Certains facteurs hormonaux ou reproductifs jouent sur la mortalité des femmes

Avoir eu un enfant, ses premières règles après 15 ans, allaité ou encore avoir utilisé une contraception orale (pour les non ou ex-fumeuses) constituent des facteurs de longévité. C‘est ce que montre l’étude menée par l’INSERM sur la cohorte EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition) s’appuyant sur le suivi de 500 000 européens. 

Un bon point pour la pilule souvent décriée par la propagande réactionnaire des anti-pilule comme étant dangereuse !

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ladepeche.fr, 3/12/2015

Être mère repousse l’âge du décès

« Avoir eu un enfant recule l’âge de décès par rapport au fait de ne pas en avoir eu. » C’est la conclusion d’une étude menée par l’INSERM sur la cohorte EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition). De même, avoir eu ses premières règles après 15 ans, avoir allaité ou encore avoir utilisé une contraception orale (pour les non ou ex-fumeuses) constituent aussi des facteurs de longévité.

« Analyser les différents facteurs hormonaux et reproductifs dans le but de dresser un bilan de leur influence globale sur le risque de décès des femmes, toutes causes confondues. » Voici l’objectif des chercheurs de l’unité 1018 INSERM/Université Paris sud. Bien entendu, « l’influence de déterminants de santé comme l’indice de masse corporelle, l’activité physique, le tabac ou encore le niveau d’éducation » ont été pris en compte.

Dans le détail, les scientifiques ont compilé les données relatives aux femmes décédées depuis leur inclusion dans la cohorte EPIC, soit 14 383 (dont 5 938 de cancer et 2 404 de maladie cardiovasculaire), afin de les comparer à celles des femmes encore en vie. « Il est apparu que le risque de décès des femmes ayant eu au moins un enfant était de 20% inférieur à celui des femmes qui n’en n’avaient pas eu », révèlent les résultats de ce travail.

« Le risque de décès des femmes ayant pilule (pour les non ou ex-fumeuses) ou eu leurs règles après 15 ans étaient d’environ 10% inférieur », poursuivent-ils. « Par rapport à celles qui respectivement n’avaient pas allaité, pas pris de contraceptif oral ou eu leurs règles avant 12 ans. » Et ce, qu’il s’agisse de « la mortalité globale, la mortalité par cancer ou par maladie cardiovasculaire ».

« Ces résultats seront utiles pour améliorer la promotion et la prévention en santé destinées à la population féminine, même si certains de ces facteurs ne sont pas modifiables », indiquent les auteurs.

Avoir des enfants réduit le risque de mortalité des femmes

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