Doodle – Nettie Stevens, généticienne et découvreuse du chromosome Y

#‎Sciences‬ – De plus en plus de doodles féministes en home de Google.

Ce 7 juillet, le grand savoir de la chercheuse Nettie Stevens est mis à l’honneur. Après des années de recherches en 1905, elle découvre le chromosome Y et conclut très justement que se sont les chromosomes paternels qui déterminent le sexe de la progéniture.

Mais sa théorie n’est pas acceptée par la communauté scientifique qui avait établi que le sexe de l’enfant était déterminé par la mère et/ou des facteurs environnementaux. Il faudra donc attendre qu’un autre chercheur confirme ses recherches pour que sa théorie chromosomique de l’hérédité soit reconnue.

Nettie Stevens © Google

Nettie Stevens © Google

Doodle : Nettie Stevens, découvreuse du chromosome Y, mise à l’honneur par Google

Google célèbre ce jeudi 7 juillet 2016 les 155 ans de la naissance de Nettie Stevens, une généticienne méconnue à qui l’on doit la découverte du chromosome Y.

Il y a 155 naissait Nettie Stevens : ce jeudi 7 juillet 2016, Google a décidé de mettre à l’honneur pour son doodle du jour cette scientifique dont le nom vous est probablement inconnu. Les travaux de cette généticienne américaine, née le 7 juillet 1861 à Cavendish, dans le Vermont, ont permis de découvrir que le sexe de chaque individu était déterminé par la présence ou l’absence du chromosome Y. À une époque où les femmes sont écartées des études supérieures et du savoir, elle sera l’une des premières à être reconnue pour ses contributions scientifiques.

Sa découverte est d’abord rejetée par ses pairs

Nettie Stevens

Nettie Stevens

Pourtant, rien ne prédestinait cette femme née d’un père charpentier à une telle destinée, comme le raconte la revue Nature. Élève brillante, Nettie Stevens obtient un diplôme d’institutrice en 1880 et exerce cette profession, puis celle de bibliothécaire, au cours des 16 années suivantes, le temps de mettre suffisamment d’argent de côté pour poursuivre ses études. Dès l’âge de 35 ans, en 1896, elle entame un cursus universitaire de biologie à l’université Stanford, en Californie. Après l’obtention d’un master, elle poursuit sur un doctorat en cytologie (étude des cellules isolées de leur tissu) au Bryn Mawr College, en Pennsylvanie. C’est là qu’elle mène ses recherches qui s’achèveront en 1905, par la découverte du rôle joué par le chromosome Y dans la détermination sexuelle : en s’intéressant de près à un coléoptère du genre Tenebrio, elle découvre que les mâles ont des cellules reproductrices avec deux chromosomes, X et Y, alors que celles des femelles ne possèdent que le X. Elle en conclut très justement que les chromosomes paternels déterminent le sexe de la progéniture.

Mais à l’époque, sa théorie n’est pas acceptée par la communauté scientifique : il était communément admis que le sexe de l’enfant était déterminé par la mère et/ou des facteurs environnementaux. Toutefois, presque simultanément, un autre chercheur, Edmund Wilson, réalise une découverte similaire, ce qui aidera à l’acceptation de cette théorie chromosomique de l’hérédité. Nettie Stevens continue par la suite à mener ses recherches et à enseigner au Bryn Mawr College. Malheureusement, sa carrière scientifique, débutée sur le tard, finit précocément : elle meurt seulement sept ans après sa découverte, le 4 mai 1912, d’un cancer du sein.

sciencesetavenir.fr

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