Grève de la faim de 10 femmes Djiboutiennes contre les viols par l’armée et l’impunité

Soutenez la campagne pas d’impunité pour les soldats violeurs de l’armée Djiboutienne.

Depuis le début de la guerre civile en 1991, des centaines de femmes Afar ont été violées par l’armée gouvernementale. Avec l’approbation implicite des autorités en place.

Un « appel à toutes les femmes de la planète  » a été lancé par le Comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité (1)  : 

« Les femmes djiboutiennes se battent sur le terrain pour la reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre », écrivent les signataires de cet appel. « Malgré la pression et la honte qu’elles éprouvent, certaines victimes ont eu le courage de porter plainte. Mais les plaintes n’ont jamais abouti. La République de Djibouti, principale base militaire de l’armée française en Afrique, continue de bafouer les droits humains en toute impunité. »

Ce combat doit être relayé et amplifié au niveau international pour briser le mur du silence et permettre l’ouverture d’une enquête internationale, ainsi que la reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre et le jugement des soldats coupables par le tribunal pénal international.

Aïcha Dabalé (Comité des femmes djiboutiennes contre le viol et l'impunité).

Aïcha Dabalé (Comité des femmes djiboutiennes contre le viol et l’impunité).

Communiqué :

Contre les viols par l’armée djiboutienne et l’impunitéGrève de la faim de 10 femmes Djiboutiennes.

Dix femmes de Djibouti, résidant en France et en Belgique entament une grève de la faim le 25 mars 2016, pour dénoncer les viols des femmes Afar par des soldats djiboutiens qui continuent dans l’impunité totale depuis septembre 1993, dans le Nord et le Sud-Ouest du pays.

Elles entendent protester contre ces violences et briser le mur de silence érigé autour des viols. Ces crimes se déroulent à quelques encablures des bases militaires française, américaine, nipponne et chinoise.

A Djibouti comme dans d’autres régions d’Afrique et du monde, le viol est utilisé comme une arme de guerre, visant à détruire l’identité des communautés. L’impunité érigée en système en République de Djibouti rend impossible toute reconstruction pour ces femmes.

Depuis le début de la guerre civile en 1991, des centaines de femmes Afar ont été violées par l’armée gouvernementale à Djibouti. Ces femmes gardent pour beaucoup d’entre elles des séquelles physiques. Elles sont toutes marquées à vie dans leur corps, leur dignité, leur conscience.

Malgré la répression et la honte qu’elles éprouvent, certaines victimes ont eu le courage de porter plainte.

Aucune plainte n’a pu aboutir jusqu’à ce jour.

L’actuel Chef de l’Etat, Ismael Omar Guelleh, qui s’apprête à briguer un 4e mandat, commanditaire des pires massacres à Djibouti (Arhiba, Yoboki, Barislé, Bulduko) a une responsabilité toute particulière dans les viols et l’impunité des soldats violeurs.

Cette grève de faim se déroule dans un contexte préélectoral, très tendu, avec une terrible répression et de nombreux accrochages entre le FRUD et l’armée : deux personnes sont décédées sous la torture des gendarmes en février 2016 (arrestations, tortures, exécutions extra-judiciaires, et toujours les viols des femmes).

L’Association Femmes Solidaires et le Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité lancent un appel à la communauté internationale pour qu’elle condamne les viols des femmes djiboutiennes et l’impunité de ces crimes.

Nous exigeons :
• La reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre
• L’ouverture d’une enquête internationale sur toutes les exactions commises à l’encontre des femmes en République de Djibouti
• Le jugement des soldats coupables des viols
• Le respect des conventions régionales et internationales ratifié par Djibouti dont la CEDAW

femmes.solidaires@wanadoo.fr djiboutiennes-contrelimpunite@hotmail.fr

Contact presse : 01 40 01 90 90 Paris, le lundi 21 mars 2016 – 06 78 06 23 68
Contact presse en Belgique : 07 53 62 62 99

(1) Comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité. Boite postale 1757 Djibouti. Tél. : 253 352 593.

Contact en France : Aïcha Dabalé, 3, passage des Italiens, 93170 Bagnolet. Tél. : 01 43 60 96 01, fax : 01 43 62 03 94.

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3 réflexions sur “Grève de la faim de 10 femmes Djiboutiennes contre les viols par l’armée et l’impunité

  1. C’est absolument insupportable, intolérable. Je me dis qu’il faut arrêter de croire que l’homme est un être humain. C’est un primate et comme tous les primates, c’est son délire qui le rend inhumain. La seule solution que j’ai trouvée, c’est l’abolition de l’argent car il sera obligé de découvrir sa vulnérabilité, sa dépendance. Il continuera ses exactions mais comme il aura beaucoup moins d’armes, qu’il lui faudra chasser, revenir à l’essentiel, sa croyance dans les institutions, la hiérarchie, sera limité au village, au local. Lisez : http://aptgchronique.overblog.com/2016/04/l-argent-en-debat.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail. les femmes arriveront toujours à se débrouiller, elles l’ont toujours fait (avec ou sans argent). C’est la croyance dans le « pouvoir » qui provoque ces horreurs, même si le viol a toujours existé.

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    • Je suis d’accord avec vous sur l’abolition de l’argent, et plus généralement du capitalisme qui place les femmes au second plan. Mais l’argent disparu, cela n’abolira pas le patriarcat de fait (rôles genrés, violences etc). Il faut donc à mon sens, mener une lutte commune contre le capitalisme et le patriarcat.

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