Droits des femmes : une longue marche en dates

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1804 : Le code civil prévoit que : «le mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari»

1850 : Création obligatoire d’écoles de filles dans les communes de 800 habitants .

1938 : Suppressions de l’incapacité juridique de la femme mariée

1944 : Droit de vote et d’éligibilité pour les femmes.

1965 : Les femmes mariées peuvent exercer une profession sans l’autorisation de leur mari.

1967 : Loi Neuwirth autorise la contraception

1970 : L’autorité parentale remplace la puissance paternelle

1972 : Reconnaissance du principe «à travail égal, salaire égal». L’école polytechnique devient mixte : 8 femmes sont reçues

1975 : Loi Veil pour l’Interruption Volontaire de Grossesse – IVG. Réintroduction dans la loi du divorce par consentement mutuel

1976 : La mixité devient obligatoire pour tous les établissements scolaires publics

1982 : L’IVG est remboursée par la Sécurité sociale

1983 : Loi Roudy pose le principe de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

1984 : Le congé parental est ouvert à chacun des parents

2000 : Promulgation de la première loi sur la parité politique

2006 : Loi du 4 avril sur la prévention et la répression des violences au sein du couple.

2008 : Inscription dans la Constitution de «l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales».

Comment les intercommunalités ont éjecté les femmes

La parité, elle est dans la loi, non ? Oui, en principe… Mais il y a eu quelques oublis qui font que par exemple aujourd’hui, les femmes sont ultraminoritaires dans les assemblées des intercommunalités.

C’est le résultat d’une étude menée par Aurélia Troupel, enseignante à Sciences Po Montpellier, qui a présenté ces recherches hier à Colomiers.

«Il s’agit là d’un rapport inédit portant sur 274 intercommunalités de la Grande Région. C’est une première. Une étude qui a demandé deux ans de travail, commente la présidente de l’Assemblée des Femmes, Geneviève Tapié. Les intercommunalités sont les seules assemblées où le législateur a oublié d’imposer la parité. Résultat : sur 10077 conseillers intercommunautaires, 3112 soit 31 % seulement sont des femmes, contre 6965 hommes, soit 69 %. Et cela s’aggrave dès que l’on grimpe dans la gouvernance : seulement 19 % des postes de vice-présidence sont accordées aux femmes, et 80 % aux hommes. Enfin, il n’y a que 17 femmes présidentes d’intercommunalités contre 252 hommes, soit 6,3 % contre 93,7 %! Une seule femme est présidente d’intercommunalité dans l’ancien Languedoc-Roussillon !»

Chassez le naturel machiste, il revient au galop !

L’explication ? Ce sont les maires qui, en général, siègent dans les intercommunalités. Et s’il y a une parité imposée par la loi au sein des conseils municipaux, en revanche, ce sont les hommes qui sont élus maire à 84 %. Et donc, les délégués aux intercommunalités sont forcément des mâles.

«C’est d’autant plus pénalisant, observe Geneviève Tapié, que les intercommunalités ont de plus en plus de pouvoirs et de compétences, (assainissement, gestion de l’eau, etc. ) par rapport notamment aux petites communes. Ce qui fait que les femmes sont, de facto, écartées de ces décisions importantes.»

Et ce qui inquiète la présidente de l’assemblée régionale des femmes, c’est que la situation non seulement ne devrait pas s’améliorer, mais en plus pourrait bien s’aggraver !

«Actuellement, poursuit Geneviève Tapié, le seuil pour constituer une intercommunalité est de 5 000 habitants. Or, la loi va faire passer ce seuil à 15 000 habitants, à partir de 2017 pour donner plus de poids à ces structures locales, qui pourraient passer de 2 062 à 1 265 en France métropolitaine.

«Dans notre région, cela fera mécaniquement 47 % d’élus en moins ! J’ai réalisé des projections, et j’estime que le nombre de femmes présentes dans les intercommunalités va être divisé par trois ! On passera donc de 31 % à 11 % en Occitanie ! Voilà pourquoi nous entendons bien tirer la sonnette d’alarme.»

Tant qu’on peut encore entendre la voix des femmes.

Source : ladepeche.fr

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