Wafâa Charaf libre après deux ans passés en prison

Wafaâ Charaf est libre. Elle a quitté dimanche 10 juillet le centre de détention de Larache après avoir purgé la totalité de sa peine, soit deux ans d’emprisonnement. Des dizaines de militants des droits humains l’attendaient à sa sortie de prison.

Le 12 août 2014, le tribunal de première instance de Tanger l’avait condamné à un an de prison ferme et à 50 mille dirhams d’amende pour « allégations mensongères de torture ». Le 20 octobre de la même année, elle avait vu sa peine doublée en appel.

« Le 27 avril 2014, Wafaa Charaf a participé à Tanger à une manifestation de soutien à des syndicalistes licenciés. En rentrant chez elle, elle a été enlevée par deux hommes qui lui ont bandé les yeux et l’ont embarquée de force dans une voiture et conduite en dehors de la ville. Pendant plusieurs heures, ils l’ont frappée, insultée et menacée en évoquant ses engagements politiques. Puis ils l’ont abandonnée sur place. Elle est allée faire constater ses blessures par un médecin et, le 30 avril, a porté plainte contre X pour torture et enlèvement auprès du procureur de Tanger. Cela lui a valu d’être arrêtée le 8 juillet suivant, placée en détention provisoire et poursuivie pour dénonciation calomnieuse et outrage à agent. »

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Enfin libre. L’activiste marocaine et membre du mouvement du 20 février a été libérée dimanche 10 juillet de la prison de Larache où elle a purgé une peine de deux ans de prison pour “allégations mensongères de torture“, rapporte le site d’information Yabiladi.

L’activiste d’extrême-gauche a été accueillie à sa sortie du centre de détention de Larache par des dizaines de militants des droits de l’Homme de sa formation politique, Annajh Addimocrati et par des membres de l’Association marocaine des droits humains (AMDH).

Le 12 août 2014, le tribunal de première instance de Tanger a condamné Wafâa Charaf à un an de prison et à 50.000 dirhams d’amende pour “allégations mensongères de torture“. La jeune femme avait interjeté appel mais a vu sa peine être portée à deux ans de prison.

Les faits qui ont valu à l’activiste marocaine son séjour en prison remontent au 27 avril 2014. Présidente de l’AMDH section Tanger et militante du mouvement du 20 février, Wafâa Charaf a apporté son soutien ce jour-là, à des ouvriers de la multinationale d’emballage industriel Greif qui protestaient pour licenciement abusif.

Selon son propre récit, Wafâa Charaf avoir été suivie après avoir quitté la manifestation avant d’être embarquée par des policiers en civil qui l’auraient brutalisée, questionnée sur ses activités avant de l’abandonner couverte de blessures au bord d’une route à Tanger.

L’activiste avait ensuite porté plainte contre X et avait relayé ces accusations sur les réseaux sociaux. Elle été interpellée le 9 juillet 2014 après que les investigations ont conclu à l’absence de preuves suffisantes confirmant sa version des faits.

L’affaire Wafâa Charaf avait suscité une levée de boucliers de la part de la société civile et des ONG dont Amnesty International qui avait qualifié la jeune activiste de “prisonnière d’opinion“.

Son cas avait été mentionné dans les rapports de plusieurs ONG, dans certaines questions orales au parlement mais aussi dans le récent rapport annuel du département d’Etat américain sur l’état des droits de l’Homme dans le monde.

Source : huffpostmaghreb.com

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