Laïcité en danger : le bon, la brute et le multiculturaliste…

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Laïcité en danger : le bon, la brute et le multiculturaliste…

Par SAMINT

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« Finalement sur l’essentiel, on est plutôt d’accord… » – Dessin de Charlie Hebdo

Cet article vous est donné à lire dans un contexte particulier celui de la restriction de libertés individuelles que confère la proclamation de l’Etat d’urgence en France suite aux attentats du 13 novembre 2015 perpétrés à Paris et à ceux du 22 mars 2016 officiellement revendiqués par l’Etat Islamique ; sans oublier le danger que représente l’article 6 de la loi Travail du gouvernement Valls allant vers plus de communautarisme et de libéralisme.

Nos concitoyen(ne)s ont visiblement l’air outré ou indigné par le terrorisme islamique de manière un peu plus unanime que lors de la tuerie de Charlie Hebdo ayant donné lieu au fameux discours « oui mais ils l’ont bien cherché ». Pourtant, les violences salafistes avaient déjà débuté un certain 11 septembre 2001 avec le spectaculaire détournement de deux avions par des djihadistes visant à provoquer un crash sur les tours jumelles du World Trade Center à New York, un scénario digne d’un film hollywoodien. Ainsi, les puissances pétrolières des pays du Golfe et l’Arabie Saoudite en tête déclarent la guerre en bonne et due forme à l’Occident et par la même occasion font savoir au monde entier leur souhait de bâtir à leur tour un empire qui cette fois sera islamique et bien entendu totalitariste. Qu’avons-nous fait depuis le 11/09 ?

Nous évoluons dans des temps marqués par une recrudescence de l’extrémisme politique et/ou religieux (toutes confessions et sectes confondues) ce qui est évidemment un réel danger pour la laïcité dont les atteintes se télescopent aisément avec des problématiques liées à la sécurité nationale du fait que les extrémistes ne sont pas pacifiques et refusent tout bonnement de se plier aux lois de la République.

Un titre faisant référence à une répartition ludique des rôles comme au cinéma m’est venu à l’esprit lorsqu’on m’a proposé de rédiger un texte sur les « faux laïques » puisque la situation actuelle ressemble étrangement à un mauvais film mais avec une mise en scène savamment orchestrée. Le choix éditorialiste relatif à l’existence de « faux laïques » insuffle assez justement la notion de supercherie et de trahison ; l’expression des « faux laïques » a tout d’abord suscité de l’étonnement puis une certaine incompréhension concernant la sémantique qui pouvait y être ou non associé. En mon sens, soit on est laïque ou soit on ne l’est pas, les « faux laïques » sont indubitablement de « vrais multiculturalistes », des personnes farouchement opposées à l’universalisme, favorisant le communautarisme et in fine des anti-républicains de la pire espèce et dangereux lorsqu’ils réussissent à infiltrer le système politique et institutionnel du pays. Mais, un laïque qui se tait ou qui se trompe lourdement sur l’arbitrage d’un accommodement religieux par exemple devient un « mauvais laïque » et non pas « faux laïque » si son jugement est erroné sur telle ou telle question ou encore un potentiel faire-valoir pour les dits multiculturalistes que ce dernier pense sincèrement combattre d’où la nécessité de bien définir les concepts, les idées et de maintenir une culture laïque dans notre société afin que la connaissance des fondamentaux de la laïcité soit une norme.

Pour ce qui concerne la laïcité, l’heure est grave et il est grand temps de se positionner clairement car désormais la neutralité est synonyme d’une mise en danger de nous tous et toutes. Etant donné la gravité de la situation actuelle, nous ne pouvons décemment plus nous contenter d’être les spectateurs ou spectatrices de ce mauvais film qui se joue sur tous nos écrans alors… quel rôle voulez-vous jouer celui du « Bon », de la « Brute » ou du « Mutlticulturaliste » ?

