Les femmes au combat

Se battre, vouloir dépasser l’autre au combat, on peut le faire et pas seulement à la frontière syrienne. Nous sommes des combattantes ! Mettre l’agresseur à terre est aussi possible pour nous. L’éducation passe également par le combat. Montrons-leur de quoi nous sommes capables. Soyons des modèles ailleurs que dans une cuisine. Ripostons aux agressions.

Nous ne sommes pas des victimes !

Sabah Ghades - Photo Michel Kurst

Sabah Ghades – Photo Michel Kurst

Loin de l’image « garçons manqués », elles sont mamans et affichent toute leur féminité, mais revendiquent le besoin de s’affirmer, s’assumer, faire leurs preuves. Il y a une place à se faire dans notre société, elle ne leur est pas facile, elles ont décidé de se battre. Dans tous les sens du terme.

Sur Colmar, Guebwiller et Mulhouse, les clubs où l’on pratique les sports de combat s’ouvrent de plus en plus aux dames. Parfois aussi pour de tristes raisons, à savoir qu’il vaut mieux savoir se défendre quand on est une femme. Beaucoup confient avoir été agressées et ont alors senti le besoin d’avoir le répondant nécessaire.

Après la boxeuse Sabah Ghades (Guebwiller) dans les DNA d’hier, l’adepte du krav-maga Sophie Lemblé (Tram Mulhouse) dans les DNA d’aujourd’hui, zoom sur la karatéka Mouna Boutahri (Colmar) dans les DNA de dimanche.

dna.fr

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5 réflexions sur “Les femmes au combat

  1. Ca me fait toujours de la peine de lire les femmes dire ceci « Nous ne sommes pas des victimes ! » comme si le mot victime était une honte. Les femmes sont victimes de discrimination, de violences systémique, de viols, mariages forcés, mutilations etc… Dire nous ne sommes pas des victimes c’est nier ce que les hommes font aux femmes. Et c’est insulter les victimes, les traiter de faibles et de sous-humains exactement comme le font les dominants.

    Ce slogan me rappel que je suis définitivement une sorte de déchet. J’ai subit l’inceste, des tentatives de viol et multiples agressions sexuelles, ca fait de moi un sous-être dégradé à jamais puisque je suis une victime. Quant ces femmes revendiquent ne pas être des victimes (alors qu’elles disent pour beaucoup avoir été agressée), elles me font savoir que les victimes sont des êtres faibles, déchus, avilis, dégradés, passifs, soumis… Elles adoptent les codes et valeurs des machos (les sports de combat sont des activité vraiment couillonnes qui ont pour finalité les concours de bites) et n’aident aucunement les femmes.

    Elles peuvent vouloir apprendre à se défendre, mais ca ne changera rien au fait qu’elles pourrons malgré ca être victimes. Les victimes se défendent, c’est pas des objets passifs. Ca m’est arrivé de mettre un agresseur KO en lui défonçant la pomme d’Adam, j’ai quant même été victime d’un tentative de viol par ce mec et le fait de me défendre ou pas ne change rien au fait que j’ai été victime d’une tentative de viol.

    Ca me fatigue ce victime blaming perpetuel. Ok elles font de la boxe et du krav-magar aussi bien que les mecs, est-ce que ca les empêchera d’être victime de discrimination salariale ?

    et cette phrase aussi me dérange « Loin de l’image « garçons manqués », elles sont mamans et affichent toute leur féminité, mais revendiquent le besoin de s’affirmer, s’assumer, faire leurs preuves.  »
    « Garçon manqué » c’est une expression sexiste
    La maternité, je ne comprend pas pourquoi ca s’opposerait au « garçonnage manqué » et « afficher toute sa féminité » ca me rappel ces affiches sexistes de sports féminin ou on te colle des footballeuses en talon aiguille pour pas trop choqué les gens. Ok on fait un sport de macho mais on reste « féminin ».

    Je les trouve bien misogynes ces sportives. Faites plutot de l’autodéfense féministe, ca vous évitera en plus de vous faire agressé par vos entraineurs et les autres mecs du club.

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    • « Nous ne sommes pas des victimes », c’est le message à envoyer aux hommes et certaines femmes qui ont intégré que c’était normal, d’être une victime, bien avant de poser un acte. Comment montrer aux jeunes générations, que les femmes ne se laissent-laisseront pas possédées, taire, violentées… Je veux que le regard change sur les filles, les femmes. Personne n’a le droit de me ressentir victime. Et si j’ai peur, si je me sens défaillir, faiblir, cela n’appartient qu’à moi et personne d’autre n’a le droit de porter ce jugement sur moi. Il faut être des modèles de force.
      Nous sommes effectivement toutes victimes au moins une fois dans notre vie. Justement, devons-nous nous en contenter ? J’ai été victime, je m’en défends pour que ce soit le coupable qui soit montré du doigt, pas moi. Etre une victime, naître victime, cela ne doit plus arriver à l’avenir.
      L’article n’est certes, pas parfait. Mais montrons des victoires de femmes, des femmes qui prennent le pouvoir, pas uniquement des femmes victimes. Voilà le message que je veux faire passer.
      Merci pour votre commentaire.

