Elle risque six ans de prison pour avoir mal fait le ménage

Machisme ordinaire d’un homme dépossédé de sa bonne à tout-faire :

« Elle se comportait comme un homme et je me sentais faible comme une femme »

Une italienne risque la prison. Son ex-mari lui reproche de ne pas s’être assez impliquée dans les tâches ménagères durant les 20 années de vie commune et avoir été privé de rapports intimes. Il a décidé de la poursuivre devant le tribunal pour « mauvais traitement familial ». Et ce, 2 ans après leur séparation.

Le pauvre homme qui avait de longues journées de travail, lui reproche de s’être fait à manger tout seul : 

« Je me levais à 3h30 du matin pour aller à l’usine et je revenais à 7 heures le soir. Mes enfants me disaient que le déjeuner n’était jamais prêt à leur retour de l’école et qu’ils devaient se débrouiller. Pour le repas, je devais mettre une pizza au four, ou cuisiner moi-même »

D’après le code pénal italien, l’ex-épouse risque entre 2 et 6 ans de prison. 

En 2013, une étude révélait que les femmes italiennes accomplissaient en moyenne 21 heures de plus de tâches ménagères que les hommes. L’écart le plus important des pays de l’OCDE. En France, une enquête de mai 2015 du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) montrait que 93% des françaises avaient encore la charge du ménage, mais aussi des repas. Si dans 1/4 des couples, l’homme fait désormais plus de travail domestique que sa compagne, elle reste souvent cantonnée aux tâches les plus ingrates. En Belgique, les hommes consacrent 6 h de plus au travail rémunéré que les femmes qui elles, vouent 8 h de plus aux tâches ménagères et 1h30 de plus aux soins des enfants.

Simone de Beauvoir disait que le partage des taches domestiques, serait le grand combat du siècle pour accéder à l’égalité totale entre les hommes et les femmes, une fois l’émancipation financière (réelle) gagnée grâce au travail. Sauf que dans l’un et l’autre cas, en 2016, on n’a toujours pas avancé.

Mais ce qui nous sauvera peut-être ici en France, c’est un Secrétariat d’Etat à l’économie domestique, issu du nouveau  Ministère des Droits des femmes, de l’Enfance et de la Famille.

Une Italienne de 42 ans risque jusqu'à 6 ans de prison pour "mauvais traitement envers sa famille" (photo d'illustration). marcoventuriniautieri/istock

Une Italienne de 42 ans risque jusqu’à 6 ans de prison pour « mauvais traitement envers sa famille » (photo d’illustration). marcoventuriniautieri/istock

Une femme italienne d’une quarantaine d’années pourrait se retrouver derrière les barreaux. Son ex-mari lui reproche de ne pas avoir suffisamment pris part aux tâches ménagères.

Une Italienne de 42 ans pourrait se retrouver derrière les barreaux pendant 6 ans. Motif: son ex-mari a décidé de la poursuivre pour « mauvais traitement familial« . Ce dernier, âgé de 46 ans, lui reproche de ne pas avoir assuré suffisamment de tâches ménagères durant les 20 années qu’a duré leur mariage. Le quadragénaire se plaint aussi d’avoir été régulièrement enfermé à l’extérieur de la chambre conjugale et privé de rapports intimes

Traité « d’handicapé »

Après des années de vie à deux, le couple se sépare finalement en 2014. Dans le Dailymail, le plaignant, ouvrier dans une entreprise laitière, raconte :

« Je me levais à 3h30 du matin pour aller à l’usine et je revenais à 7 heures le soir. Mes enfants me disaient que le déjeuner n’était jamais prêt à leur retour de l’école et qu’ils devaient se débrouiller. Pour le repas, je devais mettre une pizza au four, ou cuisiner moi-même ». 

L’homme poursuit :

« Le fait qu’elle ne préparait pas le repas des enfants n’est qu’un détail. Elle avait l’habitude de nous frapper, de me lancer des bassines d’eau froide au visage et de me traiter d’handicapé ». 

« Je me sentais faible comme une femme »

De son côté, son ex-femme se défend de tout mauvais traitement:

« J’ai toujours pris soin de ma maison et de mes enfants » explique-t-elle au Dailymail.

Concernant son ancien compagnon :

« Je ne lui ai rien fait, je suis une femme paisible » assure-t-elle. 

« Nous ne vivons plus ensemble, mais je suis toujours effrayé par mon ex-femme » raconte le mari avant de poursuivre :

« Elle se comportait comme un homme et je me sentais faible comme une femme »… 

Face à la proportion prise par cette affaire, un proche du plaignant blâme le système judiciaire italien :

« On parle de quelque chose qui est arrivé il y a des années. La justice italienne est si lente que cela ne va être jugé que maintenant ».

La femme visée par la procédure judiciaire risque entre 2 et 6 ans de prison. Son procès se tiendra le 12 octobre 2016. 

lexpress.fr

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2 réflexions sur “Elle risque six ans de prison pour avoir mal fait le ménage

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