JO 2016 – Une militante pour les droits des femmes iraniennes exclue du stade

Apartheid sexiste, de l’Iran au Brésil. 

En Iran, les femmes sont toujours interdites de stades. Darya Safai, une militante belgo-iranienne a déployé une banderole sur laquelle il était inscrit « Laissez les femmes iraniennes entrer dans leurs stades ! » . Elle a été « conviée » à quitter le stade alors qu’elle assistait à un match de volley entre l’Iran et l’Égypte lors des Jeux olympiques.

En 2014, Ghoncheh Ghavami avait écopé d’une année de prison pour « propagande contre le régime », après avoir manifesté son droit d’assister à un match de volley. Le but officiel de cette législation sexiste imposée par les mollahs est de protéger les femmes des comportements obscènes des supporters. Mais aucun programme n’est encore prévu pour changer les « comportements obscènes » en question. Sinon les mollahs n’existeraient pas !

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Darya Safai, une militante belgo-iranienne qui a déployé une banderole sur laquelle il était inscrit « Laissez les femmes iraniennes entrer dans leurs stades »a été « invitée » à quitter le stade dans lequel elle assistait à un match de volley entre l’Iran et l’Egypte lors des Jeux olympiques.

Selon la BBC, Darya Safai a déclaré que les agents de sécurité l’avaient poussée, avec la présence de militaires, à quitter l’arène Maracanazinho. Ce qu’elle a refusé de faire. 

« Je suis désolée. Je me bats pour le droit des femmes iraniennes à assister aux matchs. C’est mon droit d’être là. C’est un droit basique des femmes iraniennes. »

Pour rappel, le Comité International Olympique refuse que l’on exprime un message politique durant les JO. L’activiste voulait alerter quant au fait que les femmes sont généralement interdites d’assister aux compétitions masculines depuis la Révolution iranienne de 1979.

Cette interdiction n’a pas refroidi Darya Safai qui a expliqué qu’elle avait envie d’aller voir les matchs de volley de l’équipe d’Iran. Le prochain se déroulera ce lundi. Source : m.lalibre.be

La militante Darya Safai réclame le droit des femmes iraniennes à entrer dans les stades de son pays, le 15 août 2016 à Rio

La militante Darya Safai réclame le droit des femmes iraniennes à entrer dans les stades de son pays, le 15 août 2016 à Rio

La militante belgo-iranienne des Droits des femmes Darya Safai a brandi lundi à Rio une pancarte défendant le droit des Iraniennes à entrer dans les stades, au cours d’un match de volley masculin comptant pour les jeux Olympiques, a constaté l’AFP.

Sur la pancarte, déployée par la jeune femme maquillée aux couleurs de son pays lors de la rencontre entre la Russie et l’Iran, on pouvait lire :

« Laissez les femmes iraniennes entrer dans leurs stades ».

Samedi, déjà, elle avait brandi la même pancarte lors d’un match entre l’Egypte et l’Iran, attirant l’attention de la sécurité, les messages politiques étant en principe interdits dans les stades car contraires à la charte olympique.

Safai est la fondatrice et la responsable du mouvement « Laissez les femmes iraniennes entrer dans leurs stades! ».

Les femmes en Iran restent victimes de discriminations et doivent porter le voile islamique.

Elles sont régulièrement interdites d’accès aux stades, sous la pression de certains groupes radicaux, notamment lors de matches de football et volley-ball masculins. La pratique du sport, notamment, est aussi pour elles souvent compliquée.

Fin 2015, une sportive de haut niveau iranienne avait été autorisée par la justice à se rendre au Guatemala pour participer à une compétition internationale, malgré le veto de son mari. La justice était intervenue en la faveur de Niloofar Ardalan pour lui permettre de participer à la Coupe du monde de futsal.

La joueuse avait réclamé que « les autorités passent une loi pour les sportives afin qu’elles puissent défendre » leurs droits dans de telles situations.

Source :  lesechos.fr

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Une réflexion sur “JO 2016 – Une militante pour les droits des femmes iraniennes exclue du stade

  1. Cette militante avait un beau sourire au départ, et voir sa figure triste sur l’autre photographie m’a personnellement émue. Elle faisait quelque chose de très bien, et savoir que cela ne va pas changer les choses alors que la situation est tellement injuste, c’est très triste. Décidément, jusqu’où les sociétés sont-elles prêtes à aller pour « protéger les femmes » ? Leur interdire de bouger de leur cuisine ? On voit bien que la « protection » n’est qu’un prétexte, et que si le mal se sont les agressions, c’est lui qu’il faut traiter.

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