Le Havre – Une infirmière de l’hôpital Monod se suicide, mettant en cause ses conditions de travail

Dans la lettre laissée à son mari, elle met en lien son geste désespéré avec ses conditions de travail « en dégradation constante ».  Elle dénonce une pression exercée depuis plusieurs mois par sa hiérarchie dans le cadre d’une politique de polyvalence et de suppression de postes, pointée du doigt par les syndicats mais imposée par la direction depuis janvier 2016.

Sincères condoléances à sa famille et à ses collègues.

« Pour que le suicide de notre collègue ne tombe pas en « pertes et profits » de la gestion hospitalière des personnels soignants, nous appelons à une minute nationale de silence le 1r juillet 2016 à midi, dans tous les établissements de soins. » 

A l’hôpital du Havre, manque de moyens et taux d’absentéisme rendent la gestion difficile

Une infirmière de l'hôpital Monod du Havre s'est suicidée © Radio France - Amélie Bonté

Une infirmière de l’hôpital Monod du Havre s’est suicidée © Radio France – Amélie Bonté

Une infirimière de l’hôpital Monod du Havre s’est suicidée vendredi. Dans une lettre laissée à son mari, elle met en cause ses conditions de travail. Une minute de silence a été faite en son honneur mardi à l’hôpital, un CHSCT exceptionnel a suivi dans l’après-midi.

On apprend ce jeudi le suicide d’une infirmière de l’hôpital Monod du Havre dans la nuit de vendredi à samedi. Cette femme de 44 ans et mère de deux enfants a laissé une lettre à son mari expliquant son geste. Elle met clairement en cause les conditions de travail.

Un courrier lu par son mari devant les personnels de l’hôpital

Mardi, lors de la minute de silence organisée en l’honneur de cette infirmière à l’hôpital Monod, son mari a lu le courrier qu’elle a laissé.  Elle y dénonce une pression , exercée depuis plusieurs mois par sa hiérarchie, afin de l’obliger à quitter le service néo-natalité pour le service de réanimation pédiatrique.  Ceci, dans le cadre d’une politique de polyvalence et de suppression de postes, pointée du doigt par les syndicats mais imposée par la direction depuis janvier 2016.

L’infirmière, décrite comme une grande professionnelle, avait d’ailleurs été reçue par un cadre auquel elle avait fait part de ses réticences et de son malaise sans pour autant être entendue.

Pour l’heure, la direction de l’hôpital s’en tient à un communiqué dans lequel elle affirme son soutien à la famille et aux équipes.

Les syndicats, eux réclament trois choses : la reconnaissance du suicide en accident du travail; l’arrêt immédiat de la politique de polyvalence; la mise en place de mesures de prévention face à ce type d’actes. Ils rappellent d’ailleurs qu’en 2015 : 400 demandes de visite à la médecine du travail ont été enregistrées, bien plus que l’année précédente et que 77 salariés ont été orientés vers des pyschologues ou des psychiatres.

francebleu.fr

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