Arabie Saoudite : ces femmes disent non à la tutelle des hommes !

 

Dispositions discriminatoires. En Arabie saoudite, les femmes restent des mineures sans droits et liberté de choix à vie.

Quelques saoudiennes s’attaquent à la constitution du royaume sur Twitter pour faire tomber la tutelle masculine qui tient toutes ses ressortissantes derrière des barreaux juridiques : mariage, déplacement, travail, et accès à la santé ne sont possibles qu’avec le consentement préalable de leur tuteur.

Onze ans de la vie d’une femme française en Arabie Saoudite

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« Votre petit frère ou votre propre fils, ou autre personne masculine de votre famille auront toujours plus d’autorité sur votre vie -et votre corps- que vous en n’aurez jamais vous-même »

avait écrit Negar Rabban dans une article qui témoignait de sa condition d’étudiante saoudienne où la législation est une des plus impitoyables pour les femmes et leurs droits.

Pour se libérer de ce joug masculin, un mouvement féministe est apparu sur Twitter (en juin 2016) sous le nom «des saoudiennes opposées à la marginalisation».

Sous le double hashtag «des Saoudiennes réclament la chute de la tutelle masculine», en arabe, et «Stop à l’asservissement des femmes», en anglais, ces activistes féministes ont ouvert une brèche dans le système patriarcal de la société saoudienne puisque leur campagne fait depuis le buzz sur la toile.

Avec à la tête de ces nouvelles amazones, Hamssa al-Sanoussi, écrivaine et chercheuse saoudienne, ce mouvement est un premier pas vers la liberté pour les saoudiennes considérées en quasi-détention.

Dans un rapport publié le 16 juillet 2016, Human Rights Watch rappelle que dans ce pays –le seul au monde où les femmes ne sont pas autorisées à conduireles saoudiennes « doivent obtenir la permission d’un tuteur masculin pour pouvoir se rendre à l’étranger, se marier ou être libérée de prison. Le consentement préalable de leur tuteur peut être nécessaire pour travailler ou bénéficier de soins de santé. Ces restrictions s’appliquent de la naissance jusqu’à la mort, puisque les femmes sont considérées par l’Etat saoudien comme des mineurs à vie ».

Des graffitis ont même fait leur apparition sur les murs mettant leur revendication sur la place publique.

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Comme l’écrivait tristement Negar Rabban:

« Une femme en Arabie Saoudite n’est jamais une femme à part entière : elle est la fille, la femme, la soeur, la mère… et seule sa propre tombe plus tard lui appartient vraiment. »

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