femmes dans toute leur complexité et leur multiplicité.

15

Eve Ensler – Un Corps parfait (Denoël & d’ailleurs) De quoi ça parle ? La pièce de théâtre d’Eve Ensler touche au problème de la représentation erronée des femmes dans les médias ou la pub. Elle dresse ici le portrait de plusieurs femmes qui adoptent des réactions bien différentes face à ces diktats de l’apparence. C’est pour qui ? Celles et ceux qui veulent apprendre à rire de leurs petits défauts physiques et surtout les accepter.

16

Simone de Beauvoir – Le Deuxième Sexe (Gallimard) De quoi ça parle ? Cet essai divisé en deux tomes se veut féministe, mais aussi philosophique. Simone de Beauvoir s’attarde ici à montrer que nulle femme ne devrait être traitée comme inférieure, puisqu’aucune ne possède un destin tout tracé. C’est pour qui ? Celles et ceux qui veulent (re)découvrir un classique de la philosophie féministe.

17

Elisabeth Badinter – La Ressemblance des sexes : De l’Amour en plus au Conflit (Le Livre de poche) De quoi ça parle ? En cinq essais, Elisabeth Badinter prône la liberté et l’égalité, mais aussi la complémentarité des sexes. C’est pour qui ? Celles et ceux qui veulent revenir aux fondamentaux.

18

Isabelle Boisclair, Lucie Joubert et Lori Saint­Martin – Mines de rien. De quoi ça parle ? Sous la forme de billets d’humeur, les trois auteures abordent une multitude de thèmes : le marketing genré, la masturbation ou encore le sexisme dans les médias. C’est pour qui ? Celles et ceux qui veulent autant s’indigner du sexisme qu’en rire… jaune !

19

François Poullain de La Barre – De l’égalité des deux sexes (Folio) De quoi ça parle ? Rédigé au XVIIe siècle, le texte de François Poullain de La Barre est étonnant de modernité. L’écrivain se demande pourquoi les femmes ont toujours été discriminées et traitées comme des « êtres imparfaits et méprisables ». C’est pour qui ? Celles et ceux qui sont à la recherche d’un plaidoyer en faveur de l’égalité femmes/hommes.

20

Yves Raibaud – La Ville faite par et pour les hommes (Belin) De quoi ça parle ? Yves Raibaud dresse un constat accablant : l’espace urbain est profondément masculin. Imaginées et construites majoritairement par des hommes, les villes profitent globalement moins aux femmes qu’aux hommes. C’est pour qui ? Les citadines qui veulent se réapproprier leur ville.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s