Depuis l’élection de Donald Trump, les Américaines se pressent de consulter leur gynécologue

 

« Vous avez soixante-dix jours pour vous rendre chez le gynécologue. »

Trump prévoit de supprimer l’Obamacare (la réforme du système de santé mise en place par Barack Obama et du Planning familial). Donc fin du remboursement de toutes les méthodes contraceptives et plus de financement pour l’avortement.

Rappelons que « grâce à l’Obamacare, les femmes ont accès à dix-huit sortes de contraception approuvées par la FDA (l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments) et totalement remboursées. Parmi elles, la chirurgie de stérilisation, l’implant, la stérilisation masculine, le stérilet ou encore les injections contraceptives. »

Depuis la victoire de Donald Trump, les Américaines s'inquiètent pour leur contraception. Photo iStock

Depuis la victoire de Donald Trump, les Américaines s’inquiètent pour leur contraception.
Photo iStock

Élection de Donald Trump : pourquoi les Américaines se pressent-elles chez leur gynécologue ?

Sur les réseaux sociaux, les Américaines s’inquiètent de leur droit à la contraception sous la présidence Trump, et se motivent entre elles à aller chez le gynécologue avant son investiture.

« Vous avez soixante-dix jours pour vous rendre chez le gynécologue. » C’est le message que toutes les Américaines partagent depuis la victoire de Donald Trump lors de l’élection présidentielle américaine. En cause ? La potentielle suppression de l’Obamacare (la réforme du système de santé mise en place par Barack Obama) et du Planning familial. Rappelons que grâce à l’Obamacare, les femmes ont accès à dix-huit sortes de contraception approuvées par la FDA (l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments) et totalement remboursées. Parmi elles, la chirurgie de stérilisation, l’implant, la stérilisation masculine, le stérilet ou encore les injections contraceptives.

Seulement voilà, dans son programme, Donald Trump prévoit de supprimer la sécurité sociale instaurée par Barack Obama. L’avenir du remboursement de toutes ces méthodes contraceptives est alors mis en péril. Les Américaines ont donc décidé de s’exprimer sur les réseaux sociaux, en partageant leur peur de voir les services proposés par l’Obamacare et le Planned Parenthood (le planning familial américain, utilisé par plus de 2,5 millions d’Américains chaque année, et financé à un tiers par le gouvernement) devenir inabordables, voire inaccessibles.

« Les filles, appelez vos médecins. Aujourd’hui. Prenez soin de votre santé avant le 20 janvier. Prenez un stérilet, faites des mammographies, des ultrasons ou des dépistages du cancer du col de l’utérus. Faites-le maintenant ».

« Droit à l’avortement ? Pas de financements »

Le Planned Parenthood donne notamment accès à l’avortement. Un droit remis en question tout au long de la campagne de Trump. En mars 2016, le gouverneur de l’Indiana et futur vice-président des États-Unis, Mike Pence, avait proposé un projet de loi bloquant les fonds accordés au planning familial et s’était battu pour restreindre le droit à l’avortement. Donald Trump, lui, s’est également exprimé en faveur de cette interdiction. « Pas de financements du planning familial tant que le droit à l’avortement ne sera pas aboli », avait-il dit, alors même qu’il écrivait vouloir nommer des juges « pro-life » à la Cour Suprême.

Dans la crainte de ce qui arrivera à partir du 20 janvier prochain, jour de l’investiture de Donald Trump à la Maison-Blanche, les femmes s’encouragent aussi les unes les autres à en apprendre davantage sur les méthodes de contraception, et notamment sur le stérilet, qui coûte plus de 1 000 dollars sans assurance. Les tarifs de la pilule contraceptive se situent, eux, aux alentours de 50 dollars par mois, sans assurance.

« Prenez votre stérilet maintenant, avant que l’administration Trump-Pence n’inverse l’exigence d’une couverture sociale complète pour la contraception ».

Une libre appréciation des États

Dans un entretien accordé à USA Today, Ginny Ehrlich, la directrice de la Campagne nationale de prévention auprès des adolescentes, a affirmé que le statut de fédération du pays laisserait une grande liberté de décision aux États. En effet, les États seront libres de choisir leur politique contraceptive, Trump ne faisant qu’ouvrir le débat et les discussions au niveau des chambres fédérées.

Au-delà de l’avenir incertain de l’Obamacare, « tout dépend dans quel État la consultation se fera. Certains autorisent les femmes à avoir la pilule contraceptive pendant un an, d’autres sont plus discrétionnaires », témoigne Ginny Ehrlich. Pour elle, il y a néanmoins un point positif dans la frénésie qui envahit Internet : que les femmes accordent de l’importance à la contraception. Cette unanimité ne fera que renforcer les partisans du maintien de l’Obamacare.

Source : madame.lefigaro.fr

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Une réflexion sur “Depuis l’élection de Donald Trump, les Américaines se pressent de consulter leur gynécologue

  1. Les femmes depuis la nuit des temps n’ont obtenu des droits que par leurs seules luttes.
    Il importe de continuer ce combat, partout et toujours.

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