Une féministe quitte les réseaux sociaux après des menaces de viol et de mort contre sa fille

#MilitanteFéministe  #Cyberharcèlement  #TwitterAgainstWomen    #sexisme

La haine contre les femmes n’est pas un phénomène marginal. Et plus que tout-e autre militant-e, les féministes sont régulièrement soumises au cyberharcèlement

Mercredi matin, la féministe britannique Jessica Valenti installée aux Etats-Unis, a annoncé dans une série de tweets qu’elle quittait pour un temps indéterminé les réseaux sociaux : 

«Ce matin, je me suis réveillée avec une menace de viol et de meurtre à l’encontre de ma fille âgée de 5 ans. Que cela fasse partie de mon travail est inacceptable. Je ne devrais pas avoir à craindre pour la sécurité de mon enfant parce que j’écris sur le féminisme».

Dans l’un de ses derniers tweets, elle indique qu’elle a encaissé son lot d’insultes au fil du temps et sait les gérer, mais pas sa fille : 

«La justice doit se pencher sérieusement sur ces menaces en ligne et les réseaux sociaux doivent absolument faire quelque chose». 

Alors qu’en France on tend à renforcer les notions de racisme et d’antisémitisme (comme facteurs aggravants d’un délit ou d’un crime (et c’est tant mieux), le sexisme passe encore à la trappe. Le sexisme n’est d’ailleurs toujours pas inscrit dans la loi. Il n’existe pas. Ce type de hiérarchisation des violences minimise forcément les violences faites aux femmes, y compris les violences verbales, que certains ne reconnaissent toujours pas en tant que telles. Et sur internet, c’est la cours de récrée

« La cyberintimidation est l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour adopter délibérément, répétitivement et de manière agressive un comportement à l’égard des individus ou d’un groupe avec l’intention de provoquer des dommages à autrui » Bill Belsey, 2003.

Les réseaux sociaux ont leurs limites et ne réagissent pas aussi vite et bien qu’on le voudrait. Mais on y rencontre aussi des « cas-plus-que-limites » qui nous pourrissent bien la vie. Voici un article présentant un petit récapitulatif des différentes marches à suivre pour signaler une situation de #‎CyberHarcèlement‬ selon les différents réseaux sociaux : outilstice.com 

Et si les signalements n’aboutissent pas, faute de cyberespect, on passe à la vitesse supérieure et on signale les actes de cyberviolence sur internet-signalement.gouv.fr 

 

Jessica Valenti, le 29 avril 2016 à Washington, DC. - Paul Morigi - Getty Images North America - AFP

Jessica Valenti, le 29 avril 2016 à Washington, DC. – Paul Morigi – Getty Images North America – AFP

Une féministe quitte les réseaux sociaux après des menaces « de viol et de mort » contre sa fille de 5 ans

L’auteure féministe Jessica Valenti a annoncé mercredi qu’elle se mettait en retrait des réseaux sociaux, après des menaces en ligne contre sa fille âgée de cinq ans. « C’en est trop », lâche-t-elle.

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« Horreur »

Dénonçant « l’horreur » auprès de ses quelque 123.000 followers, la fondatrice du blog féministe Feministing.com et auteure de cinq livres poursuit :

« Je peux faire face à beaucoup de choses, j’ai encaissé beaucoup d’abus au fil des années. Mais (qu’on s’en prenne à) mon enfant? Non ».

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Jessica Valenti s’en est par ailleurs prise aux forces de l’ordre et aux réseaux sociaux, les appelant à prendre au sérieux ce type de menaces en ligne. 

« Les directions des réseaux sociaux doivent p***** de faire quelque chose », s’est-elle notamment emportée. 

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« Je ne peux pas vivre comme ça »

Et Jesssica Valenti, décrite par le Washington Post en février comme « l’une des féministes les plus visibles et qui rencontre le plus de succès de sa génération », de conclure: 

« En attendant, je vais faire une pause sur les réseaux sociaux. Je ne sais pas combien de temps. Je sais juste que je ne peux pas vivre comme ça. C’est trop. »

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Ce n’est pas la première fois que Jessica Valenti à affaire aux trolls d’Internet : en juillet, le magazine Rolling Stone, qui l’interviewait pour la parution de son dernier ouvrage, expliquait que tous les e-mails qu’elle recevait lui disant de « retourner en cuisine faire à manger » étaient filtrés et arrivaient directement dans un dossier ad hoc, intitulé « trous du c** ».

Ce jeudi, ses comptes Twitter, Facebook et Tumblr étaient toujours accessibles.

Source : D’après bfmtv.com

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2 réflexions sur “Une féministe quitte les réseaux sociaux après des menaces de viol et de mort contre sa fille

    • Oui, absolument mais dans la réalité, aucun acte en ce sens, pire, les quelques entreprises pointées pour leur sexisme salarial, n’ont toujours pas été incriminées.. et à l’heure d’aujourd’hui, c’est le dernier des tracas gouvernementaux.

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