Allemagne : 1 200 femmes auraient été agressées à Cologne, certaines par plusieurs hommes

Fuite d’un document de la police sur le jour de l’an à Cologne : 2000 hommes ont agressé 1200 femmes : 

« La police évalue à 2 000 le nombre d’agresseurs à Cologne et Hambourg la nuit de la Saint-Sylvestre. Jusqu’à présent, les faits ont été rarement jugés. »

En réalité, que les agressions aient été commises par un individu ou un groupe, il y a eu peu de condamnations. Pourtant, ces dernières semaines, on nous disait encore que le législateur allemand allait combler les lacunes du code pénal. Qu’une agression sexuelle serait définie par l’absence de consentement, et plus uniquement par la contrainte :

« Tout acte sexuel commis contre la volonté identifiable d’une autre personne »

Alors que les Verts pensent qu’il est injuste de condamner un groupe, les conservateurs quant à eux, veulent se servir de la loi pour expulser. Sept mois après les agressions à Cologne, allons-nous piétiner encore longtemps les violences contre les femmes, le temps que tout le monde se mette d’accord et y trouve ses propres intérêts ? Faut-il attendre qu’il y ait d’autres victimes ou se contenter de lois seulement utiles à ceux et celles qui les rédigent ?!

Leaked document says 2,000 men allegedly assaulted 1,200 German women on New Year’s Eve

Devant la gare de Cologne, le 31 décembre 2015. MARKUS BOEHM / AP

Devant la gare de Cologne, le 31 décembre 2015. MARKUS BOEHM / AP

Allemagne : 1 200 femmes auraient été agressées le 31 décembre 2015, certaines par plusieurs hommes

Selon une enquête de la police allemande révélée, dimanche 10 juillet, par le Süddeutsche Zeitung, 1 200 femmes auraient été victimes d’agressions sexuelles outre-Rhin, le 31 décembre 2015, dont environ 650 à Cologne et 400 à Hambourg. D’autres agressions ont été signalées, notamment à Düsseldorf et Stuttgart.

Plusieurs hommes s’en étant parfois pris à une seule femme, la police évalue à environ 2 000 le nombre d’agresseurs. Dans le détail, la police allemande a recensé 642 agressions sexuelles (avec parfois, plusieurs victimes) et elle a identifié 47 suspects. Dans 239 autres cas, il y a eu à la fois une agression sexuelles et un vol. C’est ainsi que 73 suspects ayant commis un « double délit » ont pu être identifiés.

Selon les autorités policières, la plupart des suspects sont originaires d’Afrique du Nord et la moitié de ceux qui ont été identifiés était en Allemagne depuis moins d’un an. Pour Holger Münch, le président de la police criminelle, « il y a donc un lien » entre ces agressions et l’arrivée massive de réfugiés dans le pays en 2015. En revanche, la police n’a aucun élément lui permettant de penser que ces agressions ont été planifiées en amont.

Mise à l’épreuve

Par ailleurs, elle ne s’attend pas à retrouver beaucoup plus de suspects que les 120 qui ont déjà été identifiés. Essentiellement, parce que les victimes ont beaucoup de mal à reconnaître leurs agresseurs.

Jusqu’à présent, les faits ont été rarement jugés. A Cologne, deux hommes viennent d’être condamnés à une mise à l’épreuve, n’ayant pas été formellement reconnus par la victime. Un premier suspect, jugé à Cologne en mai, avait été acquitté. Il était accusé d’agression sexuelle et de vol de téléphone portable. Mais sa victime ne l’a pas reconnu et il a affirmé qu’il avait acheté le téléphone portable en question auprès d’une tierce personne.

Même scénario à Hambourg où un suspect d’origine afghane a été laissé libre, faute de preuve. A Nürtingen, en revanche, un Irakien, accusé d’avoir fait partie d’un groupe d’hommes ayant agressé deux femmes à Cologne a été trahi par une photo retrouvée sur son portable, et condamné à un an et neuf mois de détention. A Düsseldorf, un Marocain reconnu par une femme qui avait porté plainte pour avoir été victime d’attouchements a été condamné à un an et sept mois de prison ferme.

Nouvelle loi

Ces agressions de la Saint-Sylvestre ont poussé le législateur à durcir la loi sur les délits sexuels. Le Bundestag a adopté, le 7 juillet, à la quasi-unanimité une loi prévoyant que tout acte commis « contre la volonté identifiable d’une autre personne » est désormais une infraction pénale.

Pour entrer en vigueur, cette loi connue pour le nom de « non, c’est non » doit encore être adoptée par l’autre chambre du Parlement, le Bundesrat. Elle succédera alors à une législation qui remonte à 1998 et qui exclut des poursuites pénales les rapports imposés sous la menace de représailles professionnelles ou lorsque la victime est ivre, inconsciente ou en état de choc.

Source :  lemonde.fr

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