Puy-Saint-Gulmier : Corinne Serre, la mère des deux enfants assassinés se révolte

Mise à jour le 5 juin 2016 : Démission du procureur de Clermont-Ferrand ! Soutien a Corinne Serre ! Mettons fin à l’impunité ! Drame à Puy-Saint-Gulmier : La mère de Raphaël et d’Alexie a rencontré le procureur de Clermont-Ferrand

Innommable, scandaleux !! Féministe en colère !! 

La mort de ces/ses enfants aurait dû être évitée. Les gendarmes sont complices de meurtres dans cet affaire. Ils n’ont pas écouté l’alerte de Corinne Serre, la mère de ces deux enfants. Le procureur n’a pas écouté et ils ont été assassinés ! Justice partout, police nulle part ! Corinne Serre a tout fait, tout tenté pour les retrouver sains et saufs, mais on l’a renvoyé chez elle. On lui a dit d’attendre, qu’elle dramatisait.. Pourtant le « père » ne supportait pas la séparation et avait envoyé juste avant l’assassinat, une lettre à son ex-femme où il annonçait son intention d’attenter à ses jours et à ceux de ses enfants.
Attendre en vain pendant des heures du jour et de la nuit, à regarder par la fenêtre, à faire les cent pas, à tendre l’oreille vers le téléphone, des tas de choses auquel l’espoir se raccroche, dans un silence beaucoup trop lourd..

L’alerte signalement n’a pas été déclenchée, il fallait encore attendre. Certainement parce que Corinne n’a pas été tuée. Un homme qui menace et enlève ses enfants, ce n’est pas assez grave pour la justice. Attendre. Elle a attendu. On a fini par retrouver ses enfants, mais morts. Le printemps est glacial.

Un conjoint violent, est un père violent. Coupez les liens. Ne laissez jamais vos enfants à un ex qui a posé des actes contre vous. La justice se trompe souvent de victime. La preuve. « L’intérêt de l’enfant » n’est sûrement pas auprès d’un homme violent. Ne prenons aucun risque. La justice finit par se retourner contre soi pour nous tuer d’une mort lente et douloureuse.

« Ne me protège pas, je m’en charge ! »

Le témoignage de Corinne Serre, dans un courage admirable, reflète ce que nous dénonçons depuis des années : l’impunité des hommes violents qui prennent en otage les enfants. Cet homme violent aurait dû se voir retirer son autorité parentale.
Mais les JAF de Clermont-Ferrand préfèrent maintenir le lien coûte que coûte, quitte à organiser des rencontres médiatisées payées par les deux parents.

Il faut que cela cesse !

Événement Parisien le 18 juin : il faut être nombreu.ses.x à dénoncer, pour toutes ces femmes assassinées, pour leurs enfants tués, pour celles qui survivent, qui sont prises en otage, alors on partage, on invite ses ami.e.s ! 

StopViolencespostséparation l’appel du 18juin2016

SOS les MAMANS 

Condoléances.

Une semaine après la mort de ses deux enfants de 8 et 9 ans, Corinne Serre témoigne devant la caméra de France 3 Auvergne. Raphaël et Alexie ont été retrouvés calcinés, à côté de leur père, dans un camping-car à Puy-Saint-Gulmier, dans le Puy-de-Dôme. La maman et l’homme âgé d’une cinquantaine d’années étaient séparés et en conflit. Aujourd’hui, Corinne Serre estime que son appel à l’aide n’a pas été suffisamment entendu.

Une Marche Blanche est organisée à Chappes mercredi premier juin à 17 heures pour Raphaël et pour Alexie

Une Marche Blanche est organisée à Chappes mercredi 1r juin à 17 heures pour Raphaël et pour Alexie. 

Drame de Puy-Saint-Gulmier (63) : la maman des deux enfants morts crie sa douleur

Une marche blanche à la mémoire d’Alexie et Raphaël, dont les corps ont été découverts avec celui de leur père après l’incendie de son camping-car, lundi dernier à Puy-Saint-Gulmier, est organisée demain, mercredi, à Chappes.

