Air France – Sans voile vers toutes les destinations : non aux discriminations !

Hôtesses de l'air en Iran dans les années 60.

Hôtesses de l’air en Iran dans les années 60.

Les Unes ont beau tourner d’une manière positive la lutte des hôtesses de l’air contre le voile islamique en Iranl’issue proposée pour clore le conflit n’est pas acceptable et ne doit pas s’arrêter là.

Ne pas être obligée de porter le voile pour se rendre en Iran dans le cadre de son travail, c’est une chose et encore heureux ! Mais accepter d’être mutées vers d’autres destinations, faute d’être acceptées sans voile en Iran, ce n’est pas entendable ! 

Air-France et ses salariéES n’ont pas à se plier à la Charia. Doit-on, sous prétexte de dégager des bénéfices en volant vers la République islamique iranienne, sacrifier ses hôtesses de l’air et n’envoyer que des stewards ? C’est la solution apportée par la Compagnie Air-France qui courbe l’échine pour des profits avec les islamistes, au prix de discrimination professionnelle et ceci, applaudie par une majorité de militantEs criant, Victoire ! 

Cette histoire de voile n’a qu’une raison d’exister : invisibiliser les femmes et se plier devant les islamistes, leur laisser le champ libre et faire du commerce.

Le soutien doit s’organiser sur cette dynamique et Sans aucun Compromis :

« Je suis une salariée comme un autre ! Je vole sans voile vers toutes les destinations et je refuse d’être discriminée à cause de mon sexe. » 

Sinon il y aura bientôt des avions roses ou bleus, des trajets féminins ou masculins. Une idée de la ségrégation professionnelle, avec un métier de plus qui disparaît au profit des hommes. L’équité professionnelle entre les femmes et les hommes passe aussi par ce combat.

Il faut nous ressaisir et ne pas accepter n’importe quoiOn a toujours le pouvoir de dire Non ! Affirmons-le et ne concédons rien. 

UNITED avec les hôtesses de l’air contre la Charia. 

Ellen-Churh

Une hôtesse Air France sur le voile en Iran : « C’est contre mes convictions »

Une hôtesse de l’air de la compagnie Air France témoigne au sujet de la polémique sur le voile imposé aux femmes sur la ligne Paris-Téhéran une fois arrivées à destination.

Claire (1) a plus de quinze ans d’expérience chez Air France. Alors que devrait reprendre le 17 avril, après huit années d’arrêt, la ligne Paris-Téhéran, son sang n’a fait qu’un tour, comme celui de beaucoup d’autres hôtesses de la compagnie française. Motif ? La direction avait fait savoir à son personnel navigant commercial qu’une fois l’atterrissage effectué dans la capitale iranienne, les hôtesses, pilotes et copilotes femmes devraient  « mettre un pantalon, une veste ample et un foulard recouvrant les cheveux à la sortie de l’avion ».

« C’est contraire à tout ce en quoi je crois et que je défends pour la femme, s’insurge Claire au téléphone, outrepassant son devoir de réserve. Je ne souhaitais pas effectuer ces vols et j’ai été exaucée. » Pour cette quadragénaire, le port du voile va « contre ses convictions ». De plus, « si je souhaite me rendre en vacances aux États-Unis, je ne pourrai plus utiliser mon passeport. Il faudra en refaire un, sur mon temps libre ».

Alors que les hôtesses de British Airways ont bataillé pour obtenir un pantalon dans leur garde-robe, Claire estimait avoir beaucoup de chance de travailler chez Air France, qui met à disposition de son personnel navigant féminin un large vestiaire comprenant jupe, pantalon, tee-shirt, chemises, vestes courtes et longues. Une liberté de choix qui contraste d’autant plus avec la directive au sujet des vols Paris-Téhéran selon elle. « On n’a pas à se cacher, s’agace-t-elle. En France, c’est tout l’inverse : on nous demande de ne montrer aucun signe religieux. »

Pas pareil que les manches longues en Inde

Pourtant, le port du voile à la descente de l’avion en Iran n’est pas nouveau : cette obligation existait déjà à l’époque où Air France desservait Téhéran, qui a imposé le port du voile à toutes les femmes du pays après la révolution islamique de 1979. La direction de la compagnie aérienne a justifié cette mesure en évoquant le respect des cultures locales« Les équipages sont évidemment tenus de respecter la loi du pays dans lequel ils se trouvent », a précisé sur Europe1 le responsable des ressources humaines, Gilles Gateau. « Bientôt, on va demander aux hommes du personnel qui vont en Israël de mettre une kippa », souffle Claire. 

Jusque-là, l’hôtesse de l’air n’avait pourtant pas de problème d’adaptation culturelle lors de ses trajets. « En Inde, il ne faut pas avoir les épaules dénudées, c’est le summum de l’indécence. En Thaïlande, on enlève ses chaussures pour visiter un temple. Tout ça ne me pose pas de problème », explique Claire. Elle qui ne se fait pas prier pour couvrir ses épaules peine à expliquer en quoi la contrainte vestimentaire iranienne la gêne plus que les autres. « Je ne sais pas comment dire, pour moi, mettre un débardeur ou un tee-shirt, ça ne change rien, ça ne rabaisse pas. Mais le voile, pour moi, c’est un symbole de la femme en retrait, qui se cache. »  

« Rapidement, cela a fait polémique au sein des hôtesses de l’air, raconte-t-elle. On comptait sur les syndicats pour avoir le choix, il y a des gens à qui ça ne pose pas de problème et qui veulent bien partir. » Le syndicat UNAC (Union des navigants de l’aviation civile) a obtenu gain de cause. L’exercice des vols Paris-Téhéran sera soumis à un « dispositif d’exception » pour remplacer les hôtesses qui ne voudraient pas effectuer la liaison entre les deux capitales, a annoncé la compagnie lundi 4 avril en début d’après-midi. « Toute femme affectée sur le vol Paris-Téhéran et qui, pour des raisons de choix personnels, refuserait de porter le foulard à la sortie de l’avion, serait réaffectée sur une autre destination, donc ne serait pas dans l’obligation de faire ce vol », a expliqué Gilles Gateau. Leur rémunération et leur dossier personnel ne seront en rien entachés. Air France a déjà mis en place ce type de procédure à d’autres occasions : lors de l’épidémie du virus Ebola pour les vols à destination de Conakry, ou après la catastrophe nucléaire de Fukushima pour les liaisons vers Tokyo.

(Avec AFP)

(1) Le prénom a été modifié.

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