Mathématiques : les stéréotypes modifient le cerveau des filles

Les stéréotypes sur les filles qui n’ont pas la bosse des maths, finissent par changer leur cerveau. Ils y font naître une émotion négative qui leur fait perdre leurs moyens et donc, leurs performances, d’après un chercheur en imagerie médicale. Et par conséquent, peu confiantes de s’aventurer dans les domaines « réservé » aux hommes, elles font moins bien que ce qu’elles devraient faire et obtiennent ainsi des résultats plus faibles, d’après cet autre chercheur et psychologue du CNRS.

Ainsi, sans ces stéréotypes, les performances des filles seraient bien meilleures. Ce n’est qu’en famille et à l’école qu’on pourra les éradiquer.

Sans titre

mobile.francetvinfo.fr, 8/12/2015

À Polytechnique ou dans les autres grandes écoles scientifiques, les femmes sont très peu représentées. Est-ce le poids de la culture ou les filles sont-elles tout simplement mauvaises en maths ? Ces stéréotypes pourraient en tout cas être si bien ancrés dans le cerveau des filles que celles-ci y arrivent moins bien.

À Lyon (Rhône) dans le laboratoire du Cermep, on étudie le cerveau des filles. Pendant un an, ce cerveau a été disséqué par les chercheurs du CNRS. Filles et garçons, installés dans un RIM, résolvent des équations mathématiques. Pas de différence ou presque pour un calcul difficile. Mais lors du calcul suivant, une simple petite phrase concernant les différences de performances entre les hommes et les femmes pour les mathématiques perturbe le cerveau des filles.

L’éducation pour seul traitement

« C’est vraiment une région qui est spécialisée dans le traitement des émotions, notamment l’inhibition des émotions. C’est-à-dire qu’elles essaient de ne pas ressentir ce message émotionnel, mais ça ne marche pas très bien.« , explique Fabien Schneider, chercheur en imagerie médicale. Et lorsque le stéréotype est activé, effectivement, le score des filles est largement inférieur à celui des garçons. « Dans les environnements où plane l’idée d’une différence entre les hommes et les femmes et bien entendu à la faveur des hommes, elles font moins bien que ce qu’elles devraient faire en réalité« , commente Pascal Huguet psychologue et chercheur au CNRS.

Ainsi, sans ces stéréotypes, les performances des filles seraient bien meilleures. Ce n’est qu’en famille et à l’école qu’on pourra les éradiquer.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s