Pour la première fois depuis le drame (grrrrrr !! ce n’est pas un drame !!!), Corinne Serre, la maman des deux enfants de 8 et 9 ans, prend la parole. Pour crier sa douleur, mais aussi dire sa colère :

« Arrêtez de dire que c’est un drame familial ! C’est l’assassinat de mes deux enfants. De mes deux petits anges ».

Vos amis ont décidé d’organiser une marche blanche, demain, à 17 heures, à Chappes. Qu’est-ce qui vous a décidé à leur dire oui ? 

J’ai trouvé leur initiative formidable. Je ne veux pas qu’on oublie Alexie et Raphaël, mes amours. C’était deux petits anges extraordinaires. Cette marche doit également dénoncer la barbarie et l’inaction qui leur a coûté la vie. Je ne veux pas que mes enfants soient morts pour rien. Je n’entends plus leurs rêves, je n’entends plus leurs voix. Tout s’est éteint… Pas pour un jour, mais pour toute une vie. Mes parents ne sont plus de ce monde. Pour moi, tout s’est arrêté.

Vous parlez d’inaction. Vous avez l’impression de ne pas avoir été entendu ?

L’impression ? Non ce n’est pas une impression ! J’ai remué ciel et terre entre samedi et lundi pour que l’on m’aide à retrouver mes enfants. On m’a dit d’attendre. J’ai attendu sans dormir. Mais l’administration n’a pas bougé. Je me suis battue bec et ongles et j’ai obéi à la justice.
 
J’ai réclamé une alerte enlèvement en apportant des tas d’éléments dramatiques, mais le procureur a refusé (*), en me disant que le père de mes enfants n’était pas considéré comme fou. J’aurais voulu les sauver… Mais je n’ai pas pu… Aujourd’hui, je n’ai plus d’enfants… La loi n’a pas protégé mes enfants ! Les lois sont inefficaces ! Que représentent deux vies à côté du Code civil ? Une vie reste une vie, et moi j’en ai perdu deux. Ma chair, mon sang. Je ne veux pas que la loi croit qu’elle a fait son boulot. Si vous perdez votre chien dans le village, est-ce que vous attendez deux jours pour tenter le retrouver ? Eh bien, là ce n’était pas un animal, c’était mes deux enfants… Ma vie.  

Avez-vous eu un pressentiment ? 
C’est plus que cela… Dès le jeudi, j’ai été à la gendarmerie porter plainte contre le père de mes enfants, après qu’il a foncé à deux reprises en voiture sur mon nouveau compagnon. On m’a expliqué que pour des raisons administratives, il fallait attendre que la plainte, déposée à la police de Cournon, soit transférée à l’endroit de ma nouvelle plainte, la gendarmerie de Pont-du-Château. 
 
Le lendemain, j’ai dû lui laisser les enfants, car il en avait la garde. J’avais peur de me mettre hors la loi et de perdre la garde si je refusais de les lui laisser emmener. J’ai toujours essayé de maintenir le lien des enfants avec leur papa. Ils n’avaient pas envie de partir avec lui, Il avait promis à Alexie de l’emmener à l’anniversaire de sa copine, le samedi. 
Mais tout de suite après l’avoir récupérée, il a continué à me menacer par sms. Il disait qu’il était parti avec les enfants, qu’il buvait…, et que je trouverai une lettre dans la boîte lundi. Paniquée, j’ai fait le 17 et je me suis rendue chez les gendarmes le samedi. On m’a dit de ne pas m’inquiéter, on m’a expliqué qu’il cherchait à me faire souffrir. Et on m’a conseillé d’attendre la fin de la garde le dimanche à 17 heures. Mais le dimanche à 17 heures, mes petits ne sont pas revenus… Il ne répondait plus à mes SMS. J’ai refait le 17, et on m’a dit de patienter… qu’il les ramènerait sûrement à l’école le lundi matin. Alexie qui adorait l’école, ne l’aurait manquée pour rien au monde… J’ai attendu sans dormir le dimanche toute la nuit, et le lundi, mes enfants ne sont pas revenus à l’école. 
J’ai foncé à la gendarmerie avec les photos et les immatriculations, mais l’alerte enlèvement n’a jamais été lancée. Quand je suis rentrée chez moi, lundi, j’ai ouvert la boîte aux lettres. Le courrier dont il avait parlé y était. En le lisant mon cœur s’est emballé… J’ai hurlé… On est venu m’annoncer la mort de mes petits dans la nuit. 
 