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      • Sauf que c’est pas les hommes agresseurs qui lisent ton blog, c’est des femmes victimes de discriminations et des femmes qui luttent, des féministes. Le discours tenu dans cet article renforce les valeurs patriarcales et la stigmatisation des victimes. Tu dit qu’il faut être un modèle de force, mais les femmes sont fortes, elles le sont déjà, même les femmes victimes et le model que tu propose ici est un model de force machiste, patriarcale. Ce n’est pas « la force », c’est « la force » uniquement définie par et pour les hommes.

        « Nous sommes effectivement toutes victimes au moins une fois dans notre vie. Justement, devons-nous nous en contenter ? J’ai été victime, je m’en défends pour que ce soit le coupable qui soit montré du doigt, pas moi. Etre une victime, naître victime, cela ne doit plus arriver à l’avenir. »
        on est pas victimes « au moins une fois », on est victimes d’un système, toute sa vie (discrimination salariale, plafond de verre, emploi précaire, mi-temps imposé, double ou triple journée de travail, travail domestique non rémunéré, dévalorisation du féminin, sexisme dans les pubs, objectivation de nos corps, pornification, réduction de notre sexualité à la pénétration de penis, effacement des femmes de l’histoire, de la langue, de l’art… la liste est sans fin) Je ne parle même pas d’agressions physiques ou/et sexuelles. Et faire de la boxe je ne voie pas trop en quoi ca protège les femmes de la discrimination dont elles sont victimes ni des agressions. Aucune victime ne se contente d’être victime. D’où peu venir cette idée que les victimes se contentent ? à part des agresseurs je ne voie pas.

        « Comment montrer aux jeunes générations, que les femmes ne se laissent-laisseront pas possédées, taire, violentées… »
        mais les femmes ne se laissent pas possédées, taires ou violentées, ni hier, ni aujourd’hui, ni jamais. Il y a un problème avec ce mot victime tel que tu l’utilise, être victime c’est pas être faible ou se laisser faire. Et faire de la boxe ne protège pas contre la sidération, ni contre les violences commises par nos conjoints, nos pères, nos potes, nos frères…

        Je ne veux pas dire que tu fait du mauvais féminisme et je ne met pas en doute ta bonne volonté pour faire progressé la cause des femmes. Je sais que c’est compliqué et qu’on est bombarder d’injonctions paradoxales. Mais j’attire ton attention sur ce mot « victime » qui cache une dépolitisation de la question du genre et un féminisme individualiste et libéral qui ne change rien au système en place. Par contre, arrêter de dire que les victimes sont des faibles qui se laissent possédé ca me semble avoir de l’impact sur toutes les femmes (et toutes les victimes) et aussi sur les agresseurs et leurs complices.

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        • Je suis entièrement d’accord avec toi et je m’exprime mal et me fais mal comprendre, certainement. A moins que je ne provoque pour créer des chocs..
          Les femmes ont intégré très tôt, dans nos sociétés capitalistes servies par le patriarcat, qu’elles sont secondaires (lire le rôle des femmes dans les sociétés capitalistes), qu’elles sont des ventres à faire des bébés, à servir leurs maris et accessoirement, des objets sexuel dont disposent les hommes à leur guise. Et tout ça, avec le sourire. Aucun domaine ne rattrape l’autre : que ce soit chez soi, au boulot, dans sa section syndicale ou politique, voire dans ses activités sociales et de loisirs. Et ces garçons l’intègrent aussi très tôt : on crée, on réfléchit et on dispose. Les femmes doivent apprendre à servir et si elles se rebellent, on les rattrape vite. J’en ai fait les frais pas plus tard que récemment dans mes relations affectives et professionnelles. Je veux simplement montrer des situations dans lesquelles les femmes sont conquérantes. Est-ce mal ? J’ai bien plus d’exemples d’oppressions, de violences, de discriminations (le Moyen-Orient par exemple) que de bonnes nouvelles, donc j’essaie un temps soit peu, de les mettre en avant. Même si c’est maladroit, même si les dominants rodent encore. En montrant ces sportives, des femmes qui tentent de savoir se défendre avec les outils du patriarcat, ont elles d’autres alternatives plus féministes ? Le patriarcat pourrait aussi se retourner contre lui..
          Nous sommes dans un système où il faut se servir des peu d’outils qu’on a à notre disposition pour tenter de faire avancer les choses, sans pour autant les cautionner. On ne peut pas s’extraire de la société de profit et patriarcale puisqu’on vit dedans. Donc je tente des stratégies mais on peut toujours et encore se bonifier. Les expériences mèneront à d’autres réflexions qui feront le reste. Merci à toi.

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