Pourquoi je ne veux pas d’enfants (mais merci d’avoir proposé)

Diktat de la maternité. Femmes sans enfant, femmes suspectes.

Un sujet encore tabou et facteur d’inégalités entre les sexes puisque ce sont surtout les femmes ne souhaitant pas avoir d’enfant qui subissent une pression sociale et se voient stupidement taxées d’égoïstes. Finissons-en avec ce diktat de la reproduction et rappelons qu’avoir un enfant ne relève pas de l’altruisme, c’est un choix personnel, ni plus ni moins légitime que celui de ne pas en avoir.

Fiona Schmidt

Fiona Schmidt

Cette semaine, une amie proche m’a annoncé qu’elle était enceinte, m’abandonnant ainsi la case “trente ans, pas d’enfant” qu’on était toute une bande à occuper il y a encore, bah, cinq minutes, me semble-t-il. Entendons-nous: je ne pense pas qu’elle attende un bébé pour m’emmerder -je ne le pense pas vraiment : le fait qu’elle soit amoureuse d’un mec super, qu’elle adore les enfants et qu’ils feront des parents géniaux a dû jouer aussi, quelque part, dans ses motivations. J’imagine.

Mais ça fait bizarre, de me retrouver dans cette position. “La dernière”. La dernière de quoi, d’ailleurs ? La dernière de la classe ? La dernière à pouvoir rentrer sans scrupule ni vergogne à cinq heures du mat’ le samedi, un faux-cil collé sur la tempe et les jambes qui font des nœuds marin ? La dernière des Mohicannes ?

Quand j’ai eu moins de temps, à 30 ans, ça ne venait toujours pas, alors “on” m’a demandé quel était le problème.

Je ne veux pas d’enfant. Je n’en ai jamais voulu, et je n’en veux toujours pas, à trente ans et des poussières -OK, des moutons-, alors que je peux en fabriquer, et que j’aime un homme propriétaire de trois enfants équilibrées et d’un bon rapport qualité des échanges-prix des cadeaux à Noël, enfants que je côtoie par ailleurs sans trop de répulsion, voire, de loin en loin, avec un spasme de plaisir*.

Quand j’avais vingt ans, “on” (mes amis, les adultes plus adultes que moi, mes docteurs de tête et de corps, mes collègues…) me disait que “ça viendrait plus tard”. Plus tard, autour de 25 ans, ça ne venait toujours pas, mais “on” me disait que j’avais le temps. Quand j’ai eu moins de temps, à 30 ans, ça ne venait toujours pas, alors “on” m’a demandé quel était le problème.

Pourquoi mon utérus devrait-il se justifier de vouloir rester vide, d’abord?

Il n’y en a pas. J’aime les enfants, je suis une marraine comblée, une belle-doche épanouie, j’ai le même âge mental et la même passion pour les paillettes et les jouets à la con que les enfants de mes amis, j’adore traîner au rayon enfants du Monop’ et je trouve qu’un bébé, pourvu qu’il soit vidangé, sent bon. Mais je n’en veux pas.

Parce que j’aime trop les sushis, les huîtres et le vin blanc, parce que la seule fois où j’ai arrêté de fumer, j’étais d’une humeur de tank russe, parce que j’adore dormir, surtout sur le ventre, parce que les vêtements de maternité sont moches, parce que je n’aime pas avoir du vomi dans les cheveux… J’EN SAIS RIEN, POURQUOI ! Et pourquoi mon utérus devrait-il se justifier de vouloir rester vide, d’abord ? C’est pas une place de parking dans une mégalopole, bordel !

En France, les femmes sans enfant, en âge d’en avoir et déclarant ne pas en vouloir, sont une aiguille dans une meule de foin.

Selon une étude toute fraîche du Bureau de recensement américain, publiée dans le Time cette semaine, en 2014, 47,6% des femmes entre 15 et 44 ans n’avaient pas d’enfants. C’est le pourcentage le plus élevé jamais enregistré depuis la création dudit Bureau, en 1976, dans un pays où le taux de natalité reste relativement élevé (1,88 enfant(s?) par femme).

Aux États-Unis, je serais donc subnormale.

En France, les femmes sans enfant, en âge d’en avoir et déclarant ne pas en vouloir, sont une aiguille dans une meule de foin -à plus forte raison quand elles sont en couple. Selon une étude récente de l’Ined, “l’infécondité volontaire” (on appréciera l’expression…) est restée stable en France ces trente dernières années, autour des 6,3% enregistrés en 2013. Le chiffre tombe à 3,7% pour les femmes en couple de moins de 30 ans, et 2,1% pour leurs aînées.

