Retraites : l’écart entre hommes et femmes persiste

1.660 euros pour un homme et 1.007 euros pour une femme.

L’article nous dit que l’écart des pensions retraite entre les femmes et les hommes s’amenuise, mais 600 euros de différence quand même, ce n’est pas rien.  L’inégalité salariale et professionnelle se répercute effectivement plus tard, un simple calcul de logique et de bon sens, dû à la précarité des contrats de travail et aux temps partiels subits. C’est également la résultante de l’inégalité domestique qui renvoie en majorité les femmes à la maison dès l’arrivée d’un enfant. 

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1.660 euros pour un homme et 1.007 euros pour une femme. Telle est la moyenne des pensions de retraite de droit direct perçues par les 15,8 millions de retraités recensés en France en 2014.

En d’autres termes, ces chiffres dévoilés par la Drees montrent que la pension des femmes est actuellement inférieure de 39,4% à celle des hommes. L’écart est spectaculaire mais il faut rappeler qu’il était encore plus élevé en 2004. Il atteignait alors 45% !

La Drees explique cette évolution par le taux d’activité croissant chez les femmes, tout comme leur qualification. Cela entraîne un « effet de noria », les nouvelles retraitées ayant des pensions bien plus élevées que les retraitées décédées.

Un delta plus faible pour les carrières complètes

Ceci étant, aujourd’hui encore, les femmes ont beaucoup plus souvent que les hommes des carrières incomplètes. Pour preuve, les femmes sont surreprésentées dans les faibles pensions. 7% ont une retraite voisine de 1.000 euros, contre seulement 3,5% des hommes.

Si l’on compare les chiffres à carrières complètes, l’écart est d’ailleurs plus faible. Une femme perçoit 1.430 euros de pension et un homme 1.970, soit un différentiel de 27,4%.

Enfin, un autre élément est à prendre en compte dans la lecture des tableaux. Si les femmes ont moins de droits directs, elles ont en revanche plus de droits dérivés (via les réversions). En ajoutant les majorations pour 3 enfants, les femmes ont alors en moyenne 1.297 euros par mois… et les hommes 1.734 euros. L’écart est ici ramené à 25,2% et l’historique fourni par la Dress montre que dans cette configuration il a également été réduit en 10 ans. La différence était de 30% en 2004.

argent.boursier.com

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3 réflexions sur “Retraites : l’écart entre hommes et femmes persiste

  1. Les chiffres du rapport de la DREES dont vous faites état sont trafiqués et mal présentés. En effet il s’agit de moyennes globales qui ne prennent pas correctement en compte l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail dès le début des années 70.
    Les moyennes présentées concernant les femmes incluent dans le même chiffre aussi bien des retraitées de 60 ans qui ont donc en majorité une pension propre, que des retraitées de 90 ans nées 30 ans avant elles et qui pour la plupart n’ont jamais travaillé.
    Le résultat est donc biaisé car les populations prises en compte dans la moyenne de sont pas assez homogènes pour que cette moyenne ait un sens.
    Pour le comprendre il suffit de simuler un calcul de moyenne en supposant que toutes les nouvelles retraitées partent avec une pension identique aux hommes. Si vous incluez dans votre moyenne toutes les femmes de 90 ans, vous obtiendrez une moyenne inférieure pour les femmes alors même que dans votre simulations les retraitées de 60 ans avaient une pension identique à celle des hommes.
    La bonne démarche consiste à faire à minima des moyennes par tranche d’âge pour capter les évolutions, et à l’intérieur de chaque tranche d’âge moyenner le calcul sur des populations ayant le même niveau d’études (exemple: BAC, BAC+2, BAC+5) toujours dans l’idée que l’on ne peut calculer de moyennes que sur de populations homogènes.
    Sinon vous comparez n’importe quoi à n’importe quoi.

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    • Je suis bien d’accord sur le point de ne pas globaliser les chiffres du chômage et de l’emploi des femmes et des hommes. Ça fausse totalement la donne ! Et j’ai d’ailleurs fait la remarque plusieurs fois aux organisations ouvrières. Revendiquer des augmentations de salaires pour tous n’a aucun sens, tant que les femmes n’auront pas des salaires (et donc pensions de retraites répercutées ensuite) égaux à ceux des hommes et tant que l’offre des secteurs professionnels ne sera pas hétérogène et les métiers sexués (sans parler des fonctions). Les femmes se partagent 12 secteurs, les plus précaires et les moins payés, contre plus d’une soixantaine pour les hommes.

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