600 km en paddle sur le Canal du Midi pour une ex « femme battue »

600 kilomètres, 10 à 12 heures de rame par jour « pour montrer aux autres femmes que l’on peut survivre à ça ».

Ingrid Ulrich, au départ de son parcours, sur le front de mer, le vendredi 24 juin. PHOTO/© D.R

Ingrid Ulrich, au départ de son parcours, sur le front de mer, le vendredi 24 juin. PHOTO/© D.R

Ingrid Ulrich, ancienne femme battue, a décidé de rallier la Méditerranée à l’Atlantique par le canal du Midi en paddle, « pour montrer aux autres femmes que l’on peut survivre à ça ».

C’est sur la plage du front de mer, le 24 juin aux alentours de 8 heures, qu’Ingrid Ulrich a décidé de se lancer dans cette initiative qui paraît folle. Joindre la mer Méditerranée à l’océan Atlantique, en partant de Port-La Nouvelle, en traversant le canal du Midi en l’espace de seulement dix jours ! Les motivations d’Ingrid dans l’accomplissement de ce périple sont multiples :

« Il y a plusieurs choses. La première c’est le dépassement de soi, c’est certain. En dix jours, ça va être compliqué mais je me suis préparée en conséquence et je compte bien y parvenir. Ensuite, la raison la plus importante, c’est que je suis une ancienne femme battue. J’ai mis longtemps avant de me reconstruire. Et un jour une amie m’a dit : ‘Tu as tellement dû ramer dans ta vie que tu devrais essayer le paddle !’. Ce que j’ai fait par la suite. Et c’est devenu une vraie passion. Ça m’aide pour me dire que je suis forte et que je peux surmonter ce que j’ai vécu. Puis, si cela peut donner de la force à d’autres femmes pour, à leur tour, réussir à s’en sortir, j’en suis d’autant plus comblée ».

Un beau combat pour cette habituée des parcours extrêmes, qui revendique ce militantisme pour le droit des femmes :

« J’ai déjà effectué une traversée de la Provence à la Corse. L’année précédente, c’est en Islande que j’ai ramé. J’ai également pour projet d’essayer d’effectuer un parcours au Groenland, mais les aléas climatiques, particulièrement difficiles dans cette région, rendent l’organisation très périlleuse ».

600 kilomètres, 10 à 12 heures de rame par jour

C’est donc un parcours de 600 kilomètres qui attend Ingrid, de Port-La Nouvelle à Royan (Charente-Maritime). La Reimoise d’origine devra naviguer à hauteur de 60 kilomètres par jour, soit 10 à 12 heures de rame quotidiennes.

« Oui, dit comme ça, ça peut faire peur, mais je suis entraînée. Mon sponsor, la marque Bong, m’a fabriqué un paddle sur mesure pour permettre cette traversée. J’ai prévu des repas pour le matin et le soir. Le repas de midi, je me nourrirai en fonction des établissements que je rencontrerai au fil de l’eau. Je serai en totale autonomie. Je ne bénéficierai d’aucune aide extérieure pour traverser. C’est devenu une véritable passion. Une passion qui m’a fait reprendre confiance en moi et aujourd’hui, je me sens vivante.« 

Si tout se déroule comme prévu, Ingrid devrait arriver au terme de son parcours à Royan dans les prochaines heures. Mais quel qu’en soit le résultat, elle peut d’ores et déjà être fière d’elle et du combat qu’elle mène.

Source :  lindependant.fr

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