Moralité : je suis une licorne à cinq pattes.

Et j’aimerais qu’on me laisse brouter mon arc-en-ciel tranquille.

Merci.

* Eh, belle-daronne vous aime, bitches!

cheekmagazine.fr

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24 réflexions sur “Pourquoi je ne veux pas d’enfants (mais merci d’avoir proposé)

  1. Bravo !!!
    Avoir des enfants… injonctions d’autant plus pernicieuse qu’elle t’est insufflée dès le berceau : point d’enfant=avoir vécu pour rien. J’ai fondé ce qu’on appelle une famille nombreuse. Pourquoi ? À plus de quarante ans maintenant je commence à me connaitre un peu et me rends compte que c’était pour rentrer dans le moule, pour être « normale ». Fantastique n’est ce pas ? L’art d’auto-saboter sa vie en prenant une direction qui n’est pas la sienne. Et super pour les gamins aussi qui n’ont pas été voulu pour eux-même finalement.
    J’en profite pour lancer un coup de gueule contre cette mouvance psy qui veut faire croire que les gamins « sentent » les pensée de la mère dès la conception et que celles-ci peuvent être délétères pour lui. Vous savez, les trucs qui reviennent à dire en gros que quoi qu’elles fassent les mères sont toujours coupables. Qu’est ce que j’ai pu me gâcher la vie avec ça ! J’y croyais tellement… que de temps, d’énergie perdu… que de désespoirs auraient pu être évités !

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  2. Pas de « man tears » ici, mais un homme qui n’a pas d’enfant est très mal perçu lui aussi.
    « Il ne baise pas », « il est impuissant », « il est un solitaire », « il méprise les femmes et les enfants »,… J’en ai reçu des vertes et des pas mûres, et je n’ai que 31 ans et je ne fais pas de mon attitude CF un sacerdoce. Et cela m’arrivait déjà vers la fin de la vingtaine.
    Ne pas oublier que le patriarcat et le virilisme sont avant tout des injonctions faites aux hommes, pas aux femmes et aux enfants qui sont de fait dénigrés et remis à l’autorité paternelle. Car c’est avant tout ça le patriarcat : le droit des pères, des patriarches.
    Et de toutes époques, les hommes qui ne se pliaient pas au modèle familial patriarcal brutal et violent étaient eux aussi pourchassés, méprisés, ostracisés.

    Je vous invite à lire « La domination masculine n’existe pas » de Peggy Sastre au passage (titre provocateur, mais ouvrage 100% féministe), pour des données et descriptions historiques et anthropologiques des rapports mâles-femelles (sexe) puis hommes-femmes (genre).

    Bonne journée.

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      • Ce n’est pas l’idée, bien que cela n’aille pas dans le sens des mouvements féministes contemporains.
        C’est pourquoi j’ai associé le patriarcat au virilisme pour les injonctions faites aux hommes. Je ne nie pas le sentimentalisme et le maternalisme qui sont les injonctions faites aux femmes. Ni la docilité et le respect des aînés qui sont les injonctions faites aux enfants.

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  3. J’ai eu deux enfants. Avec un homme que j’aimais. Je les ai eu à 27 et 32 ans.Mon utérus me hurlait de le remplir. Je voulais fabriquer, je ne pensais qu’à ça, que mon homme m’engrosse. Avoir le ventre plein de lui. Etre enceinte. Ressasser pendant des heures par vingt quatre heure mon fantasme de l’accouchement. Bref. Puis l’homme de ma vie s’est tiré, écœuré entre autres par mes grossesses pas romantiques du tout, totalement calculées, minutées, analysées décortiquées. Il s’en est trouvé une autre plus détachée de son utérus, et qui avait trois enfants. Eh ben, lui qui était dégoutté d’avoir vécu auprès de moi et « grâce » à moi deux grossesses, quel atterrissage! Mes chiards, je les aime, je les accompagne, mais quand ils se tirent, deux jours ou une semaine de temps en temps, c’est très contradictoire. Un soulagement car du temps pour moi. Mais mère isolée, difficile voire impossible de retrouver l’amour, de sortir. Je regrette aujourd’hui que mon utérus ait eu la parole ainsi. De m’être laissée berner et par mon utérus, et par cet homme qui s’ennuyait. D’avoir voulu combler un vide..Mes gosses je les aime, mais ce serait à refaire, je ne referais pas. Je fermerais la gueule à mon utérus. Je voudrais pouvoir choisir d’entendre ces voix ou pas. Ces voix étaient trop fortes pour moi, et cet homme m’en a demandé, des enfants. Carrière ralentie, vie affective réduite à néant, isolement. Mes enfants n’y sont pour rien. Ils sont merveilleux, ils grandissent bien et plutôt heureux. Mon utérus, lui, je le déteste. Un vrai salopard, cet utérus!

