Michelle Obama s’attaque au « prédateur » Trump dans un discours

Lors d’un meeting de soutien à Hyllary Clinton le 13 octobre, Michelle Obama a prononcé un discours chaleureux, sincère et engagé pour condamner les propos misogynes de Donald Trump sur les femmes. Un discours féministe qui semble loin des manœuvres et des calculs politiciens. 

Sa voix tremble en évoquant Donald Trump et sa façon de considérer les femmes. Ce qu’elle défend dans le discours du 13 octobre, c’est d’abord « sa dignité en tant que femme. La dignité de toutes les femmes » : 

«Quel que soit le parti auquel on appartient, démocrate, républicain ou indépendant, aucune femme ne mérite d’être traitée de cette façon. Il ne s’agissait pas de discussions de vestiaire. Il s’agissait d’un homme puissant s’exprimant librement et ouvertement sur un comportement de prédateur sexuel »

Mais… car il y a un MAIS. Pourquoi Michelle Obama a-t’elle attendu aussi longtemps pour se joindre à la cause féministe, sinon le jour où elle confirme son soutien à Hillary Clinton ?

Pour mémoire, lors des primaires démocrates précédant la présidentielle de 2008, où Barack Obama affrontait Hillary Clinton, la même Michelle Obama avait fait allusion aux infidélités de Bill Clinton pour déstabiliser la rivale de son mari en l’accusant de ne pas savoir tenir son foyer. En 2008, pour Michelle Obama, les compétences d’une femme se mesuraient à la capacité de savoir gérer son foyer. En clair, le rôle d’une femme était à la maison  : 

« L’un des aspects importants de cette élection est de trouver un exemple pour la famille. Et je pense que si on n’est pas capable de gérer sa propre maison, on ne peut absolument pas gérer la Maison Blanche »

Manœuvres politiciennes, ou Michelle Obama réellement féministe …?

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Se rendre en Arabie Saoudite non voilée, cheveux au vent pour revendiquer une liberté – furtive – qui tranche avec le quotidien des saoudiennes tenues de porter le voile islamique, si ce n’est le niqab en public, est un geste fort. Mais plutôt que parler pétrole et sécurité, n’aurait-il pas fallu aller au delà de ce geste symbolique, en exigeant dans un discours tout aussi percutant, l’abandon définitif de la charia qui violente des millions de femmes réduites au silence ?

L’Arabie Saoudite est le seul pays au monde à interdire aux femmes de prendre le volant. Celles-ci sont également forcées de demander l’autorisation de leur tuteur (père, mari ou frère) pour espérer travailler, voyager, se marier ou même ouvrir un compte bancaire.

La peine de mort est toujours appliquée. Le 12 janvier dernier, une ressortissante birmane s’est vu trancher la tête à l’épée en pleine rue à La Mecque après avoir été condamnée pour le viol et le meurtre de la fille de son mari. Un châtiment qui rappelle à s’y méprendre les multiples exactions de l’organisation État islamique (EI), qui s’inspire d’ailleurs elle aussi du wahhabisme saoudien (voir l’illustration).

 

Le roi d’Arabie Saoudite, qui a le droit de vie ou de mort sur ses sujets, ne vaut-il pas un Donald Trump, candidat à la Présidence des Etats-Unis d’Amérique ?

Michelle Obama a reproché jeudi au candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump, ses propos « intolérables » sur les femmes, l’accusant d’avoir un comportement de « prédateur sexuel ».

« Quel que soit le parti auquel on appartient, démocrate, républicain ou indépendant, aucune femme ne mérite d’être traitée de cette façon », a déclaré l’épouse du président américain Barack Obama dans un discours passionné.

La Première dame faisait allusion aux propos vulgaires et dégradants sur les femmes proférés par Donald Trump en 2005. La situation du milliardaire a empiré depuis mercredi, avec une série de témoignages de femmes disant avoir été victimes de sa part de harcèlement et d’agressions sexuelles.

Une attitude jugée « effrayante »

« Ces attaques sont orchestrées par les époux Clinton et leurs alliés chez les médias », a affirmé Donald Trump, qui s’est excusé de ses propos, qu’il avait assimilés à des déclarations légères de vestiaire.

« Il ne s’agissait pas de discussions de vestiaire. Il s’agissait d’un homme puissant s’exprimant librement et ouvertement sur un comportement de prédateur sexuel », a jugé Michelle Obama.

La femme du président des Etats-Unis s’est dite « glacée jusqu’à la moelle » par l’attitude « effrayante » de Donald Trump vis-à-vis des femmes.

Source :  www.rts.ch

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