Pourquoi les statues antiques ont souvent des petits sexes ?

😀 😀

Dans la Grèce antique, il était mieux vu d’en avoir davantage dans le cerveau que dans la culotte :

Dans la Grèce antique, les gros sexes étaient associés à la bêtise, la lubricité et la laideur. Plus le pénis était petit, plus son propriétaire était considéré comme rationnel et intellectuel. Ils pensaient qu’un homme avec un sexe plus petit allait être moins enclin à s’en servir en lieu et place de son cerveau“.  

Moins drôle, les femmes étaient des machines à perpétuer l’espèce et réduites à leur utérus. Et surtout, les « femmes honnêtes » n’avaient pas de plaisir :

« Une femme qui n’est pas esclave n’est pas censée ressentir de plaisir. Elle est éduquée à ne pas en avoir, en effet, à Rome, la femme est là pour se reproduire. »

Mais est-ce bien différent aujourd’hui.. ? La sexualité reste trop souvent phallocentrée et une femme sans enfant, une anomalie. 

Sans titre

Vous l’avez surement remarqué lors de votre dernière visite au Louvre, les statues des sections grecques et romaines ont plus l’air de sortir d’une baignade dans la Manche au mois de février que de Rocco Siffredi.

Mais comment expliquer cette passion antique pour les petits sexes ? Une vidéo du NYMag.com publiée sur Facebook donne des éléments de réponse. Selon l’historienne de l’art Ellen Oredsson:

Dans la Grèce antique, les gros sexes étaient associés à la bêtise, la lubricité et la laideur. Plus le pénis était petit, plus son propriétaire était considéré comme rationnel et intellectuel. Ils pensaient qu’un homme avec un sexe plus petit allait être moins enclin à s’en servir en lieu et place de son cerveau“.

Dans une interview réalisée par rue 89 en 2012, l’historien Thierry Eloi explique le rapport au sexe dans la Rome antique. Selon lui, dire Ce type a une grosse bite est une insulte. Un gros pénis était perçu comme une disproportion du corps, un canon de beauté bien éloigné de ceux d’aujourd’hui et de la sempiternelle question “est-ce que la taille compte?

Une approche différente du sexe

Toujours dans cette interview, Thierry Eloi détaille une sexualité antique, bien différente de la notre. A Rome, le plaisir ne passe pas par la pénétration de l’intérieur du corps, considéré comme quelque chose de sale, mais parce qui fait la beauté décente du corps : la peau. Le plaisir réside dans le fait d’embrasser quelqu’un, dans l’échange de souffle et non dans l’éjaculation. Une recherche de jouissance qui se pratique entre hommes libres et esclaves lors des banquets.

L’historien ne parle quasiment que des hommes, car une femme qui n’est pas esclave n’est pas censée ressentir de plaisir. Elle est éduquée à ne pas en avoir, en effet, à Rome, la femme est là pour se reproduire. Le sympathique synonyme de femme libre étant le ventre. Cela est vrai au point que des hommes sont passés devant un tribunal pour trop aimerle corps de leur femmes. On leur conseille donc d’aller voir des prostituées, une activité considérée comme beaucoup plus saine que de faire l’amour avec celle que l’on a épousé. Le lupanar sert à réguler le déversement du sperme et des humeurs auprès d’hommes ou de femmes non libres, le faire avec son épouse serait  la considérercomme une esclave.

Le seul moment ou il est acceptable de le faire avec sa femme est pour procréer dans un rapport se limitant à un simple déversement spermatique. Le sexe en couple est une pratique civique destinée à créer de nouveaux citoyens, souvent assimilée à une corvée donnant mal au dos et des boutons. Une approche différente on vous disait.

Source : lesinrocks.com

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2 réflexions sur “Pourquoi les statues antiques ont souvent des petits sexes ?

  1. En effet, ma grand mère me disait que quand elle était jeune (ça remonte quand même aux années vingt) une femme qui éprouvait du plaisir lors d’un rapport sexuel était souvent considérée comme « hystérique ».

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    • Malheureusement je crains que toutes les femmes n’aient pas encore cette liberté de jouir sans se sentir honteuses et ni exprimer clairement ce qu’elles veulent à leurs partenaires. Combien se soumettent délibérément (ou pas) à la jouissance masculine pour contourner leurs propres désirs.. alors que beaucoup d’hommes ont besoin d’éducation à la sexualité féminine.

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