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    • Merci pour votre témoignage, de tout cœur avec vous. Vous avez le droit de regretter aujourd’hui et de le dire, malgré l’amour des enfants. Vous avez parcouru du chemin. Maintenant ou bientôt vous allez vivre comme vous l’entendez, enfants ou pas et c’est ça l’essentiel, que vous avez parfaitement compris. La liberté de disposer rien que pour vous de votre liberté de femme Meilleurs voeux.

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    • Si vous me permettez, ne regrettez rien, on ne peut rien contre le destin, d’autant plus quand celui-ci fait parti du passé et qu’il vous a apporté des enfants et certainement de l’affection. Nous sommes une espèce et nous fonctionnons ainsi pour survivre, c’est dans nos gènes, on va pas s’en vouloir d’être programmés par dame nature de tant à tant pour fabriquer un être humain de plus. Si l’envie de procréer ne se fait pas sentir, et bien rien ne sert de forcer et inversement, that’s it, c’est notre chemin et pas celui d’une ou d’un autre. Croire que nous sommes libres de choisir est un leur appréciable, auquel nous devons aspirer pleinement avec toute la force de nos aspirations à être libres. Un enfant doit être pleinement voulu. C’est un peu comme faire du sport pour maigrir, ça remplacera jamais le fait de faire du sport pour le plaisir et pour se sentir en vie.

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      • Le destin… ? La notion de destin est, à mon humble avis, aux antipodes de celle de libre-choix.
        Quant à dame-nature… c’est un fourre-tout sacrement hétéroclite !
        L’être humain est très complexe et ne peut en aucun cas se résumer à ses gènes. Se laisser complétement guider par ses aspirations me semble au contraire un leurre car celles-ci subissent immanquablement de puissantes influences extérieures, parfois si pernicieuses et omniprésentes qu’on ne les voit même pas.

        En outre, même si je suis bien certaine que là n’est pas votre but Patrick, il est très violent pour une personne qui vient exposer ses tripes en disant une chose aussi forte qu’aimer ses enfants, mais de regretter d’avoir pris ce chemin de vie, de s’entendre dire qu’on ne devrait pas ressentir ce qu’on ressent… même avec les meilleures intentions du monde.

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        • le destin est effectivement aux antipodes du libre-choix, nous sommes bien d’accord là-dessus. Dâme nature c’est un « fourre tout » dans lequel nous sommes une espèce (peut-être en voie d’extinction), que ça vous plaise ou non c’est ainsi. L’être humain est très complexe, et c’est d’ailleurs par ses gènes qu’il est au départ déterminé, puis par toutes les influences extérieures qui échappent entièrement à son contrôle, pauvres humains que nous sommes, tout au long de sa vie, bien évidemment. Ses aspirations, et bien, même si elles sont aussi des « leurs » (comme je l’ai sous-entendu dans le fait de croire que nous sommes libres), se sont avant tout des forces de vie instinctives qu’il faut s’avoir « écouter » et « ressentir », analyser bien entendu autant que l’on peut, et si cette dame a fait des enfants parce-qu’elle en avait le « besoin instinctif » à un certain moment de sa vie, ce n’est pas la peine de lui dire qu’il est bien de le regretter, mais plutôt de l’aider à assumer ses choix, même si à posteriori elle croit s’être trompée. Ses enfants sont en vie et en bonne santé apparemment, et ce n’est plus à elle dorénavant de dire qu’ils ont le droit ou non d’être sur terre mais d’assumer pleinement ses actes. La maintenir dans une pensée inutile et non constructive, c’est plutôt cela qui ressemble à de la violence très cher(e) M.

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          • Je vous remercie d’avoir pris la peine d’argumenter votre point de vue.
            Je vous rejoins lorsque vous écrivez que nous ne sommes qu’une espèce parmi les autres, animaux parmi d’autres animaux. Ce que j’essayais d’expliquer, c’est qu’il est aisé de confondre « instinct’, ou « force naturels » (encore faudrait-il définir instinct et force naturel), avec les influences sociétales, car parmi toutes les sociétés animales, nous sommes dont les relations inter-individus sont sans doute les plus complexes.
            Personne ne donne d’injonction à regretter sauf erreur de ma part. En revanche on peut accueillir ces regrets sans juger de leur pertinence, car c’est une chose du domaine du ressenti, donc subjectif et surtout propre à chaque personne.