  • Le « Bon » serait un personnage sensé connaître les principes de la laïcité « tout court » donc non adjectivée, partager sa connaissance, refuser d’être réduit au silence, désapprouver la lâcheté dans les débats, savoir débusquer les imposteurs (ne tombant pas dans les subtils pièges du communautarisme) et bien entendu lutter contre le multiculturalisme sous toutes ses formes afin de ne pas laisser le champ libre à l’obscurantisme qui lui-même favorise l’essor du populisme.
  • La « Brute » serait un personnage sensé faire usage de la violence tant sur le plan psychologique, intellectuel que physique afin d’imposer sa haineuse idéologie politico-religieuse soit par la peur, la force, la manipulation mentale ou un « terrorisme orwellien» du langage dans les médias, les conférences ou auprès de quiconque veut bien l’entendre – les mots précèdent généralement les actes et l’Histoire nous a enseigné que les dictateurs arrivent souvent démocratiquement au pouvoir. Ce personnage se cherchait malgré tout une respectabilité auprès des journalistes, des instantes dirigeantes ou des institutions et doit surtout savoir se faire passer pour une victime en utilisant des procédés tels que le double discours, la culpabilisation d’autrui, la remise en cause permanente des valeurs universelles (liberté, égalité, fraternité, laïcité), une ambiguïté toute relative lorsque des attentats sont perpétrés par exemple avec en trame de fond la ferme intention de peser sur les décisions du pays par un efficace travail de lobbying à des fins contraires à l’intérêt commun ou tout simplement par la légitimation du recours au terrorisme.
  • Le « Mutlticulturaliste » serait un personnage sensé s’opposer à l’application stricte de la laïcité, favoriser le désengagent de l’Etat, collaborer main dans la main avec les communautaristes, approuver ou défendre bec et ongles les accommodements religieux, accepter les inégalités femmes/hommes, se désintéresser des droits des enfants, s’opposer au progrès social, refuser de porter haut et fort les valeurs du socle républicain, occulter le danger que l’extrémisme religieux représente pour la collectivité, opter pour la duplicité dans le discours et dans les actes tout comme la « Brute », céder au clientélisme électoral, refuser de lutter contre l’abstention ou le désintérêt de la chose politique des français(e)s, refuser de la réflexion sur un projet à la hauteur des attentes de ses concitoyen(ne)s ou sur une vision pour la France.

La laïcité est-elle un « gros mot » ?

Dans ce pays laïque qu’est la France, les graves entraves à la laïcité ont atteint des sommets à tel point que la célébration des 110 ans de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat semble à la fois surréaliste et cruellement d’actualité compte tenu de l’influence grandissante de La Manif Pour Tous sur le plan politique, du regain d’intérêt pour le djihadisme et des croissantes demandes d’accommodements religieux du mouvement loubavitch entre autres sans oublier que les sectes jouissent d’une certaine tranquillité.

Le communautarisme et le fait religieux ont pris une place tellement importante dans notre société que dans l’espace médiatique les laïques sont soit absents soit souvent nommés péjorativement ou directement accusés de racisme, de stigmatisation et même de meurtre par les anti-IVG. La laïcité serait la source de tous les maux de la terre à les écouter – il est question de la présence d’un rapport de force actuellement favorable aux extrémistes religieux largement favorisé par des politiques laxistes en la matière et l’absence de volontarisme. Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’exister en tant que laïque consiste à s’attirer quotidiennement les foudres des anti-républicains qu’il s’agisse des idéologues, des prédicateurs, des extrémistes religieux, des communautaristes, de l’extrême droite et tout ceci sous le regard bienveillant sinon complice de la classe politique n’hésitant pas au passage à faire de la récupération. Les nombreux détracteurs de la laïcité ont tout intérêt à charger les laïques, à les discréditer et à détourner le sens même de la laïcité en maintenant une pression permanente sur ces derniers et en les forçant sans cesse à se justifier sur leurs positions légitimes par médias ou tribunaux interposés.

Les idéologues, les prédicateurs, les extrémistes religieux, les communautaristes, les multiculturalistes et l’extrême droite sont des acteurs incontournables de ce que l’on appelle le patriarcat en l’occurrence un système d’oppression des femmes et des enfants qui a pour objectif de maintenir la domination masculine sous couvert de religion, d’antiracisme identitaire (servant les intérêts des communautaristes) ou encore avec le prétexte de la « culture » comme si l’égalité ou l’émancipation c’était pour les autres – si vous refusez cette effroyable et violente vision sociétale c’est être indubitablement le mauvais élément.

La laïcité est-elle (vraiment) si difficile à appliquer ?

