19 associations appellent à libérer les deux jeunes filles poursuivies pour « homosexualité »

 

Plusieurs associations et collectifs appellent à la libération immédiate des deux adolescentes poursuivies pour homosexualité à Marrakech.

Sanaa et Hajar ont été arrêtées le 27 octobre parce qu’elles s’embrassaient, alors que le roi du Maroc paye les frais d’avocat d’un chanteur violeur récidiviste.. Le patriarcat dans toute son horreur ! 

« Un proche d’une des deux filles les a surprises en train de s’embrasser dans une maison du quartier Hay Mohammadi (Daoudiate). Il a alerté les parents qui ont appelé la police »

Toujours d’actualité, l’article 489 du Code pénal  punit (entre autres) « les actes licencieux ou contre nature avec un individu du même sexe. » 

Au Maroc l’homosexualité est un crime passible de trois ans de prison.

Pétition de soutien à ces jeunes filles

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Dans un communiqué publié ce 4 novembre, dix-neuf associations et collectifs dont l’Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH) et l’ONDH dénoncent « des infractions et des conditions défavorables » durant les étapes du procès des deux jeunes filles arrêtées à Marrakech jeudi 27 octobre pour homosexualité, et dont la prochaine audience est fixée au 25 novembre.

Surprises, par un proche en train de s’embrasser sous le toit du domicile familial de C.S, les deux mineures avaient été livrées aux autorités de la ville par la famille. La famille de B.H, 17 ans, n’aurait pris connaissance de l’arrestation de leur fille qu’après deux jours de détention. Ces derniers aurait également été privée d’assister au processus d’interrogatoire et à l’audience devant le procureur du Roi au tribunal de première instance. Un droit pourtant, étant donné que la jeune fille est mineure.

Par ailleurs, malgré son âge, la jeune fille aurait été placée en détention dans le bloc des adultes au sein de la prison locale « Boulmehraz » explique le communiqué qui ajoute qu’elle aurait « refusé de se nourrir durant 3 jours suite à son état moral fragilisé à cause des maltraitances des autres prisonnières majeures à son encontre ».

L’une des deux jeunes filles aurait également été amenée à signer plus d’un procès-verbal entre les murs de la prison et non pendant l’instruction au poste de police comme le veut la procédure. Des procès verbaux que cette dernière aurait été contrainte de « signer sans les lire sous le coup de l’intimidation », affirme le communiqué.

Pour ces raisons, qui selon le communiqué « vont va à l’encontre des engagements internationaux du Maroc en termes de droits humains », les signataires appellent à la libération immédiate des deux jeunes filles ainsi qu’à l’abrogation de l’article 489 du code pénal « qui criminalise les rapports consentis entre personnes de même sexe. »

Source : telquel.ma

 

 

 

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