            « Ses enfants sont en vie et en bonne santé apparemment, et ce n’est plus à elle dorénavant de dire qu’ils ont le droit ou non d’être sur terre mais d’assumer pleinement ses actes. La maintenir dans une pensée inutile et non constructive, c’est plutôt cela qui ressemble à de la violence très cher(e) M. »
            Deux choses me gène dans ce que vous écrivez là :
            – à aucun moment elle n’a prétendu pouvoir disposer du droit de vie ou de mort sur ses enfants… elle écrit simplement que si elle avait eu alors l’expérience qu’elle a aujourd’hui, elle n’aurait pas laissé des embryons devenir des enfants (donc des personnes, contrairement à des embryons). En faire le constat ne signifie pas ne pas vouloir assumer ses choix passés, même s’il s’avère qu’ils ont été des erreurs.
            – refuser d’entendre les tourments qui se jouent dans le secret des âmes, et pire, les renvoyer à celui/celle qui doit les porter jour après jour en expliquant qu’il/elle a tort de ressentir cela, est, je le maintiens, d’une violence inouïe. Ce genre d’injonction fait juste taire et enfouir profondément les tourments de manière à ce qu’à la surface tout paraisse aussi « normal » que possible, bien lisse. Mais ça ne fait rien disparaitre, bien au contraire.

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            • C’est assez drôle, vous cherchez à détourner le sens de mes commentaires en les faisant passer pour des sanctions prêtent à tomber comme des couperets sur la tête d’une innocente ! Tout d’abord, je trouve toujours très étonnant que l’on prenne la défense de quelqu’un par supposition qu’il y est eu « attaque », alors que, pour l’instant « Sans compromis » ne s’est pas exprimée à ce sujet. Vu que je ne l’ai, objectivement, pas agressée, cela en est peut-être la raison. L’administrateur de cette page doit par ailleurs veiller à ce que les règles de respect soit appliquées, faisons lui confiance pour que cela le soit. Vous dressez un réquisitoire et vous organisez donc pour nous deux un différent qui, je peux vous l’assurer, n’est que le fruit de votre perception très imaginative de la situation. C’est très aimable de votre part de vouloir « romancer » la vie des autres, mais, sincèrement, je peux vous assurer que mon intention n’est pas de nuire à cette personne, bien au contraire. Nous sommes tous remplis de pensées qui nous empêchent d’avancer, et cela, je ne crois pas être seul à le constater. Quand vous dites – « elle écrit simplement que si elle avait eu alors l’expérience qu’elle a aujourd’hui, elle n’aurait pas laissé des embryons devenir des enfants (donc des personnes, contrairement à des embryons) » – vous soutenez le fait que si l’on pouvait revenir en arrière on ferait les choses différemment. Avec ce genre de théorie, on pourrait défaire toutes les guerres et le monde s’en porterait mieux. Mais nous sommes dans une réalité qui malheureusement fait fi de ses concepts qui ne font en rien progresser les peines du présent. Dire qu’avoir mis au monde des enfants, être vivants aujourd’hui en marche pour être des adultes comme vous et moi, est une erreur, me semble effectivement lourd de sens et nécessite certainement d’entre entendu « sérieusement ».
              Ensuite, quand vous dites que » je refuse d’entendre les tourments, ……, c’est d’une violence inouïe… » euh… ou avez-vous vu que je refusais de les entendre ? Non seulement je les entends, mais en plus je cherche à les analyser. Derrière ces mots, j’entends une souffrance de la part de Sans compromis, car nul ne peut regretter d’avoir mis au monde ses enfants sans en ressentir de la culpabilité me semble t-il. Plutôt que de dire oui, c’est bien, continues à nourrir cette pensée qui, vous en conviendrez, ne doit pas lui être très agréable, il serait peut-être « utile » qu’elle dépasse ce sentiment victimaire face à l’existence et puisse accepter de vivre cette situation sans regret. Je la soutiens pleinement à exprimer ce qu’elle ressent, avec ses mots sans censure aucune, mais c’est vrai que je suis déjà passé à l’étape suivante, qui est celle de la recherche d’une possible résilience, d’un « mieux-vivre » de cette situation. Telle est mon intention.