Que ressentez-vous aujourd’hui ? 
De la colère ! Et que l’on arrête d’écrire que c’est un drame familial ! C’est un assassinat ! Il avait tout prévu. Il est allé brûler le camping-car sur le caveau de ma famille… Tout était calculé pour me détruire. Mes enfants c’était ma seule raison de vivre. C’est un monstre manipulateur et machiavélique, et je veux qu’on le sache (…) 
 
[L’intégralité de cet entretien à lire dans La Montagne papier de demain]
 
(*) Pierre Sennès, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, précise : « L’alerte enlèvement répond à des critères juridiques très précis. Je comprends tout à fait que dans la situation de désarroi qui est la sienne cette maman a un besoin légitime d’information, c’est la raison pour laquelle je vais la rencontrer très prochainement, afin de répondre à toutes ses questions ».
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2 réflexions sur “Puy-Saint-Gulmier : Corinne Serre, la mère des deux enfants assassinés se révolte

  1. Effrayant et sans pitié le père, monstrueux même… effrayantes et incompétentes au final les réactions protectrices qui se réfugient derrière des critères juridiques ensuite (sic le Procureur). Il faut attendre que l’on vous casse la figure pour pouvoir porter plainte aujourd’hui… Nous le savons tous, s’il nous est arrivé quoi que ce soit en matière d’agression : « ah mais là vous n’avez pas était blessée Madame, il n’y a pas de blessure apparente, à la rigueur une main courante… etc » Et voilà l’inspecteur (ou l’inspectrice hélas !) au commissariat qui commence à déjà vous freiner dans votre démarche appliquant les consignes : diminuer le nombre de plaintes déposées.
    Cette femme a encore le courage de dire sa colère, un seul mot dans cette masse de lâcheté et de routine silencieuse Bravo Madame !!! Bravo !!!
    Le plus déroutant et déprimant à constater, est que si nous étions encore dans les années 50, cette histoire n’aurait pas eu lieu. Les gendarmes auraient réagi et seraient montés sur leurs vélos… le procureur aussi, il aurait pris son auto, malgré le WE… Il y aurait eu moins de critères inutiles puisqu’ils font des dégâts pareils. À cette époque, il y aurait eu une réactions saine et le bon sens régnait dans ce type d’affaire. Au vue des éléments apportés par la mère, il fallait réagir au plus vite.
    Autre réflexion : si cette femme avait été dans l’entourage ou les réseaux de personnalités comme préfet, procureur, gendarme, notable du coin, etc. Il y aurait eu une réaction malgré cette précision de la loi dont parle le procureur (les critères d’enlèvement), il y aurait eu une vraie réaction qui restait possible car la précision des critères a tout de même des limites, mais là, cette femme (on peut le supposer) n’a ni réseaux, ni appuis de ce type. Elle a sans nul doute ses voisins, ses amis sa famille aussi impuissants qu’elle.
    La justice serait-elle à deux vitesses, comme la médecine, comme… comme… bien des institutions d’aujourd’hui ?? et pourtant je reste persuadée que les gens qui y travaillent ne sont pas d’accord non plus avec cet état de fait. Pourquoi tant de jurisprudence quand il faut réagir au plus vite. Cette personne avait vraiment assez d’éléments pour que l’on ne laisse pas passer un WE sur cette affaire. Les résultats de cette absence de réactivité des instances protectrices sont monstrueux, au final, comme le père. Quel gâchis ! Est-ce une question de liens (les liens humains ne sont plus aussi denses que dans les années 50) et de lois trop pernicieuses ? Une question d’inégalité entre hommes et femmes bien qu’il y est des femmes procureurs de le République ? Je reste persuadée qu’une femme procureur aurait réagi différemment et aurait été moins négligente.

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