En Gambie, l’interdiction de l’excision a désormais force de loi

Commençons l’année en rappelant une bonne nouvelle  :

Le parlement Gambien a adopté une loi réprimant pénalement l’excision. Désormais, la pratique concernant les trois-quarts des Gambiennes, sera passible de peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et 1300 dollars d’amende.
Le texte a été examiné un mois après que le président de la Gambie, Yahya Jammeh, a jugé la pratique de l’excision contraire à l’islam.

A noter que le texte officiel évoque : « … des pratiques nuisibles à leur (les femmes) santé et leur bien-être… »

L’introduction de la notion de « bien-être des femmes » est aussi un nouveau progrès car jusque là, les femmes ne pouvaient s’appuyer que sur les effets dramatiques de l’excision sur leur santé (les dangers infectieux, problèmes au cours des accouchements…) pour pouvoir faire entendre leurs voix.

La pratique de l’excision est encore répandue dans toutes les régions et dans toutes les ethnies indépendamment de l’appartenance religieuse, géographique et sociale.

Chaque année, trois millions de filles subissent des MGF (Mutilations génitales féminines) effectives en Afrique, aux Etats-Unis, en Australie, en Asie, au Moyen-Orient et dans de nombreux pays en Europe.

Pour les gambiennes, c’est l’espoir de disposer de leur intégrité physique et de pouvoir transmettre aux nouvelles générations, que les « traditions » séculaires perpétrées par leurs aînées, sont révolues. 

88014329_B977459865Z.1_20151230171018_000_GPF5T5V84.1-0

Le Parlement gambien a adopté une nouvelle loi réprimant pénalement l’excision, passible de peines de prison pouvant aller jusqu’à trois ans, un mois après une déclaration du président Yahya Jammeh prohibant une pratique très répandue.

La loi a été votée lundi soir à une large majorité par l’Assemblée nationale, selon un journaliste de l’AFP.

Les contrevenants sont passibles de peines de prison pouvant aller jusqu’à trois ans et/ou d’une amende de 1.300 dollars (près de 1.200 euros), dans un pays où aucun texte spécifique sur l’excision n’existait jusqu’alors.

Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), la Gambie est l’un des dix pays, tous africains, où l’excision est la plus pratiquée, touchant environ trois quarts de la population féminine.

Le nouveau texte «va faire respecter les droits des femmes et des filles pour leur éviter des pratiques nuisibles à leur santé et leur bien-être», a déclaré la vice-présidente gambienne, Isatou Njie Saidy, lors de la séance au Parlement.

Parvenu au pouvoir par un coup d’Etat sans effusion de sang en 1994 puis constamment réélu depuis 1996, M. Jammeh dirige d’une main de fer la Gambie, petit Etat anglophone d’Afrique de l’Ouest enclavé dans le territoire du Sénégal, hormis sa façade atlantique.

Source : lesoir.be

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s