9 janvier 1908 : naissance de Simone de Beauvoir

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Il y a 109 ans ce 9 janvier, naissait Simone de Beauvoir (1905-1980), philosophe et figure indissociable du féminisme français.

Simone de Beauvoir en 1970. (BELGAIMAGE)

Simone de Beauvoir en 1970. (BELGAIMAGE)

C’est dans un appartement bourgeois du boulevard Raspail à Paris que le 9 janvier 1908 naît la petite Simone Lucie Ernestine Marie Bertrand. Son père Georges Bertrand de Beauvoir est avocat, comédien amateur et passionné de littérature tandis que sa mère Françoise Brasseur est une jeune femme issue de la bonne bourgeoisie de Verdun ; son père étant banquier.

Très tôt, la fillette fait preuve d’une grande intelligence et adolescente, elle se fixe comme ambition de devenir une écrivain célèbre. Elle deviendra davantage et sera philosophe – indissociable de son compagnon Jean-Paul Sartre –, romancière, essayiste, observatrice de son temps et surtout féministe. Dans son célèbre essai, “Le deuxième sexe” paru en 1947, elle évoque la domination de la femme par l’homme, le tabou de l’avortement, considéré comme un crime à l’époque et défend l’idée que le rapport entre les hommes et les femmes est une construction sociale. Sa phrase « On ne naît pas femme, on le devient » restera célèbre. lesoir.be

Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir - Domaine Public

Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir – Domaine Public

1. Elle était intelligente. Très intelligente

Tu seras un homme, ma fille. Alors oui, ça peut paraître bizarre, mais le père de Simone de Beauvoir lui aurait répété qu’elle pensait comme un homme, ce qui n’est sûrement pas étranger aux combats qu’elle mènera plus tard… Brillante à l’école, elle aimait écrire depuis ses plus jeunes années. Au concours d’agrégation de philosophie, elle termine deuxième, juste derrière Jean-Paul Sartre, son futur amant qui était de trois ans son aîné.

2. Elle a conclu un pacte amoureux avec Sartre

Lorsque Jean-Paul Sartre est muté au Havre en 1931, Simone de Beauvoir est envoyée à Marseille. Elle refuse de l’épouser, mais, au lieu de se séparer, ils passent un accord, celui de l’« amour nécessaire » et des « amours contingents ». Sartre sera son amour nécessaire, intellectuel même, tandis que les amours contingents se succéderont. Malgré tout, elle gardera dans son cœur jusqu’à sa mort son amant américain Nelson Algren.

Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre à Beijing par Liu Dong'ao (Xinhua News Agency), 1955

Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre à Beijing par Liu Dong’ao (Xinhua News Agency), 1955

3. Elle était surnommée Castor

Si Jean-Paul Sartre et son ami René Maheu la surnommaient ainsi, c’est avant tout en référence à son nom de famille, Beauvoir, assez proche dans l’orthographe et la prononciation de « beaver » qui signifie castor en anglais. Et puis Sartre semblait aimer les castors, car, comme le dit l’auteure dans Mémoires d’une jeune fille rangée, ils « vont en bande et ont l’esprit constructeur ». Un peu comme elle en quelque sorte.

4. Elle était bisexuelle

Lorsqu’elle était enseignante, Simone de Beauvoir a entretenu plusieurs relations avec certaines de ses élèves. Avec l’une d’entres elles, Olga Kosakiewitch, elle formera un triangle amoureux avec son amour nécessaire, Jean-Paul Sartre, pendant plusieurs années. Elle sera renvoyée de son poste d’enseignante suite à une relation avec une autre élève, Bianca Bienenfeld.

5. Son premier roman a été refusé

Deux maisons d’édition, Gallimard et Grasset, n’ont pas souhaité ajouter son roman Primauté du spirituel, achevé en 1937, à leur catalogue. Son premier écrit à paraître fut donc L’Invitée, en 1943. En ce qui concerne son roman rejeté, il a finalement été publié en 1979 par Gallimard sous le titre Quand prime le spirituel.

À lire aussi : Simone de Beauvoir explique les raisons de son engagement féministe

6. Le Deuxième Sexe, une œuvre et une auteure contestées

Publié en 1949, le livre en deux tomes se vend dès les premières semaines à plus de 22.000 exemplaires. Il subit néanmoins (ou bénéficie, c’est selon) une campagne de dénigrement, à tel point qu’il avait été ajouté sur la liste des livres interdits du Vatican. Un essai dans lequel la femme de lettres prône l’émancipation de la femme et prouve avec beaucoup de méthode à quel point la gent féminine se trouve être l’aliénée de l’homme.

Il reste à ce jour l’un des piliers du féminisme

7. Elle a posé nue

Pour une seule photo, certes, mais toujours est-il que le cliché existe et que selon son auteur Art Shay, il ne s’agit pas d’une photo volée. Elle aurait été prise dans une salle de bain de Chicago en 1952, mais ne sera dévoilée aux yeux du public que presque cinquante ans après. En effet, Art Shay l’a fait paraître en 2000 dans son livre Album for an Age. Pour l’anecdote, Le nouvel Observateur avait ressorti la photo en couverture d’un numéro spécial sur Simone de Beauvoir, en 2008. Une image visiblement retouchée qui avait fait scandale auprès des foules et plus particulièrement des féministesactualitte.com

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Du travail de toute une vie ont perduré de nombreuses idées ainsi que des citations, reflet du combat pour les droits des femmes, que nous ne devrions jamais oublier. Et notamment… 

  •  « On ne naît pas femme : on le devient. »
  • « Une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère »
  • « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. »
  • « Je suis un intellectuel. Ça m’agace qu’on fasse de ce mot une insulte : les gens ont l’air de croire que le vide de leur cerveau leur meuble les couilles »
  • « L’amour maternel n’a rien de naturel. »
  • « La femme est vouée à l’immoralité parce que la morale consiste pour elle à incarner une inhumaine entité : la femme forte, la mère admirable, l’honnête femme etc. » 
  • « Une femme qui n’a pas peur des hommes leur fait peur, me disait un jeune homme. »
  • « La femme n’est victime d’aucune mystérieuse fatalité : il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux. »
  • « La femme est tout ce que l’homme appelle et tout ce qu’il n’atteint pas. »
  • « Personne n’est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité. »

marieclaire.fr

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