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  4. j’ai 2 enfants jeunes adultes maintenant, et j’aime toujours lire les femmes qui n’en veulent pas, parce que quelque part, cette femme c’est moi aussi. J’aime le calme et la solitude, pour avoir ça avec des gamins (et un mari), on se prive de sommeil, crevée en permanence alors qu’il faudrait être en forme bien sûr. Mais le pire c’est cette société où le partage des tâches ne va pas de soi, double journée, où l’enfant est un emmerdement quand on doit travailler, d’un autre côté faut du fric, et rester autonome financièrement c’est bien. C’est la course alors qu’un gamin demande du temps et de la disponibilité. Donc j’ai souffert de tout ça et les années bébé ont été gâchées à cause de ça, cette société de consommation et d’exploitation humaine, sexiste en prime. L’idéal serait de bosser tous et toutes, tout le monde à temps partiel, pour élever les enfants ou faire ce qu’on a envie…

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  5. Je me reconnais tellement dans ce témoignage… Quand, ado, j’expliquais que je ne voulais pas d’enfant, on me disait que ça passerait. On me le disait également à 20 ans. J’en ai 25, et non, ça n’est pas passé, et je n’en suis absolument pas désolée.

    Égoïste ? Mais oui, et je l’assume ! En quoi est-ce mal de vouloir vivre pour moi, au final ?

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    • Il faut laissé dire, ce n’est pas mal, au contraire, il ne faut pas se laisser dicter ses choix. C’est votre choix, c’est votre corps et personne n’a rien à exiger ni à dire.
      Il faut s’extraire du conditionnement qu’on nous impose. Bravo de tenir bon.

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    • NON ! Ça n’a rien à voir avec de l’égoïsme !!
      Sommes-nous donc à ce point en déficit de population qu’il nous faille absolument nous reproduire ? Sommes-nous à ce point sortis de la misère, de l’injustice, pour qu’il nous faille faire partager notre bonheur avec des enfants ?
      Aucun égoïsme, juste un putain de choix que personne, absolument personne n’a le droit de contester !!

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  6. Moi, je critique personne ni celles qui ont des enfants ni celles qui n’en ont pas.L’essentiel est de respecter le droit des femmes de disposer de leur corps, de leur vie et de leurs choix.. L’autre essentiel , c’est de respecter les enfants dans leurs droits

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    • On est d’accord.
      Les enfants ne choisissent pas d’avoir des parents ni de venir au monde. Si on a choisi d’en avoir, bien sur qu’il faut les aimer et respecter leurs droits.

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  7. Je suis dans la même situation, même si je ne suis plus en âge de procréer, je l’ai été, et je n’ai pas voulu. Je n’ai jamais voulu d’enfant. Je suis une tante comblée moi aussi, j’ai moi aussi le même âge que les mômes avec lesquels je joue, et j’aime beaucoup les enfants. Je vis en couple, mon conjoint ne voulait pas d’enfant non plus. Je ne saurais dire LA raison pour lesquels je me suis refusée à avoir des enfants, il n’y a pas UNE raison, mais plusieurs…
    J’ai subi les critiques aussi, l’égoïsme et tutti quanti. Je me garde de blesser, mais si on me titille, il n’est pas difficile de renvoyer l’égoïsme de la procréation aux mal embouchés.
    Je crois que ce qui m’agace le plus, ce sont les remarques actuelles. Je ne suis plus en âge de, disais-je, et l’espèce de pitié que me renvoient celles (essentiellement des femmes) qui pensent ou me disent ‘la pauvre, elle n’a pas pu’ m’exaspère.
    Etonnamment, ou pas, plusieurs de mes amies, mamans, m’ont dernièrement dit que, au vu de la situation actuelle, elles regrettaient d’avoir donné la vie. Et c’est moi qui tente de les rassurer…

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    • Oui les femmes osent regarder leur vie, osent revenir sur leurs choix et dire qu’elles regrettent. Vous avez pris de l’avance sur beaucoup d’entre nous.. Émouvant témoignage, merci.

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        • Absolument, trop rare, ce qui confine beaucoup de femmes à se soumettre à ce qu’on a prévu pour elles au lieu d’accomplir leur désir. C’est donc une nécessité de libérer la parole car en témoignant, on montre ainsi qu’on n’est pas seules à faire ces choix.

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  8. Mon intention est de dire Stop si nous ne sommes pas capables de nous exprimer avec respect.
    Je parle pour tous les commentateurs.
    Je ferme donc les commentaires sous cet article et c’est fort dommage.

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