Une femme SDF sur deux est restée dans la rue avec ses enfants

Les élections s’enchaînent mais la précarité continue d’évoluer. A force de voter contre des programmes politiques, on en oublie l’essentiel, voter, du moins se mobiliser pour une société égalitaire. De plus en plus de femmes se retrouvent dans une extrême pauvreté jusqu’à être contraintes à vivre à la rue.

La rue n’épargne plus les femmes et leurs enfants : Femmes et SDF.

Précisément, 51% des femmes avec enfants ayant appelé le 115 en 2015, n’ont pas pu accéder à un hébergement d’urgence. 

Doit-on rappeler qu’une femme sur trois qui travaille est effectivement à temps partiel et que le taux d’emploi des femmes se réduit considérablement avec l’âge et le nombre des enfants ? Il suffirait d’un emploi stable à temps plein et bien payé pour leur sauver la mise. L’égalité professionnelle est bien inscrite dans la loi mais n’est toujours pas une réalité. Le patriarcat s’entend bien avec le capitalisme. Sans que cela n’inquiète personne, mis à part les premières concernées.

L’absence de réponse adéquate de l’État, de soutiens militants, mais aussi, le désintérêt ou la méconnaissance du sujet au sens large, contribuent à aggraver les situations de précarités dans lesquelles sont maintenues un grand nombre de femmes. La retraite constituant ensuite le miroir grossissant des inégalités de genre.

La violence économique s’additionne à la violence machiste. Pour peu qu’elles n’aient pas la bonne couleur de peau, la bonne origine, la bonne religion…, à la violence raciste.

Parce qu’être une femme en 2015, c’est encore devoir cumuler deux voire trois oppressions. Et quelque soit son âge.

Et peu importe ce qu’il vous arrive, une femme doit être forte et faire preuve de débrouillardise, lorsque c’est encore possible.

Lire : Familles monoparentales : 40% vivent sous le seuil de pauvreté

461px-lange-migrantmother02

20minutes.fr, 17.12.2015

Alors que l’hiver se rapproche, les places d’hébergement pour les sans-abri continuent de manquer en France. La situation est encore plus pour les femmes, notamment celles avec enfants.

Il faut dire qu’elles sont de plus en plus nombreuses à appeler le 115 (+5 % par rapport à novembre 2014), souligne Florent Gueguen, directeur général de la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars), qui gère le 115 dans 45 départements. « Ça représente 2.400 femmes isolées et 1.500 femmes seules avec enfants (2.400 enfants) », ajoute-t-il.

« Ce public est le moins protégé »

« Ce public est le plus fragile à la rue, le plus souvent victime de violences, et paradoxalement c’est le moins protégé », dénonce-t-il. Ainsi, 49 % des femmes isolées n’ont jamais eu de place d’hébergement après leurs demandes au 115, contre 46 % des hommes isolés. Une situation liée surtout au manque de places spécifiques pour elles – beaucoup refusent les centres d’hébergement mixtes par crainte d’agressions.

De même, 51 % des femmes seules avec enfants n’ont jamais été hébergées. Celles qui sont hébergées le sont majoritairement à l’hôtel (58 %). Elles sont touchées de plein fouet par la réduction du recours à l’hôtel et l’insuffisance de réponses alternatives : 30 % d’attributions en moins vers l’hôtel entre novembre 2014 et 2015, et -9 % d’attributions en centre hébergement.

De son côté, le 115 de Paris, géré par le Samu social, a enregistré 26.900 demandes d’hébergement en novembre tous sexes confondus, dont 60 % non pourvues. Là aussi, elles touchent particulièrement les personnes en famille et les femmes seules : 57 % ne sont pas hébergées suite à leur demande.

Publicités

Une réflexion sur “Une femme SDF sur deux est restée dans la rue avec ses enfants

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s