A PROPOS

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Cyber-activiste, militant pour les droits des femmes dans des pays majoritairement dominés par les hommes, c’est à dire, partout dans le monde.

Sans Compromis pour le progressisme, se veut être une figure de la résistance face à la loi des Hommes en s’élevant contre la dictature, l’extrémisme islamiste ou le conservatisme des sociétés patriarcales. La Toile permet d’échanger nos expériences et d’éveiller plus largement les consciences sur le besoin du féminisme.

Sans Compromis pour le progressisme, re-diffuse l’information existante en la commentant à sa juste mesure. 

Je résiste parce que je ne veux pas être sauvée par les autres et je souhaite que chaque femme connaisse ses droits et ait les moyens de se défendre. Gardons à l’esprit que nous devons compter que sur nous mêmes. 

Prendre conscience des oppressions dans la vie de tous les jours, c’est déjà un pas vers l’émancipation.

Ce qui m’intéresse est de percuter autrement, les femmes de tous les jours. Ne pas parler qu’aux féministes déjà convaincues mais aller chercher les autres, celles qui sont engouffrées dans une vie quotidienne telle, qu’elles s’oublient, qu’elles oublient leurs oppressions, laissant la place bien chaude aux dominants. Je parle du féminisme qui me colle à la peau, que j’illustre par des articles supports empruntés dans les médias classiques dans le respect de leurs auteurs, pas toujours bien écrits, pas toujours très féministes, mais qu’on peut trouver partout et qui parlent à tout le monde. Le féminisme, c’est prendre conscience de ses propres oppressions, les refuser, les partager,  se révolter parfois, pour changer le monde des Hommes en un monde de droits et d’égalité pour touTEs, quelque-soit notre sexe biologique et social.

Toute jeune, je me suis dit, c’est quoi cette connerie de féminisme. Refuser les hommes, alors que j’étais plutôt fière d’évoluer parmi eux dans des professions dites « masculines » ou auprès de mes amis artistes et « philosophes maudits » de nos longues nuits de bavardages. Seulement je ne voyais pas les oppressions que je subissais, tout me semblait ordinaire, normal et je ne savais pas que j’étais discriminée. Le temps a passé,  j’ai rejoint les rangs par le travail, j’ai fait de la politique, d’autres soirées, je suis sortie par ci, par là et la réalité m’est apparue évidente. Au travail, nous étions celles qui nous taisions et nous rangions derrière des collègues qui avaient toujours le dernier mot. Des postes moins valorisants, des missions moins importantes, des boutades sexistes, jusqu’à nous reprocher nos grossesses puis nos congés maternités, comme si on faisait des gamins seules et qu’ils influaient sur le rendement de la boite. Dans les associations ou organisations aussi. Jusque dans la vie personnelle ou systématiquement, on tombe sur des mecs qui vous mettent dans un rôle semblable à leurs mères pour les tâches domestiques. Comme si nous étions dotées du gène de l’exécutante. Mais un jour, j’ai ouvert les yeux. Puis j’en ai parlé, j’ai refusé de me laisser faire et squatter mes libertés. Puis je me suis mise à me qualifier de mauvaise féministe pour faire preuve d’ironie. Je me suis pourtant rendue à l’évidence que j’étais féministe dans mes intentions et mes réactions. Je suis féministe, j’en suis fière, et je l’assume aujourd’hui. Parce qu’on a besoin du féminismeSans Compromis pour le progressisme diffuse mes valeurs féministes, construites de mes « imperfections ». Et des vôtres. Le féminisme, c’est lutter jusqu’à atteindre l’égalité et l’équité entre touTEs. Tout simplement, avoir les mêmes droits en revendiquant nos différences. (printemps 2014)

    *          *          *

Parce que je publie toujours les mêmes oppressions, toujours les mêmes violences contre les femmes, qu’on ne voit plus que dans un rôle de victimes, ce que souhaite poursuivre le patriarcat ; parce que les violences sexistes reviennent de jour en jour, en mois, en années, avec leurs lots d’horreurs et de limites jamais atteintes et que seule la date de l’info change ;

Je vais dorénavant montrer que nous ne sommes pas des victimes, mais des combattantes. Qu’aucun homme ne doit s’octroyer le droit de nous traiter en victime. L’éducation est à poursuivre pour eux, avec nous, car nous ne sommes pas des chairs à canon : ils doivent apprendre à nous respecter comme leur égales. Nous ne sommes pas leur chose. Mais en attendant que cela arrive, nous devons garder la tête haute en toutes circonstances. Nous ne sommes pas faibles. Nous ne sommes pas des victimes. Nous ne devons pas avoir peur et si cela arrive, nous ravalerons cette peur pour en faire une force.

L’égalité, l’équité passent incontestablement par l’identification, par l’image d’une femme qui ne baisse pas la tête mais qui résiste, qui combat et qui n’accorde aucune victoire à aucun homme. Jamais. Le féminisme ne se discute pas, le féminisme ne fait aucun Compromis car le féminisme est un combat. Que les femmes osent s’affranchir, ne plus se taire, s’engager réellement dans un quotidien qui est un champ se mines et que les hommes s’en souviennent. (printemps 2016)

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13 réflexions sur “A PROPOS

  1. Je regarde souvent ce que tu publies. J’écris moi même des choses pour défendre la condition des femmes même si je ne me prétends pas féministe. Je suis sensible au faire entendre les actus/événements nous concernant parce qu’il faut bien le dire : y a encore du boulot !! Si tu veux jeter un oeil sur mon blog leblogdaline.wordpress.com, je serais ravie d’avoir tes avis. Belle journée.

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  2. Après avoir fait quelques recherches, je me suis décidé d’écrire sur le sujet en mode astrologique. C’est ignoble au non d’un principe religieux de passer par des actes de barbaries …
    merci pour ce blog sur la plate forme wordpress ❤

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  3. Je vous lis régulièrement depuis quelques semaines et je viens de lire cet « à propos ».
    Je tenais juste à vous remercier pour tous ces textes et ces articles et vous assurer que vous atteignez bien votre but dans le sens où je n’avais pas conscience de ces inégalités et de la manière dont nous sommes perçues dans notre société. Je remettais « presque » en cause le féminisme dans nos sociétés dites « civilisées » n’ayant pas conscience que la lutte est toujours de mise chez nous aussi. On intériorise tellement ces comportements !
    Merci encore !

    Aimé par 1 personne

    • Merci beaucoup Isabelle, vous ne savez pas quelle joie vous me faites avec ce commentaire.. J’espère que ce vent de liberté dont vous avez pris conscience, vous apportera légèreté et bonheur de vous vivre femme dans vos choix, dans vos droits à les revendiquer et dans nos combats à toutes que vous porterez pour un monde meilleur.

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