Il y a 3 ans à Shingal, l’EI massacraient les Yézidis

Il y a 3 ans à Shingal (Sinjar), Daesh (EI) massacraient les Yézidis, tuaient les hommes et vendaient les femmes. 3000 femmes et enfants sont encore retenus en esclavage par les jihadistes.

Que justice soit faite et Daesh traduit en justice pour toutes les atrocités perpétrées à l’encontre des Yézidis.  #YezidiGenocide 

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Ne les oublions pas.

Trois ans après le massacre, beaucoup de Yezidis cherchent encore refuge sur le Mont Shingal

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Une jeune fille Yezidi se tient près de sa famille à côté de la tente où elle habite sur le Mont Shingal. Photos: Hannah Lynch / Rudaw

Mont Shingal, (une région du Kurdistan située au nord-ouest de l’Irak, proche de la frontière syrienne)

Trois ans plus tard, alors que des milliers de Yézidis ont fui la violente invasion de l’EI dans leur région, que des milliers d’autres ont été tués ou enlevés, de nombreuses familles Yezidies vivent encore sur les collines du Mont Shingal, refusant de partir. 
 
Mizgin Mahroon, 24 ans et sa famille, font partie de ces 50 000 hommes, femmes et enfants Yezidis qui ont fui en masse vers les montagnes pour éviter d’être capturés lors de la progression de Daesh, et ce, jusqu’à l’attaque de Mossoul. 

« Nous nous sommes soudain rendu compte que nous n’avions pas d’autre choix que de quitter la région de Shingal », a-t-elle déclaré. 

Ils n’ont pas eu le temps d’emporter quoi que ce soit. 

« Pas d’eau, pas de nourriture, rien », raconta-t-elle. 

Même si la majorité de la région de Shingal est libre aujourd’hui, leur village de Qazir est toujours sous le contrôle du chiite Hashd al-Shaabi. 
 
Mizgin avait pourtant un rêve simple. 

« Je voulais vieillir dans mon village », a t-elle dit.

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Mizkin Mahroon, 24 ans, vit avec sa famille dans une tente sur le Mont Shingal.

Les terres autour du Mont Shingal servent en grande partie à l’élevage. Les bergers gardent un œil tranquille sur leurs troupeaux installés dans des prairies près des maisons en ruines. 
  
Les avant-postes et points de contrôle des Peshmergas sont délimités par des sacs de sable et des barbelés. 
  
Au milieu de ce paysage, s’élève le Mont Shingal qui a protégé beaucoup de Yezidis souffrant du froid et de la chaleur, de l’EI pendant de nombreuses années. 

« Nous nous sommes toujours réfugiés dans cette montagne », a déclaré Hussein Suleiman qui vit dans la montagne avec ses six enfants. Le Mont Shingal est sacré, a t-il dit. 

La communauté de Suleiman compte au moins 3 000 Yezidis cachés dans la montagne jusqu’à ce qu’ils puissent rentrer chez eux. 
 
Ils n’ont pas voulu s’installer dans des camps de réfugiés. 
 
Pendant les cinq premiers mois, ils ont survécu avec du pain dur et ont abattu leur bétail. En janvier 2015, des organisations humanitaires sont arrivées avec des tentes et des fournitures de base. 
 
On trouve aujourd’hui quelques campements dans une vallée, sur le versant nord du Mont Shingal. Entre les tentes se trouvent des champs de tournesols. Les enfants jouent sur une balançoire improvisée ou se baladent à bicyclette. Les jeunes hommes montrent leurs compétences en natation à l’aide d’une table, sous le regard envieux des plus jeunes. 
 
Hussein et Mizgin sont frères et sœurs. Avec leur autre frère, ils sont dix enfants dans le campement. Deux d’entre eux sont nés dans la montagne. 

Les tentes sont bien entretenues et les intérieurs sont propres et bien rangés. Des tapis y sont placés pour dormir. Dans une autre tente, des couvertures sont empilées. 
 
Pour survivre, ils dépendent d’ONG comme la Barzani Charity Foundation, la Croix Rouge Française et Samaritan’s Purse. Ils ont le droit à six heures d’électricité par jour. 

L’EI a été repoussé de la zone et le risque de famine a disparu. Mais la chaleur de l’été et les hivers gelés hantent encore ces familles réfugiées dans la montagne. 
    
Mizgin dit que son rêve de vivre sa vie durant dans son village, pourrait s’être envolé pour de bon. Mais elle espère que les autres enfants voient le leur se réaliser.

« Je les incite à avoir un avenir et à y croire », dit-elle. 

Jegir, huit ans, veut devenir ingénieur et Dilshad, 12 ans, veut être enseignant. 
 
Les enfants sont résilients et ils ont des rêves pour l’avenir. Mais la douleur de ce qui leur est arrivé il y a trois ans, reste vive. 

« Où est l’humanité ? » Demanda Mizgin, avec un sanglot dans la gorge et de la douleur pour les Yézidis encore retenus en captivité.

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3.000 Yezidis qui ont fui au Mont Shingal il y a trois ans, vivent encore dans des tentes sur la montagne.

Source : Three years on, many Yezidis still seeking safety on Mount Shingal

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