La laïcité est le principe de séparation de l’État et de la religion et donc celui de l’impartialité ou de la neutralité de l’État à l’égard des toutes les confessions religieuses avec in fine des institutions indépendantes d’un clergé quel qu’il soit. La laïcité n’est donc pas contre les religions, bien au contraire et même une condition sine qua none à une égalité de traitement entre toutes les religions via la non-reconnaissance d’une religion d’État en s’attachant toujours à ce qui est commun. La laïcité est un cadre politique et juridique qui met les citoyen(ne)s sur un pied d’égalité qu’il s’agisse de croyant(e)s, d’athées ou d’agnostiques et bien sûre sans considération du sexe des personnes dans le total respect de la liberté de conscience à savoir la liberté de croire, de ne pas croire et même de changer de religion. La liberté de conscience s’applique aussi aux enfants et notamment dans le cadre scolaire qui est un enjeu considérable pour la laïcité. Les attaques contre la laïcité sont nombreuses, d’une très grande intensité et bénéficiant d’une incroyable caisse de résonance dans les médias et dans les différentes couches de la société, tel un liquide qui se répand au vu et su de tous amplifié par le clientélisme des politiques à l’échelon local, régional ou national et dans les relations diplomatiques internationales avec des pays finançant l’intégrisme (en raison de l’absence d’indépendance énergétique ou d’alternative à l’énergie fossile entre autres) puisque l’électoralisme et/ou le modèle néolibéral a pris le dessus sur la puissance publique qui elle-même est garante de l’application des principes républicains sur le territoire. Le communautarisme demeure une posture de défiance des lois de la République et de refus de respecter les règles de vie de la collectivité qui s’appliquent à tous et toutes ; les communautaristes sont persuadés que c’est au contraire à la collectivité de se plier aux exigences du modèle multiculturaliste et ceci dans le profond mépris de l’héritage culturel du siècle des Lumières, des philosophes ou des grands penseurs. De plus, les innombrables personnes ayant sacrifiées leur vie pour le combat de la laïcité sont tout sciemment effacées de la mémoire collective d’un simple revers de main dans le style « ni vu, ni connu, je t’embrouille ».

Nous ne pouvons pas aborder le sujet du recul de la laïcité sans parler du vivre ensemble ou des effets dévastateurs du virage néolibéral de la France des années 80 qui a affaibli l’Etat et accrue les inégalités en plus du phénomène de chômage de masse. Une corrélation entre l’avènement du néolibéralisme et l’instauration d’un terreau fertile à l’intégrisme n’est pas si farfelue – voilà deux réalités qui s’opposent à l’universalisme et à la démocratie qui sont elles-mêmes intrinsèquement liées à la laïcité. Un pays néolibéral met généralement un point d’honneur à réduire les dépenses publiques et la France n’échappe pas à cette règle – nous avons assisté à un désengagement massif de l’Etat allant jusqu’à laisser les communautaristes occuper complètement le terrain social ce qui s’est notamment traduit par d’importantes coupes dans les budgets des associations tissant du lien social. Le capital est au cœur de la réflexion néolibérale et non pas l’humain et encore moins le vivre ensemble ce qui revient à une négation des libertés ou des droits humains. Par conséquent, le consommateur se substitue au citoyen, l’individu se retrouve broyé dans une communauté religieuse (exerçant ainsi une pression supplémentaire sur les athées ou les agnostiques), le multiculturalisme remplace insidieusement l’idéal républicain où la religion serait désormais présentée comme un « droit » dans l’espace public alors cela relève strictement de la sphère privée et pour finir le discours du « moi je » (accommodements religieux) supplanterait progressivement celui du respect des règles de la collectivité ou juste de l’application simple de la loi. La logique néolibérale s’efforce de rendre inéluctable ou pour le moins acceptable l’idée que tout peut s’acheter, se vendre ou se louer et que les services publics doivent être réduits à de simples prestations de services vendues à des clients et non pas un service au public en l’occurrence aux citoyen(ne)s. Les femmes et les enfants souvent les premières personnes touchées par les violences économiques et patriarcales d’où cette volonté d’aller vers toujours plus de « marchandisation du corps » dans cette course effrénée vers la maximisation du profit.

