Des réticences à élire une femme à la tête de l’ONU, selon la candidate argentine

D’après la ministre argentine des Affaires étrangères Susana Malcorra, candidate en 3ème position pour succéder à Ban Ki-moon, l’éventuelle élection d’une femme à la tête de l’ONU se heurte toujours à des réticences au sein de cette organisation internationale. Si elle était élue secrétaire général de l’ONU, elle serait la première femme à accéder à ce poste :

« Il y a encore un vote biaisé à l’encontre des femmes (…) À capacité égales, il y a toujours un petit handicap pour les femmes. Et quand on voit qu’il n’y a actuellement qu’une femme au Conseil de Sécurité (des Nations unies), il est difficile de maintenir un certain équilibre et une certaine parité (…) Prendre la succession de Ban Ki-moon est un long chemin, ce n’est pas une élection par démocratie directe (…) À titre personnel, je suis très satisfaite. Je reste bien positionnée, troisième candidate et première femme »

Faut-il pour autant s’en satisfaire ..?!

D’autres femmes sont en lice comme la Bulgare Irina Bokova et Helen Clark, ex-Première ministre de Nouvelle-Zélande :

« Je ne me présente pas parce que je suis une femme, mais parce que je crois être la mieux qualifiée ».

Et elle a raison de s’affirmer. Au delà de la visibilité d’être une femme, un modèle dans la sphère publique, ce qu’il faut mettre en avant, ce sont bien nos compétences. Trop de femmes laissent passer des postes par timidité devant des recruteurs masculins. 

Mais est-ce qu’un homme se présenterait de la même manière..?

Si la parité doit s’exprimer au nom de l’égalité et en suivant cette logique, une femme, même fasciste, doit bénéficier des mêmes droits qu’un homme et être éligible au même titre qu’un homme. Seulement, que doit-on faire prévaloir en tant que féministe ? Une femme fasciste, au nom de la parité ou un programme politique ? J’ose espérer que la réponse est évidente pour toutes les féministes et au-delà, pour les progressistes. Faire élire un homme ou une femme, ne changera rien à son programme politique. Le ou la candidatE à privilégier à l’heure actuelle, est celui ou celle qui portera le moins d’atteintes aux droits des femmes, le moins de propos liberticides, racistes et homophobes. 

Le pouvoir (politique) reste une affaire d’hommes même si les femmes sont plus massivement entrées dans la sphère publique. Pourtant, les résistances sont fortes. Le monopole masculin du pouvoir perdure et le sexisme ordinaire continue de se manifester, de manière parfois éclatante, mais souvent insidieuse. Et comme je le disais précédemment, le sexisme ordinaire n’est pas uniquement colporté par des hommes puisque des femmes le soutiennent :

«Si tous ces hommes changeaient plus de couches au lieu de donner des conseils aux femmes, on vivrait dans un plus beau pays», Roberto Giachetti membre du parti Démocrate en Italie.

Voire à plus grande échelle, dans un plus beau monde. Telle est la mission de l’ONU.

Ce sont aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité dotés du droit de veto (Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine) que reviendra le choix du successeurE de Ban Ki-moon. Qu’ils en fassent un bon usage..

Réponse en septembre.

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La ministre argentine des Affaires étrangères Susana Malcorra est désormais en troisième position pour succéder à Ban Ki-moon, comme secrétaire général de l’ONU.

L’éventuelle élection d’une femme à la tête de l’ONU se heurte toujours à des réticences au sein de cette organisation internationale, a estimé dimanche la ministre argentine des Affaires étrangères Susana Malcorra, candidate pour succéder à Ban Ki-moon.

« Un long chemin ». 

« Il y a encore un vote biaisé à l’encontre des femmes », a déclaré au quotidien Clarin Susana Malcorra, qui, si elle était élue secrétaire général de l’ONU serait la première femme à accéder à ce poste. « À capacité égales, il y a toujours un petit handicap pour les femmes. Et quand on voit qu’il n’y a actuellement qu’une femme au Conseil de Sécurité (des Nations unies), il est difficile de maintenir un certain équilibre et une certaine parité », a expliqué Susana Malcorra, 61 ans, qui fut chef de cabinet du secrétaire général de l’ONU. Prendre la succession de Ban Ki-moon « est un long chemin, ce n’est pas une élection par démocratie directe », a-t-elle encore souligné.

Troisième place.

L’ancien Premier ministre portugais Antonio Guterres, qui a dirigé pendant dix ans le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, était toujours en tête début août dans la course à cette succession à l’issue d’un deuxième tour de scrutin au Conseil de sécurité. Susana Malcorra est quant à elle arrivée en troisième position. 

« À titre personnel, je suis très satisfaite. Je reste bien positionnée, troisième candidate et première femme », a-t-elle confié à Clarin.

Plusieurs autres femmes sont en lice, comme l’ex-Première ministre de Nouvelle-Zélande Helen Clark et la directrice générale de l’Unesco, la Bulgare Irina Bokova. Les membres du Conseil de sécurité, qui font leur sélection à bulletins secrets, soumettront un nom à l’Assemblée générale de l’ONU qui se prononcera en septembre.

Source : europe1.fr

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