Violences faites aux femmes: les médias appelés à employer les mots justes

Le collectif Prenons La Une organisait jeudi soir à Paris un colloque sur le traitement médiatique des violences faites aux femmes avec onze recommandations à l’attention des rédactions, comme bannir les termes « crime passionnel » ou »drame conjugal« , qui n’ont « aucune valeur juridique » et « minimisent l’acte de l’agresseur ».  

« Nous devons réfléchir à notre responsabilité en tant que journalistes quant au traitement des violences faites aux femmes, qui sont un vrai problème de société »

220.000 femmes par an ont été victimes de violences conjugales. 122 femmes sont décédées, victimes de leurs conjoints, compagnons ou « ex » en 2015.

© DR Extrait du clip vidéo de la Journée nationale de lutte contre les violences faites aux femmes - 2015.

© DR Extrait du clip vidéo de la Journée nationale de lutte contre les violences faites aux femmes – 2015.

Le « crime passionnel » ne fait pas partie du code pénal. A l’approche de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, un collectif de journalistes demande aux médias un traitement plus juste de ce « fait de société ».

Le collectif Prenons La Une, qui se bat pour une juste représentation des femmes dans les médias, organise jeudi soir à Paris un colloque sur le traitement médiatique des violences faites aux femmes, en présence de la ministre des Droits des Femmes Laurence Rossignol. Il a rédigé onze recommandations à l’attention des rédactions, telles que bannir les termes « crime passionnel » ou« drame conjugal », qui n’ont « aucune valeur juridique » et « minimisent l’acte de l’agresseur »« On n’est pas dans le domaine du théâtre, on parle de réelle violence », souligne auprès de l’AFP l’une des porte-parole du collectif, Audrey Lebel. « Le boxeur cocu met sa femme KO » ou « Papy Marcel jugé pour crime passionnel ».

LES JOURNALISTES  DEVRAIENT AINSI FAIRE ATTENTION AUX MOTS QU’ILS EMPLOIENT

Exemples de titres à l’appui, elle regrette que les violences à l’égard des femmes puissent être rapportées de façon « anecdotique » ou « légère ». Parmi les recommandations soumises à la signature des médias, le collectif suggère de privilégier des termes tels que « meurtre conjugal » ou « meurtre par le partenaire intime ». Il conseille d’éviter de donner des précisions sur les vêtements, le physique ou les habitudes de vie de la victime, qui pourraient « induire qu’elle est responsable de son agression ». Il juge préférable de « mettre en avant le contexte », étant donné que les homicides « s’inscrivent souvent dans une longue série de violences subies par la victime »

EN 2015 122 FEMMES SONT DÉCÉDÉES VICTIMES DE VIOLENCES CONJUGALES

Autre recommandation, intégrer le numéro de téléphone national pour les femmes victimes de violences, le 3919« Nous devons réfléchir à notre responsabilité en tant que journalistes quant au traitement des violences faites aux femmes, qui sont un vrai problème de société », explique Audrey Lebel. En moyenne ces dernières années, 220.000 femmes par an ont été victimes de violences conjugales. 122 femmes sont décédées, victimes de leurs conjoints, compagnons ou « ex » en 2015, selon le ministère de l’Intérieur.
Laurence Rossignol doit annoncer la semaine prochaine un 5e plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes (2017-2019), à l’occasion du 25 novembre, journée internationale de mobilisation contre ces violences.

Source : france3-regions.francetvinfo.fr

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Une réflexion sur “Violences faites aux femmes: les médias appelés à employer les mots justes

  1. Sérieusement vous croyez vraiment à ces chiffres donnés pour « officiels » totalement ridicules et forcément ultra en dessous de la réalité….

    Pour se réveiller il faudrait les chiffres des morts classées « mort naturelle » ( beaucoup de policiers pourraient vous en donnez leur idée avec ce qu’ils ont vu , ça permet d’envisager au plus près la réalité globale) …

    Ensuite il faudrait rajouter énormément des mortes classées en mortes accidentelles ( voir les rapport d’enquêtes c’est risibles comment les violents peuvent facilement faire croire à des accidents : on sent bien que personne n’a envie de savoir ou de chercher )

    bref la justice ne condamne que les gros « lourdeaux « qui ont tout fait pour se faire attraper

    dès qu’un violent ou criminel à 2 neurones il est sure et certain de s’éviter la condamnation en France !!!!
    ( et c’est la majorité des violents et criminels )

    mais bon y en a qui croit aussi aux chiffres des sondages bizarres moi je connais personne qui connait une personne qui ait été sondé par exemple en politique …. bref je pense que les erreurs de chiffres se trouvent dans les classifications des morts puis encore dans la médiocrité à recueillir les données dans des administrations ….

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