#TwitterAgainstWomen, une campagne pour lutter contre le cyberharcèlement

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#TwitterAgainstWomen

Le collectif Féministes contre le cyberharcèlement (@FeminismVSCyberBully) a lancé ce dimanche une campagne contre le harcèlement en ligne, exhortant Twitter à prendre des mesures contre les auteurs d’insultes sexistes et racistes sur le réseau social.

« Nous réclamons par ce communiqué une réaction de @TwitterFrance face au cyberharcèlement, RT #TwitterAgainstWomen « 

 

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Une simple recherche dans la barre du réseau social, et ce sont des centaines de tweets ouvertement misogynes, incitant à la violence physique et sexuelle envers les femmes,  d’après Libération. Pour que les auteurs de ces messages n’agissent plus en toute impunité, le collectif Féministes contre le cyberharcèlement a lancé ce dimanche une campagne incitant Twitter à s’engager contre le sexisme décomplexé de certains internautes via le hastag #TwitterAgainstWomen (#TwitterContreLesFemmes en français).

Dans un communiqué, le collectif dénonce le silence «complice» du site qui, en faisant preuve «de laxisme dans sa modération», laisse prospérer «la culture du viol et la normalisation de la violence misogyne et raciale» sur le Web.

D’après Rue89, le collectif estime que le cyberharcèlement « frappe tout particulièrement les femmes afrodescendantes et maghrébines » et  dénonce le « slutshaming :

« En ne mettant aucun moyen en œuvre pour prévenir et arrêter ces attaques, Twitter se fait ainsi complice de la culture du viol qui incite à la haine et humilie et les victimes. »

« Notre collectif est né de twittos de moins de 25 ans qui souhaitaient que leur fil Twitter soit exempt de photos d’ados dans des contextes sexuels diffusées sans leur consentement et à des fins d’humiliation voire de lynchage. Chloé n’est en aucun cas l’élément déclencheur de l’initiative. »

« Ce collectif est le fruit du travail de filles majoritairement non blanches qui souhaitent que leur situation critique dans le cyberharcèlement ne soit pas minimisée. »

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«Des victimes très jeunes, vulnérables et isolées»

«Les victimes sont souvent très jeunes, vulnérables et isolées, selon Libération ; elles n’ont que rarement conscience de leurs droits», peut-on lire dans le texte, qui souligne que ces violences virtuelles «majoritairement impunies» ont des conséquences bien réelles, pouvant aller jusqu’à la dépression ou même le suicide. Selon le collectif, Twitter aurait pourtant les moyens de censurer les messages sexistes, passibles d’une peine de six mois de prison et de 22 500 euros d’amende en suspendant les comptes des auteurs, comme cela a été le cas récemment avec un compte «spoilant le dernier Star Wars». Le compte en question aurait en fait été suspendu à cause d’une photo de profil jugée violente.

Le mot-clé #TwitterAgainstWomen est devenu l’un des plus populaires dimanche, des centaines d’internautes, hommes et femmes, l’utilisant pour partager des publications ouvertement misogynes et pourtant toujours accessibles en ligne. Le collectif à l’origine de la campagne a aussi invité ses soutiens à changer leur photo de profil pour la remplacer par un logo reprenant le petit oiseau bleu de Twitter.

En novembre, le journal publiait le témoignage de Kelly, 14 ans, cyberharcelée, à relire ici.

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