Nous pouvons voir l’illustration de cette marchandisation par exemple dans le flot d’images de l’hypersexualisation des corps pour vous vendre un produit, perceptible dans les médias, dans la défense du système prostitutionnel (y compris pour les mineures), dans le laissez-faire de l’industrie pornographique et pour finir dans la banalisation du recours aux « mères » porteuses (GPA) et l’achat de bébé qui est d’une violence inouïe nous faisant basculer vers la barbarie puisqu’il serait soit-disant normal d’accorder une valeur mercantile à des êtres humains et la manipulation consiste aussi à entretenir la confusion entre PMA (Procréation Médicalement Assistée) et GPA (Gestation Pour Autrui) ou à les mettre au même niveau. La PMA permet aux femmes célibataires ou en couple qu’elles soient hétérosexuelles, bisexuelles ou lesbiennes d’avoir un enfant au moyen d’un don de sperme qui sera fécondé avec leur ovule. En revanche, la GPA consiste à avancer l’idée que le ventre des femmes est une marchandise comme une autre tout comme le nourrisson qui naîtra d’ailleurs et transformant d’un coup de baguette magique, une grossesse en une banale « prestation de service » et un bébé en un vulgaire « produit » dont l’acquisition fera l’objet d’une transaction financière. Certains défenseurs de la GPA vont jusqu’à comparé la Gestation Pour Autrui avec la notion de « commerce équitable » à savoir qu’un service est rendu en échange d’une somme d’argent car il y a des femmes qui « adorent tomber enceintes » alors il serait dommage de ne pas en tirer un bénéfice financier vue que nous vivons dans une ère pleinement néolibérale où tout peut se vendre, se louer ou s’acheter. Cette commercialisation de la parentalité favorisée par la présence d’ « acheteurs » est l’exploitation des femmes pauvres et une grave atteinte aux droits humains – sans oublier les impacts psychologiques pour les femmes et les enfants, les risques sanitaires et même le décès de femmes suite à une grossesse – la mise en danger de certains nourrissons exposés à la pédocriminalité ou à la traite d’êtres humains (revendus par des trafiquants) et de dérive telle que la création d’une « usine à bébés » personnelle par le milliardaire japonais Mitsutoki Shigeta ayant conçu 30 d’enfants et dont l’objectif était d’aller jusqu’à 1000. Le patriarcat c’est aussi les gays pro-GPA qui parlent de droit à l’enfant et non pas des droits des enfants d’un point de vue universaliste et s’entêtent à ne pas envisager l’adoption tout en se présentant comme des victimes d’inégalités (tout comme dans la prostitution où les « clients » à vrai dire des violeurs seraient juste de pauvres hommes avides de sexe victimes de leurs pulsions). Donc, si vous avez une capacité financière suffisamment importante, vous pourrez achetez un être humain, n’est-ce pas une glamourisation de l’esclavage ? La laïcité est indissociable de l’égalité femmes/hommes et des droits des enfants, donc du féminisme et vice versa le féminisme ne peut s’envisager sans l’exigence d’une réflexion laïque.

Au sujet des islamistes, la confiscation de la parole est double à savoir celle des musulmans laïques en s’autoproclamant comme porte-parole et celle des autres laïques, athées, agnostiques via l’accusation presque systématique de racisme pour saboter le débat contradictoire. Il est apparemment aisé d’accuser une personne laïque de racisme bien que cela soit une accusation grave – la posture victimaire des islamistes est une excellente stratégie et l’utilisation de l’argument du passé colonial à des fins propagandistes est là pour enfoncer d’avantage le clou si d’aventure vous oseriez faire usage de votre liberté d’expression. Le problème réside essentiellement dans le rapport au texte que les dits « musulmans » pensent avoir concernant les versets violents du Coran et dans l’impulsion que des prédicateurs ou des idéologues donnent à ces derniers pour servir leur œuvre de radicalisation des esprits et donc faciliter par la même occasion le passage à l’acte ; et puisque la République ou la Démocratie sont en panne, il est alors facile d’entretenir la haine et d’affaiblir l’attachement à la citoyenneté de tel ou tel individu – il y a tout simplement une place à prendre les islamistes la prennent.

