Les antidépresseurs forment le 2e médicament le plus prescrit aux filles

Les inégalités de genre face au stress et au mal-être sont déjà apparentes à la sortie de l’adolescence. Les filles sont plus déprimées que les garçons et ont plus fréquemment des pensées suicidaires.

L’impact des discriminations sont en cause. 

Si les jeunes femmes sont plus touchées, c’est notamment dû à des attentes supérieures de la société (présentation de soi ou de travail domestique..).

Egalement à cause des violences économiques. Les écarts de salaire détériorent la santé des femmes : des chercheurs ont découvert qu’à âge égal, niveau de diplôme équivalent, de situation familiale et d’autres facteurs similaires, les femmes qui gagnaient moins que les hommes avaient deux fois et demi plus de chances de connaître une dépression. Mais quand le niveau de salaire était équivalent, les femmes avaient le même taux de dépression et d’anxiété que leurs collègues masculins : 

«La sélection sociale qui touche les femmes dans certains métiers en leur octroyant des salaires inférieurs aux hommes et en encourageant les inégalités dans la répartition des tâches ménagères a des conséquences matérielles et psychosociales»

Les jeunes filles ne touchent pas de salaire mais sont soumises à d’autres types de compétitions, de pressions, qui les affectent davantage. On leur demande de faire, d’obéir, ce sont des exécutantes. Tandis qu’on encourage les garçons a être créatifs, imaginatifs, à développer leurs potentiels. 

Nous sommes exploitées, utilisées puis laissées à notre propre sort. On nous fait sentir à chaque moment de la vie qu’on n’a pas autant d’importance. Que ce soit par un patron, un prof, un camarade ou un ami.. chacun décide à sa manière ce qu’il a prévu pour nous. A un moment, on finit par craquer.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

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Les antidépresseurs se classaient au deuxième rang parmi les médicaments sur ordonnance les plus prescrits aux jeunes femmes et aux filles âgées de 15 à 24 ans, après les contraceptifs oraux, de 2007 à 2011, indique mardi Statistique Canada.

Cette donnée fait partie d’un portrait sur la santé des femmes canadiennes brossé par Statistique Canada à l’occasion du 8 mars.

On y apprend aussi que les filles de ce groupe d’âge étaient plus susceptibles que les garçons de déclarer consulter un professionnel ou chercher de l’aide auprès de sources informelles pour des problèmes émotionnels, des problèmes de santé mentale ou de consommation d’alcool ou de drogues.

En 2012, les filles étaient plus susceptibles que les garçons de correspondre aux critères d’un diagnostic d’épisode dépressif majeur, soit 13 % par rapport à 9 %.

Pour ce qui est des idées suicidaires durant une période de leur vie, la proportion est de 16 % pour les filles par rapport à 12 % pour les garçons.

Bien que 97 % des filles de 12 à 19 ans se déclaraient satisfaites ou très satisfaites de leur vie en général, en 2014, la proportion de celles qui percevaient leur santé mentale comme étant passable ou mauvaise a crû, passant de 3 % en 2003 à 7 % aujourd’hui.

De façon générale, 60 % des filles et femmes âgées de 12 ans et plus déclarent leur état de santé très bon ou excellent.

lapresse.ca

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