L’apparition d’un nouveau terme tel que celui de l’« islamophobie » est une parfaite illustration de la bataille idéologique à mener en l’occurrence une pure invention de l’efficace propagande victimaire pour mieux vous ôter votre liberté d’expression. Il y a de forte chance que personne parmi le commun des mortels ne soit en mesure de fournir une signification claire ou objective de ce mot – de qui parlons-nous de sunnites ? chiites ? salafistes ? wahhabites ? combattants ISIS ? musulmans laïques ? de quel rite ? dans quel pays ? Il ne s’agit pas du tout de dire que le racisme « anti-musulman » n’existe pas au contraire mais n’en déplaise aux islamistes ; il est tout aussi important de ne pas passer sous silence le fait que ces derniers peuvent (également) être racistes, antisémites, sexistes et/ou homophobes par exemple. Le concept flou ou fourre-tout de l’ « islamophobie » est évidemment une façon de vous pousser à l’autocensure et de créer habilement une nouvelle forme de « délit de blasphème » dans l’inconscient collectif pour interdire toutes critiques contre les versets violents du Coran ou contre toutes les pratiques sectaires et par la suite de rapidement transformer les islamistes en vulgaires victimes de discriminations tout en occultant le réel danger que l’extrémisme religieux représente pour la collectivité, chose que la lâcheté des politiques favorise amplement. En fait, ce qui est plus dangereux c’est l’idée ou les idéologues à savoir ces islamistes qui rationalisent la haine et non pas (uniquement) les terroristes suicidaires qui s’imaginent en super-héros de la guerre sainte contre les mécréants du XXIème siècle et qui pensent aussi réussir à déclencher une guerre civile comme ça on s’entre-tuerait sans qu’ils aient besoin de poser des bombes ce qui serait tellement plus pratique pour ces criminels.

En outre, le fait d’avoir réussi à imposer le débat sur le voile à l’école pendant les sorties scolaires dans un pays laïque est incontestablement un succès pour les islamistes ou les partisans du multiculturalisme par ricoché, qui se servent des mères voilées pour donner plus de visibilité au voilement des femmes ce qui revient à faire une promotion plus que subliminale de l’inégalité femmes/hommes auprès des enfants tout portant atteinte au passage à leur liberté de conscience. Le voilement des femmes est un symbole d’asservissement et de contrôle du corps et de la sexualité des femmes qui seraient « impures » au point de devoir de cacher dans l’espace public alors que cette injonction vestimentaire n’est pas valable pour les hommes sachant que le voilement des petites filles se développe de plus en plus. Les femmes voilées n’ont pas besoin de pitié ou des bons sentiments que les politiques disent avoir à leur égard, mais plutôt d’être traitées sur un pied d’égalité avec les autres citoyennes qui aspirent à l’émancipation. Les enfants seront donc exposés à cette vision archaïque et rétrograde des femmes qui aura forment une influence ou un effet anesthésiant face cette violence patriarcale de par le conditionnement social engendré par un vide juridique que les islamistes ont encore su habilement exploité pour leur conquête des esprits.

Les intégristes catholiques bénéficient également de ce retour en force du fait religieux tout en capitalisant sur un ancrage plus ancien dans la société française et d’un rapprochement avec l’extrême droite et la Droite. La Manif Pour Tous s’est illustrée dans son opposition au mariage pour tous et toutes et dans leur vision traditionaliste de la famille tout en prenant à leur compte l’entretien des rapports de domination hommes/femmes. Le lobbying de La Manif Pour Tous a réussi à obtenir des succès tels que la pérennité des stéréotypes de genre via l’abandon des « ABCD de l’égalité » visant à créer une culture de l’égalité filles/garçons à l’école afin d’élargir le champ du possible en terme de choix de métier et de combattre ce mal qu’est le sexisme. Sinon, le gouvernement a platement cédé face à la pression de ces extrémistes pour ce qui concerne la PMA (Procréation Médicalement Assistée) ou l’adoption pour les couples de mêmes sexes. Il faut reconnaître que les extrémistes savent être de grands créatifs, La Manif Pour Tous a mis en place toute une propagande autour du concept imaginaire de la « théorie du genre » visant à susciter la peur auprès des parents d’élèves qu’ils incitaient à faire valoir leur « droit de retrait » en ayant au préalable pris le soin de véhiculer des rumeurs aussi délirantes que celles de la masturbation d’enfants à l’école ou la promotion à outrance de l’homosexualité pour ne nommer que celles-ci sans oublier son union sacrée avec Farida Belghoul qui elle-même s’est alliée à Dieudonné. La Manif Pour Tous se présente en défenseuse des droits des enfants qui seraient exposés à un danger imminent celui de l’égalité filles/garçons ou de la déconstruction des stéréotypes mais pas un mot sur les viols d’enfants par des prêtres eux-mêmes soutenus par leur hiérarchie ; LMPT juge donc judicieux de mettre sous silence le fléau de la pédocriminalité au sein de l’Eglise. Civitas qui est une association catholique intégriste n’hésite pas à organiser des prières de rue contre l’homosexualité ou encore à donner son avis sur la programmation d’une pièce de théâtre jugée « blasphématoire ». Les anti-avortements ont également tout intérêt à mépriser les laïques et les féministes et à s’opposer à l’égalité femmes/hommes pour exercer un meilleur contrôle sur le corps des femmes afin d’obtenir la fermeture de centres IVG ainsi que la complexification de l’accès à l’avortement sur le plan législatif ou administratif auprès des instances dirigeantes.

Le mouvement loubavitch (ultra-orthodoxes) opte également pour une stratégie d’entrisme en demandant des horaires de piscine dédiés ou en cherchant à donner toujours plus de visibilité à leur pratique religieuse dans l’espace public comme par exemple avec l’allumage de chandeliers géants dans des centaines de lieux lors de la fête de Hanouka. Le financement par les contribuables de crèches confessionnelles a également défrayé la chronique sur la thématique des atteintes à la laïcité. La question de l’égalité femmes/hommes se pose aussi dans les mêmes termes pour ce qui concerne le voilement des femmes ou encore lorsqu’un chantage s’opère au moment du divorce à l’endroit des femmes car dans le judaïsme cet acte dépend du bon vouloir du mari qui remet le précieux sésame du « Guett » (document rédigé à la main sur un parchemin) à l’épouse lui permettant à son tour d’officialiser la rupture du mariage.

L’extrême droite tente une OPA ou d’obtenir le monopole sur la laïcité et ose même s’improviser en fervente défenseuses des valeurs républicaines face à la duplicité ou l’inaction des autres partis politiques sur ce sujet et tout en ayant un programme reprenant les revendications des extrémistes chrétiens de La Manif Pour Tous. Les élus du parti frontiste se sont à plusieurs reprises illustrés dans leur refus de célébrer des mariages homosexuels, dans l’organisation de prières de rue, dans l’installation de crèches de Noël au sein d’un bâtiment à caractère public ainsi que dans la suppression de subventions d’associations LGBT ou encore dans le secteur culturel sur des critères purement religieux ou à caractère raciste justement.

Les partis de Droite comme de « Gauche » financent à tour de bras des lieux de cultes, des écoles religieuses, des associations ayant une salle de prière dans leurs locaux par exemple dans le mépris de la loi de 1905 ce qui s’inscrit dans la perverse logique électoraliste des élus déroulant le tapis rouge aux communautaristes jugés comme des interlocuteurs crédibles de la République et en asphyxiant au passage les énergies citoyennes par le choix de faire la sourde d’oreille face aux lanceurs d’alerte. La classe politique dans son ensemble a choisi d’abandonner les valeurs républicaines au profit du néolibéralisme et d’une vision mutlticulturaliste de la société au lieu de résister face à la horde d’extrémistes qu’ils soient d’ordre politique et/ou religieux préférant la facilité à la défense l’idéal républicain. Les politiques pensent à tord pouvoir acheter une paix sociale sous couvert d’antiracisme et d’électoralisme en mettant la laïcité à l’index.

Finalement, les institutions sont le reflet fidèle de cette posture anti-laïque et anti-féministe de la société française tels que l’actuel Observatoire de la Laïcité, la direction du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) par l’organisation islamiste UOIF (Union des Organisations Islamiques de France), le concordat d’Alsace et Moselle, le Ministère de l’Education Nationale qui ne soutient pas son personnel, continue à accorder un agrément aux écoles religieuses et cède à la stratégie d’entrisme des islamistes en banalisant le port du voile à l’école sur le temps scolaire via la présence d’accompagnatrices portant un signe religieux ostentatoire ou encore l’infiltration des fiches « S » (radicalisation) dans la fonction publique etc… . En outre, il est assez surprenant que même la franc-maçonnerie pourtant historiquement attachée à la laïcité fasse preuve d’une grande frilosité ou discrétion sur le sujet donnant l’image d’être aux abonnés absents.

Et vous… quel rôle voulez-vous jouer celui du « Bon », de la « Brute » ou du « Mutlticulturaliste » ?

(Création :  Décembre 2015 – Maj : Mars 2016)

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Liens utiles :

– Intervention de Henri Pena Ruiz sur les fondamentaux de la laïcité (Vidéo) https://www.youtube.com/watch?v=0I962xIRSew

– Henri Pena-Ruiz : « On a le droit de critiquer des croyances » (Vidéo) https://www.youtube.com/watch?v=gsB9zye3nxc

– Pour un Parti Féministe Laïque ! https://revolutionfeministe.wordpress.com/2016/04/17/pour-un-parti-feministe-laique-a-vous-de-jouer/

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